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 Patas a patas hacia la luz [100%]

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Messages : 39
Localisation : Dans une ruelle sordide. Entre un mur et l'autre.

WHO AM I ?
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Pouvoir(s): Guérisseur, télépathe
Amis, amants, tourments :

MessageSujet: Patas a patas hacia la luz [100%]   Sam 19 Juin - 22:30

Gabriel Delasquez

feat Oliver Goodwill




• RACE (vampire, sorcier, humain, esprit, ou loup ?) : Loup-garou

• AGE(réel et en apparence pour les loups, vampires, sorciers et esprits) : Un siècle et demi d'esprit, vingt-cinq années de corps.

• DATE & LIEU DE NAISSANCE : 5 mai 1860, La Havane, Cuba

• NATIONALITÉ / ORIGINES : Cubaine / Amérique Latine

• STATUT (place au sein de la société ? Appartenance à l'Amnistia, ou l'Assemblée, la meute, etc.) : Loup solitaire dominant

• LIEU DE RÉSIDENCE :  Quand je saurais ou j'ai été déporté je pourrais y réfléchir.
 


©️Acide édulcoré
 


« Who are you ?! »

« Who ?! Who ?! Who ?! Who ?!! »


• « WHO DO YOU THINK YOU ARE ? »

Et si tu me parlais un peu de toi, mon chou ? Voyons, installe-toi sur le divan et raconte moi ton histoire ! Tu es libre de me dire ce que tu veux, m'enfin, n'oublie pas que c'est mieux si j'en sais un maximum sur toi... Ton enfance, ta façon de voir les choses, tes relations, tes goûts, les étapes importantes de ta vie, ton caractère, tes envies, tes particularités, ta transformation peut-être ainsi que ta place ici... sache que tout cela m'intéresse, mon ami !


Ce que je suis...ce que j'ai été...et ce que je souhaite être. J'ai froid, tout mon corps tremble malgré l'épaisse fourrure qui me recouvre. Je gémis sourdement alors que l'une de mes pattes heurte la paroi et arrache l'une des croûtes sales qui la recouvrent. Je n'ai même plus la force de lécher mes blessures innombrables. Mon regard flou se pose sur mon ventre lacéré qui se soulève lentement. Je n'ai jamais été gros, mais le voyage interminable à creusé même mon corps élancé. Je n'ai même plus faim, le sang qui s'écoule et poisse mes poils sales ne m'appelle plus.
J'ai perdu le compte du temps, je ne sais pas ou je suis. Tout mes sens ne me servent à rien, dans ce container de fer. L'histoire se répète me disait-on il y a si longtemps...on refait les mêmes erreurs, les mêmes choix. Je me souviens avoir rit, avoir assuré avec orgueil que je serais différent, car je le voulais être différent. Et pourtant...
Mon histoire et mon identité, voilà ce dont j'essaie de me rappeler. Oublier c'est mourir, encore une fois. Les clés de mon être, le scalpel pour me disséquer comme une bête curieuse. L'histoire d'un être est comme son prénom. Qui le connaît à un certain pouvoir sur cette personne. Se livrer ainsi c'est se soumettre. Ce que je n'ai jamais réussi à faire. Tendre la gorge, offrir son ventre, laisser un autre me clouer au sol. Car tel sont les marques de la soumission que tout loup doit montrer à un plus dominant que lui et surtout à son ulfric. Je ne suis pas ulfric, aucune meute ne pose ses pattes dans les traces des miennes. Mais je suis un alpha, un loup dominant, et même avant cela j'ai toujours été réfractaire à l'autorité. Je m'accroche à ça encore un peu...
Car après tout la mort ce n'est qu'une tentative de plus de domination. Peut être est-ce pour ça que chaque femme s'acharne à donner la vie, pour avoir au moins la domination sur un être.
J'aurais du le demander à la mienne. Mon enfance...entre jeux dans la rue et travail dans les champs de mes parents. Je me rappelle de l'odeur des chevaux que nous montions pour parcourir les plantations, et la sensation des pierres qui écorchaient mes mains alors que j'escaladais les murets. Ou peut être est-ce un autre souvenir ? J'étais mino il y a trop de temps, et les visages s'effacent. Ma mère était-elle brune et bouclée ? Mon père un grand homme à la peau halée du travail ?
Ensuite, ensuite, il faut que je me rappelle. Je suis fatigué de vivre.

J'ai été propulsé dans l'armée dès que mes parents ont trouvés la mort, un accident tragique disait-on. Toujours est-il que l'on m'arrachait mon foyer pour m'envoyer dans l'un des camps de jeunes hommes destinés à tomber comme chair à canon pour leur pays. Oui quelque chose comme ça. On aurait dit un élevage de bovin. Les longues tables ou sans un mot nous engloutissions les portions de nourriture plastifiée. Et bien sur les dortoirs, ou nous dormions par dizaine. Je n'ai jamais supporté ça. Peut être que mon dégoût des contacts à commencé ainsi. Tout ces corps qui ronflaient, bavaient et gémissaient. Je ne pouvais dormir. Alors je sortais, me promenais sur les toits bas des baraquements. La journée nous nous entraînions, nous piétinions dans la poussière...oui c'est ça...le champ immense de terre ravagée. Discipline, discipline. Il n'avait que ses mots à la bouche, ses jeunes soldats plein de morgue et prêts à tout pour défendre leur patrie. Personne n'a du juger bon de les informer du fait que nous ne faisions pas une guérilla chaque année.
Il nous l'apprenait à coups de...un spasme de douleur me fait m'agiter et je me mors la patte.
Ceinture. De longues lanières de cuir qui cinglaient sur nos dos tendres, les couvrant de bleues et brûlures avec l'avantage de ne pas déchirer les chairs et les muscles comme le font les fouets.

Obéissance hein ? Respect aussi. Ils étaient vides, si vides...pas de guerre, pas de rôle. Pas de famille, pas de demeure. Ils n'avaient rien alors ils voulaient nous prendre la seule chose qu'on avait en plus qu'eux, notre joie de vivre, de se battre. Nous avions encore cette force de la jeunesse qui peut vaincre tout les obstacles, eux l'avaient perdus.

Ce n'était pas si mal mis à part ça. Je n'étais pas à crever de faim dans la rue, et je servais à quelque chose, relativement du moins. Peut être aurais-je pu vraiment faire carrière si j'avais appris à obéir, si j'avais su baisser les yeux. Mais je n'entendais pas. Je n'ai jamais compris non plus. J'étais trop plein pour eux, nul place pour leur menace, leur autorité ou leur peur.

Je crois que je leur faisais peur. Mon indifférence surtout, loin de leur rage vengeresse et de leurs hurlements virils. Mon silence aussi. Quelqu'un qui se tait est comme déjà mort dans un camp de soldats. Les autres garçons se battaient, pariaient et s'insinuaient dans les bonnes graces de leurs aînés, moi je préférais monter aux arbres, courir ou m'entraîner. Avilissante, notre formation se paraît des rituels les plus incongrus et répétitifs qui soit. Y penser me met toujours dans un curieux état catatonique. Un vrai légume. Je me traîne comme une loque, rampant sur le sol m'arrachant des poils, et de la chair certainement. Mais je n'en ai cure. Une petite flaque s'est formé entre les jointures de ma prison, vers les portes closes, je la lèche avidement avant de m'écrouler de nouveau le nez sur les pattes. Je sais que je bouge, mais ou, vers ou ? Comment ? Je n'ai qu'une certitude, si certains meurent pour leurs idéaux, moi je mourrais pour ma bêtise.

On a tous nos marques au fer rouge. Comme ce matricule tatoué sur mon épaule droite. LKN478
Mais plus que ça, plus que mon corps c'est l'humiliation et le dégoût qui encore aujourd'hui gardent ce souvenir intact. Nous vivions tous entassés les uns les autres, sans permission sauf en cas de mission. Les garnisons des grandes villes vont aux putains, nous étions en périphérie de la ville, il n'y avait que nous. Il faut croire que l'homophobie vient de ce que les hommes sont prêts à tout pour satisfaire leur désir.

Un grognement roule dans ma gorge et se glisse hors de ma gueule hérissée de crocs. La haine et l'envie de tuer font ressurgir la bête. Je me sens mal mais au moins je suis conscient c'est déjà ça de gagné.

C'est après ce premier baptême que je me mutilais pour la première fois. Ce fut facile, si facile....je glissais mon bras sous le grillage tordu, appuyait ma peau sur la pointe métallique et déchirait sur toute la longueur de mon avant bras ma chair. Après tout, pourquoi serais-je le seul à ne pas abîmer ce corps ?

Je regardais le sang qui s'accumulait, le picotement que cela me provoquait, et puis plus tard l'engourdissement un peu semblable à l'état doucereux dont lequel nous plonge l'alcool ou la drogue. C'était superficiel, trois fois rien, juste assez pour former une tâche sombre et tiède.

Premier séjour à l'infirmerie, on m'y envoyait lorsque le lendemain à l'inspection on le découvrit.
Etrangement j'adorais aussitôt l'endroit. Pour son silence, dios mios que quieres eso. Puis le docteur un vieil homme bougon ne me posa pas de questions, ni ordres, ni sermon. Il nettoya et banda la plaie, et j'observais chaque geste comme quelque chose de nouveau. Il me renvoya peu après et je retombais dans les éclats de voix grasses et la vie du camp...

Rien ne changeait. J'étais simplement un garçon parmi d'autre, et ni mes cheveux noirs, réfractaires autant que moi à la discipline, ni mes yeux gris noir ne me différenciaient guère de mes camarades. J'étais seulement celui qui ne baissait pas le regard, et n'offrait pas ma nuque. Puta feroz qu'ils disaient parfois quand ils étaient trop éméchés pour se souvenir de mon numéro. Je ne sais comment le traduire, l'anglais n'a pas cette hargne de l'espagnol pour les mots vulgaires.

Un soir je plantais un tesson de bouteille dans l'épaule de l'un de ceux qui abusait de moi avec la coopération de ses amis bien sûr. Los jilipollas no tienen cojones para hacer esto.
Je l'avais gardé après m'être entaillé de nouveau comme chaque soir dans l'espoir que plus jamais ils ne me touchent.

Bras cassé. Je remue ma patte gauche en souvenir de ce réveil particulièrement singulier. L'infirmerie, le doctor me murmurait toute une litanie de séquelle en me maudissant de ma fougue et de mon manque de discernement quelque chose comme cela. Mais je ne remarquais que le fait qu'il souriait. J'en conçu une étrange fierté.
Il fut mon seul maître, et pour la dernière fois de ma vie j'étais un apprenti. Immobilisé comme je l'étais, d'autant plus inutile au régiment, il m'apprit comment soigner les plaies superficielles, et les cas les plus graves. J'appris le nom des plantes, des mélanges qui soulagent, soignent. Cela m'a toujours fasciné. Les moyens de guérir, de réparer ce qui est abîmé. Cette façon d'avoir des contacts avec d'autres ne me répugnait pas, et j'arrêtais mes propres mutilations pour pouvoir continuer à apprendre.

On fut démobilisé plusieurs fois, comme détachement des armées américaines. Mais seule l'un des conflits Irakien perce la brume de mon esprit. La fumée, la chair brûlée. Les gravats partout, les enfants hurlants...Cinq ans j'y restais en tant que médecin. Une telle horreur surpasse tout. Il n'est même plus question de survie, c'est encore en dessous. La population se bat pour survivre, pour exister. Les hôpitaux étaient des draps recouvrant deux murs de ruines. Les malades couchés à même le sol, sur des couvertures pour les plus chanceux. Un sur deux mourraient quelques heures après être arrivés, considérant que leur arrivée jusqu'ici était déjà un miracle. Je ne dormais que lorsque mon corps épuisé refusait de me porter, et me roulait en boule dans l'un des coins encore inoccupé. J'oubliais souvent de manger comme les autres bénévoles qui le regard hanté arpentaient les mourants et les estropiés. On en sauvait parfois aussi. Pour mieux les renvoyer en enfer. Des femmes enceintes, des bébés, des vieillards. De ceux là on ne pouvait qu'offrir le choix de rester là.

Lui avait perdu un bras. Il se vidait de son sang en hurlant, un son qui déchirait sa gorge, trop rauque pour être humain, mais dans ce cauchemar rien ne l'était. Je voulus essayer d'éponger le flot de sang, ou au moins l'aider à plonger dans l'inconscience. Mais ce fut une créature totalement différente qui se jeta sur moi et transperçait mon torse de ses griffes. Je tombais au sol je crois. Je ne sais rien de tout ce qui suivit à vrai dire. Seulement le déchirement, le passage à l'huile bouillante du moindre centimètre de mon être. J'aurais du mourir. Mais il faut croire que j'étais destiné à errer.

Je me relevais poisseux de sang, avec tout le corps courbaturé. Autour de moi seulement des cadavres. Je contemplais le ciel à travers le trou béant de la toiture, et escaladais les gravats d'un pas chancelant pour sortir à l'air libre. Sur le moment j'étais un être nouveau, je ne me rappelais rien. Je n'étais que mué par des instincts. Le sang me rendait fou, m'asphyxiait, les râles des mourants étaient comme directement dans ma tête. Plusieurs jours passèrent je suppose. Ou seulement quelques heures ?

Je sentis un danger, tout mon corps frissonna de cette certitude. Je découvris un homme qui me menaçait de son fusil prêt à m'achever, c'est comme ça que pour la première fois je revêtit mon corps de loup et que je tuais également. En fait je le déchiquetais et si mes souvenirs ne se confondent pas je me nourrissais certainement de lui. La vie à ça de sacrée, que mort un corps contribue à la vie d'autres.

Je m'enfuie ensuite invisible parmi tout les chiens galeux.

Après quelques mois flous je commençais à tenir de nouveau les rênes de ma vie, et retournait à Cuba grâce à quelques précieux médicaments marchandés au prix du voyage.

Je pris le poste inexistant de docteur dans un des bidonvilles aux périphéries de la ville, et malgré tout mes sens accrus et mon attirance envers le sang, je crois que je me suis pas trop mal débrouillé. C'est là que j'ai découvert la seule personne qui pendant un moment à vraiment compté pour moi. Elle s'appelait Nora. Elle avait sept ans alors et elle était aussi petite que son prénom. Ridicule petite souris sur son lit de camp. Ses cheveux descendaient en une masse emmêlée jusqu'à ses genoux...et ses yeux, deux émeraudes qui me posaient tant de questions...C'est pour elle que je jouais de longues heures de ce vieux piano usé, ça l'aidait à s'endormir paisiblement. Sa petite main à caressé sans aucune peur mon pelage marron moucheté de blanc la première fois que je l'ai visité sous cette forme. Après je m'en suis souvent servit pour distraire les enfants. Elle restait à côté de moi comme une petite maîtresse d'école leur expliquant des choses sur les loups guidant leurs mains hésitantes. J'avais pris l'habitude de la voir tout les jours à l'hôpital, et quand elle n'était pas trop faible elle venait voir mes patients avec moi. Elle était si douce, toujours le sourire aux lèvres, elle leur prodiguait affection et paroles réconfortantes. Avec elle je souriais, je riais même parfois, et j'aimais serrer son petit corps contre le mien, quand elle s'endormait dans mes bras.

Nora Nora, penser à elle, tenter de me remémorer son odeur, me redonne un regain d'énergie, je me soulève assez pour soutenir mon poids sur mes pattes avant. Je guéris mais bien trop lentement. Les lames d'argent ont affectés mon organisme. Mon don n'agit que sur les autres il faut croire.

Elle est morte quelques années plus tard, dans son lit, lovée contre moi, sans prévenir, sans adieu, sans peur. J'étais de nouveau seul et pour la première fois de ma vie cela me démangeait.
Je maitrisais assez mon loup pour savoir qu'il désirait de la compagnie, et que courir avec des congénères comblerait ce vide. Je cédais, après tout, j'étais condamné à vivre en ayant deux corps, autant concilier les deux esprits.

Je rencontrais la meute des alentours, mais très vite ma dominance posa des problèmes, les loups ont des règles et une hiérarchie très précise, or j'ai trop combattu pour ma liberté pour baisser le regard, même quelques secondes, et juste pour reconnaître que l'autre dirige. Et j'évite de tourner le dos à quelqu'un, une vieille habitude. Je m'assois toujours face au dossier aussi. Oh j'aurais pu faire semblant, mais on sent les choses. Et cela n'aurait pu marcher. Aussi ils furent simplement mes compagnons lors de l'appel de la lune, le reste du temps j'étais un loup solitaire et surtout un docteur. Le travail ne manque jamais.

J'aurais pu continuer cette vie, j'avais un appartement près de la plage, je sortais et je réapprenais à vivre normalement. J'aime la musique, surtout le jazz, le blues et le bon rock'n roll. J'aime nager aussi, ou courir tout le long de la plage.

Elle n'aurait du être qu'une liaison de plus, sans importance, sans suite. Lana est de ces femmes qui pensent que tout leur est dû car elles sont belles. D'un blond très clair, élancée, agréable à l'œil, aguicheuse. Une candidate parfaite pour quelques ébats sans attachements.
Mais elle était la lupa de l'ulfric de La Havanne. Or cette condition la soumettait et l'attachait d'autant plus à la meute, bien qu'elle soit grâce à son époux considérée comme plus dominante que tout les autres. Même sans lui elle l'aurait été, mais la fidélité n'est pas de ces choses avec lesquelles on s'amuse en étant lycanthrope. Il faut croire que Juan avait mieux à faire que de prêter attention aux intentions pourtant flagrantes de sa femelle. Ses flirts avec le reste des loups n'eurent aucune conséquence grave seulement car ils furent reçus comme les marques d'affection de la meute.

Je gratte de la patte le bas des portes closes, collant mon museau par le très maigre interstice dans l'intention de capter un souffle d'air propre.

Peine perdue comme avec elle. Lana me voulait, les autres étaient déjà tout à elle, alors que moi...non seulement je n'étais pas à elle, mais j'étais aussi alpha. Ne voulant empiéter sur l'autorité de Juan je ne cédais pas à ses invitations qu'elle renouvelait souvent en mon lieu de travail même. Je l'ai repoussé sans mal, attirante, sans être magnifique je n'éprouvais pas une soif de son corps qui me poussait à la prendre. Moi non, le loup si. Elle le provoquait, attisait son esprit de dominance, en lui offrant une totale soumission.
Cela se produisit un soir ou la lune pleine et ronde nimbait la forêt de son manteau bleutée. J'avais choisit de courir seul, et je chassais un lièvre avec une joie non feinte lorsqu'elle apparut. Son pelage était d'un beige uniforme, crémeux. Et elle ne recula pas le moins du monde alors que je grognais. Elle lécha ma gueule ensanglantée, puis se redressant se frotta contre moi, m'offrant clairement sa croupe. Je lui mordis une patte, et elle glapit. J'entrepris alors de la marquer comme mienne, mordillant ses oreille, son museau, son ventre. Puis je la pris, étreinte de loup, union animale.

Je ne m'inquiétais ni de son sort ni du mien sur l'instant, si elle devait concevoir elle s'expliquerait avec son mâle.

En tant que solitaire et non soumis aux règles de la meute je suis destitué de mes droits civiques également. Ce qui en termes loup raye les règles d'interdiction de torturer ou de tuer autrui.
Une lune il me laissa. Une lune ou je vécut avec autant d'insouciance que je peux, vivant la nuit, travaillant le jour. Il a du m'enlever au travail, sous ma forme de loup je suis trop méfiant pour ça. J'ai quelques flashs de ma séquestration. Les visages haineux de ceux bafoués qui ont fait de mon corps un vrai gruyère. Par contre je me demande encore pourquoi je suis là. Cela fait des jours que j'oscille entre conscience et inconscience et tout ce que je sais c'est que je suis enfermé et que je bouge enfin je crois...
J'ai rongé la chair de mes pattes pour me libérer de mes chaînes, à présent que je ne suis plus entravé je suis plus faible qu'un oisillon. Je n'ai pas assez de force pour détruire une des cloisons. Ni même la volonté.

J'ai réussi à me retransformer je crois, mais même sous ma forme de bipède je n'ai pu me sortir, alors au prix d'une nouvelle perte de conscience j'ai repris ma forme animale. Je me réveille roulé en boule, et découvre avec brutalité que je sens. L'air de la ville, une senteur de pluie, de voiture, de gens...je regarde autour de moi pour ne découvrir qu'une ruelle crasseuse et enfoncée entre deux rangées de bâtiments sombres. Ou suis-je ? Ca ne sent pas Cuba. Ca n'y ressemble pas. Je grogne acculé par ma faiblesse et mon ignorance des événements. Je me traîne quelques mètres, forçant tout mon corps ankylosé à se mouvoir. Bouger c'est vivre, c'est faire circuler le sang, éviter l'atrophie des muscles. Il ne me reste plus que ça. Peut être aurais-je même le luxe de croiser un rat. Au point ou j'en suis. Qui a dit que les hispaniques sont d'une fierté à tout épreuve ? Gringos y cabrones. Je capte du monde, beaucoup de monde, des tas d'esprits de toute sortes. Je n'arrive pas à savoir si je suis heureux d'être vivant et proche d'autres êtres, ou au contraire si je vais me trouver un trou pour mourir comme un vieil éléphant. J'y arriverais bien un jour, ça ne devrait pas être si difficile de mourir.


« People are Strange... »

« Ah, vous êtes deux ?! Ca tombe bien, nous aussi ! »


• PSEUDO : Loca Loba

• AGE : Presque dix huit automnes

• CODE DU REGLEMENT : Ok by Alys

• COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT RUSSIAN SILENCE ? Par le blabla des tavernes!

• DISPONIBILITÉ : Selon mes activités ^^

• UNE DERNIÈRE CHOSE A DIRE ? Puedes tener une grande cerveza ?

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MessageSujet: Re: Patas a patas hacia la luz [100%]   Mar 22 Juin - 12:51

Bienvenue !


« Montrez-moi patte blanche, ou je n'ouvrirai point ».
Jean de la Fontaine - Le Loup, la Chèvre et le Chevreau





« Bien le bonsoir,

Fourrure épaisse et crocs acérés, il semble que vous soyez prêt à rejoindre les rangs de notre communauté. Vos compagnons lycanthropes vous attendent pour hurler à la lune, élément de la meute ou loup-garou solitaire, marquez votre appartenance à une seule et même espèce !
Vêtements de rechange seront à votre disposition en fin de soirée. »





(c) Woody Pepper
Au nom de toute ton espèce je me déclare à présent responsable de ta présence parmi nous ! J'espère que tu ne me feras pas regretter ma décision ! N'oublie pas de faire tes fiches de liens et de Rps, maintenant que tu es officiellement validé ! Ca aide à trouver des partenaires avec lesquels jouer ! Si tu as la moindre question, n'oublie pas que tu peux venir me la poser ! Je ne mords pas, contrairement à certains... Je te vois venir... je ne te transformerai pas non plus en crapaud, enfin ! Cela ne plairait guère à mes supérieurs, soyons malins...
Oh mais l'heure tourne, je dois te laisser ! J'ai une tarte à la citrouille au four et une potion à réchauffer !

Bon jeu, et n'oublie pas de t'amuser !

Oh, j'oubliais ! Il faudra penser à établir des liens avec quelques loups de la meute de St Petersbourg pour annoncer votre position face à eux, étant donné que vous êtes un dominant. Très jolie fiche en tous les cas, j'ai hâte de rp avec vous cher loup graouuu. Cool

Alys E. Juhel


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Patas a patas hacia la luz [100%]

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