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 You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]

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MessageSujet: You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]   Sam 22 Mai - 23:59

&
by Hollow Art

Au bout de la rue déjà, je la sens s’avancer. A petits pas, lentement, elle se rapproche. Sa fine silhouette se dessine clairement à travers le verre de la vitre blindée. Elle cherche quelque chose dans son sac, consulte son téléphone, puis l’y repose. La lourde porte cède à son frêle poignet. Elle pénètre dans l’entrée et dépose ses affaires dans un coin. Son coin à elle, car elle s’est voyez-vous déjà appropriée une partie des lieux. Elle vit presque ici, en définitive. Ou disons qu’elle y passe beaucoup de temps, oui. Et ce même lorsque je n’y suis pas.

C’est là une enfant bien utile ! Bien qu’agaçante, parfois… Qui prendrait soin de cette villa, si elle n’était pas là ? Qui surveillerait de près la demeure d’un vampire, et préviendrait ce dernier des assauts meurtriers de quelque humain furieux ? Ah, de nos jours cela ne m’est encore jamais arrivé, mais sait-on jamais. Toujours avoir quelque allié sous la main, vous dis-je.

A pas feutrés, bien que pour un immortel de mon âge pas assez discrets, elle s’engouffre tel un chat parti en chasse dans le salon plongé dans l’obscurité. Sa main cherche l’interrupteur, l’actionne, mais rien ne se passe. Pas besoin de me concentrer pour sentir la peur qui l’anime alors. Touchante enfant… elle craint d’abord pour ma vie, ensuite pour la sienne. Et si quelqu’un était venu dans la journée pour me faire du mal ? Si quelqu’un d’autre était là tapi dans l’ombre, prêt à se jeter sur elle et à lui faire la peau ? Se délecter de la peur des autres, c’est mal, mais terriblement excitant, lorsqu’on est un vampire de plus de 1000 ans. Dès lors qu’on est un vampire tout court, d’ailleurs.

Le cœur de mon bijou s’affole, sous sa peau laiteuse ses muscles tremblent, et pourtant toujours elle s’avance. C’est là ce que l’on appelle du courage. Car sans peur alors il ne s’agit que d’insouciance. Allons mon ange, n’as-tu aucune idée de ce que cela peut signifier ? Je te croyais plus maline que cela, en effet… N’as-tu pas l’habitude de ton cher maître joueur ? Ce vieillard pervers et manipulateur qui fait de toi sa souris et se prend pour le chat ?

Assis dans un fauteuil dont le prix vaut le confort, mains jointes et sourire satisfait, je demeure dans l’ombre et la regarde savoureusement s’enfoncer dans l’angoisse. L’ignorance est une torture, pour qui y est soumis.

-Qui est là ? Souffle-t-elle à demi-voix, en s’enfonçant dans la pénombre.

Qu’il est amusant de constater à quel point un bouton ridicule peut cause tant d’inquiétude. Mais je n’en attendais pas moins.

-Bouh.

Effet escompté. En un sursaut apeuré, voilà que mon chaton des neiges recule de plusieurs pas, terrorisé. Son cœur bat à tout rompre alors qu’elle attendait le moment ultime, et je contemple sa généreuse poitrine se soulever au rythme de sa respiration haletante.

Un sourire moqueur étire mes lèvres, un sourire qu’elle connait et qui pourtant ne lui fait pas peur, qui la rassure même, petite idiote. Ou peut-être pas. Ne l’aurais-je pas tuée, depuis le temps, si je l’avais voulu ? Enfin voyons, beaucoup auraient raisonné ainsi. C’est qu’ils ne me connaissent pas. J’ai ôté la vie après des décennies de fréquentation… c’est un fait.

-J’ai dû oublier de rallumer le compteur… il a sauté.


A ces mots, un feu gigantesque se met à danser derrière moi dans la cheminée. Les faibles éclats de lumière donnent à mon visage une allure diabolique absolument parfaite. Je vois mon propre reflet dans ses yeux…

-Allons mon Ange, on dirait que tu es terrifiée. Viens donc là m’embrasser !


Ecartant les bras, je surveille chacun de ses gestes et la moindre de ses réactions, avant de la laisser se lover contre mon torse glacé.

Oh oui, tu as eu peur ma beauté, mais nous sommes là tous les deux à présent, et nous avons la soirée devant nous, pour nous amuser…
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MessageSujet: Re: You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]   Dim 23 Mai - 20:17

    Ce soir là, je suis sortie assez tôt du Bloody, j'avais assuré le service de soirée dans le bar du haut, comme chaque mercredi. Maria m'y autorise de bonne grâce, car elle sait pourquoi je fais cela. Je ne sais pas si elle approuve mon comportement, ni même si elle en a quelque chose à faire. En tout cas, mes pensées sont bien loin d'elle alors que je quitte ma tenue de travail et sort du club, sur les coups de 00h30. Une grosse cylindrée m'attend au bord du trottoir et je m'engouffre à l'arrière, essayant d'éviter la pluie vicieuse qui se glisse sur la ville. La voiture roule, silencieuse et menaçante à travers les rues de plus en plus larges et propres. Il faut dire qu'Azrël n'habite pas les bas quartiers lui, sa villa doit être l'un des plus somptueuses de St-Pétersbourg. Ce qui n'est pas peu dire quand on compte le nombre de chefs mafieux et de milliardaires russes dans le coin...

    J'ouvre mon sac et en sort mon téléphone, dont la sonnerie retentit à l'arrière de la voiture blindée alors que je m'apprête à sortir. Je remercie Stan, le chauffeur et jette un coup d'oeil au texto que je viens de recevoir. Rebecca... Elle blablate pour ne rien dire et me demande de passer la voir demain, prétextant avoir reçu un coup de fil de Diana. C'est louche, j'ai l'impression que ma grande soeur se fait de plus en plus présente dans notre vie. Je ne veux pas la revoir. Je ne réponds pas au message et pousse la grande porte, avant de poser mes affaires près du placard à veste de l'entrée. Mon vieux sac bon marché, que j'utilisais pour aller à la danse avant, fait tâche dans le décor, je me fais la réflexion à chaque fois. A vrai dire, j'en suis venue à me dire que je faisais tâche dans la vie d'Azraël, dans ce monde de luxe et de vice où je me complais, alors que je n'y suis qu'invitée... Je n'ai pas les prédispositions naturelles, comme la grâce et l'élégance, pour vivre cette vie. Mais je m'y accroche tout de même, enfant têtue que je suis.

    Plongée dans mes réflexions, j'appuie sur l'interrupteur du grand salon. Rien. Je sens mes sens s'affoler et tâche de respirer calmement, de ne surtout pas paniquer. La peur se sent, est l'émotion la plus facile à voir, à sentir... Mais je ne peux m'empêcher d'être effrayée. Je crains qu'il ne soit arrivé quelque chose à mon maître avant qu'il ne s'éveille. Il a de nombreux ennemis, dit-il, si l'un d'eux avait profité du jour pour le tuer? Si maintenant il allait me tuer moi? Je ne peux pas m'empêcher d'avoir peur, mais je tâche de la réprimer au fond de moi, sans grand succès je le crains. J'avance dans l'obscurité et lance, d'une voix que je trouve bien trop tremblante:
    - Qui est là?

    Ridicule, comme si on allait me répondre. Une voix s'élève toutefois, en un bouh moqueur. Je sursaute bien malgré moi, même si mes sens atrophiés ont reconnus cette voix suave et amusée. Néanmoins, je recule d'abord de plusieurs pas, terrorisée, il faut l'admettre. Je crois d'abord au subterfuge, que mon esprit me trompe, préférant croire des choses plutôt que de les affronter. Mais la voix tapie dans l'ombre continue son monologue et il n'y a plus de doutes à avoir. Il s'est encore bien moqué de moi. Mais ce n'est qu'un jeu, comment pourrais-je lui en vouloir? Je l'aime trop pour ça de toute manière. Vous me trouverez certainement bien sotte, mais figurez-vous que je m'en fiche. Je mène ma vie comme je l'entends et ma position me convient et ne regarde que moi de toute manière. Que nous.

    Un feu s'est allumé derrière Azraël, lui donnant un côté mystérieux et dangereux on ne peut plus sexy. Il me tend les bras et m'invite à venir me serrer contre lui, ce dont je ne me prive pas, petite créature chétive et effrayée que je suis. J'ai véritablement eu peur, mais l'adrénaline fait partie du jeu. Un jeu sans danger, sans piment est un jeu inintéressant. La vie n'est-elle pas un grand jeu, le plus terrifiant et le plus grisant de tous? Je m'approche d'une démarche à la fois enfantine et séductrice, douce et sensuelle. Je sais que cela amuse beaucoup Az, l'aspect femme-enfant de ma personne. Je me blottie tout contre lui, enfouissant ma tête dans son cou et laissant ses bras puissants m'entourer. C'est idiot, mais je me sens protégée. Personne ne me fera de mal entre ses bras, sauf lui. Mais lui, il en a le droit. C'est le jeu.

    Embrassant avec douceur sa nuque, puis sa joue avant d'effleurer ses lèvres, je recule ma tête et le regarde d'un air boudeur et dit:
    - C'était méchant Az, j'ai eu peur. Tu as été vilain...

    Ma mine de gamine dépitée se change en un sourire taquin et je le laisse m'embrasser pour se faire pardonner. Comme si je lui en avais voulu une seconde. Je m'installe plus confortablement, à califourchon sur ses genoux et nous nous embrassons avec une tendresse teintée de fièvre. Les étreintes avec les vampires ne peuvent être parfaitement douces, comme certains humains le sont. De toute manière, je n'aime pas la douceur. L'amour doit être puissant, voire violent. Tout mais pas doux, pas niais. Le sexe n'est pas une affaire de mièvrerie et de bons sentiments. Je vais me répéter, mais encore une fois, c'est un jeu. Un jeu que j'adore.

    Les mains expertes d'Azraël s'aventurent avec grâce sur mon corps, m'enlaçant de sorte à ce que je ne puisse m'enfuir? Ce n'est pas comme si j'en avais eu l'intention. Il me susurre quelques mots à l'oreille, parcourt ma gorge et ma poitrine de baisers légers. Mon souffle s'accélère comme toujours, mon coeur palpite et encore une fois mes sens s'emballent. Mais cette fois je n'ai pas peur, non... La nuit promet d'être riche en rebondissements...
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MessageSujet: Re: You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]   Dim 23 Mai - 23:50

Oh oui, tu as eu peur, mon petit ange déchu. Ma fébrile gazelle, mon chaton apeuré. Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera pas la dernière. Car comme tu l’as si bien dit, je suis un très, très, très vilain… vampire.

En quelques secondes, la sotte semble avoir oublié qu’elle n’est toujours pas à l’abri du danger. Paradoxalement pourtant, elle se pense en sécurité dans mes bras. Je suis peut-être l’une des créatures les plus dangereuses de ce monde, mais malgré cela, son raisonnement n’est pas totalement stupide. Tant que je ne me serais pas lassé d’elle, il n’y aura que moi qui pourrai la toucher. C’est ainsi, et là le privilège que j’offre à chacune de mes… poupées. Il n’y rien de plus grisant pour moi de les voir se faire trainer plus bas que terre avant que je ne me présente à leur bras. Dans ce cas alors, on vient à les traiter comme des princesses. Cela m’amuse autant que cela leur fait plaisir. Autant en profiter.

Malgré le froid mordant du dehors, je trouve toujours mon ange blond bien peu vêtu. Une fois son lourd manteau enlevé, il n’y a plus alors pour mes mains expertes que quelques fines couches de tissu à explorer. Et ses hanches fines entre mes mains glacées, je la caresse à plusieurs reprises pour la faire frissonner, encore, avant de lui offrir mes lèvres. Cadeau mérité après cette vilaine frayeur, n’est-ce pas, mon petit cœur ? Cette enfant est décidément trop habile. Cette blonde écervelée l’est moins qu’on ne pourrait le croire, et elle parvient déjà à faire monter en moins le désir… Pourquoi ? Mais parce que j’ai foi en son imagination fertile, et qu’elle est comment on dit, pas le genre de fille à avoir « froid aux yeux ». Je m’amuse vraiment beaucoup en sa compagnie et… c’est tout à son honneur. Mais la précipitation donne rarement rien de bon, et cela elle le sait aussi, alors elle ne se renfrogne pas quand, prête à se défaire généreusement des épaisseurs qui la recouvre, je l’arrête gentiment, suçotant son cou parfumé en me retenant d’y planter les crocs…

-Pas encore, ma douce. Après la patience, seulement, il y a récompense…

D’une main alors, aussi légère qu’une plume, je caresse une dernière fois les zones érogènes de sa poitrine durcie avant de la repousser gentiment.

-L’effort aussi compte. Entends par là l’imagination.


Un sourire mutin se dessine sur ses lèvres à mesure qu’elle se retire sensuellement pour occuper l’espace mis à sa disposition dans la pièce. En un coup d’œil elle l’étudie déjà, pour mieux se l’approprier. Voilà une frêle créature avec pleins d’idées déjà dans la tête. Si je ne savais pas de quoi il retournait, j’aurais pu jurer qu’elle lisait dans mes pensées ! Mais c’est ainsi entre elle et moi, cette gamine est au fond si perverse qu’en un coup d’œil elle a deviné le fond de ma pensée. Délicieuse…

En quelques enjambées, voilà qu’elle a rejoint la « scène ». Elle cherche, maligne, parmi les Cds qui ont presque ici tous été choisis par elle, celui qui conviendra à merveille à la situation. Ses lèvres étirées m’indiquent qu’enfin elle a trouvé. Friand des surprises, je bloque son esprit du mieux que je le peux. Je n’aime d’ordinaire pas trop me servir de la télépathie, mais alors que nous sommes seuls tous les deux, elle pense si fort que je suis obligé de remédier à la situation je ne veux pas voir gâchée ma surprise. Ah ah ! Comme si je ne savais pas déjà de quoi il retournait.

Puis le son parfait de la chaîne hifi dernier cri est diffusé dans la pièce. La frêle et désirable silhouette de ma blonde compagne se dessine à merveille dans l’ambiance tamisée de ce grand salon spacieux et luxueux. Les flammes de la cheminée dansent dans l’iris de ses yeux, son désir grimpe en flèche lorsqu’elle imagine le mien, et la tournure que prendront les évènements. Un léger rire me secoue alors discrètement.

Patience, patience, ma chère enfant.



Oh non, elle n’est pas stupide. Je suis un véritable poison. Autant qu’elle se frotte à mes épines, de toute façon elle saigne pratiquement tous les soirs…

A cette pensée, de nouveau la faim me tiraille. A mon âge, ne pas se nourrir de plusieurs mois n’est pas un problème. Mais lorsqu’on est habitué à se livrer à ce plaisir chaque soir, la faim revient d’elle-même. C’est de la gourmandise. Mais son nectar à elle est tellement sucré… parfait ! Et servi sur un plateau d’argent. Qui aurait cru que tant de facilité m’aurait plu ? Et pourtant…

Au rythme de la musique choisie avec goût, lente et sensuelle, ma jolie danseuse se déhanche comme elle en a l’habitude. Mais la motivation de mon effeuilleuse est ce soir à son comble : il n’y aura cette fois que moi, et seulement moi, pour l’admirer. Ses pourboires seront ce soir tout autres que ceux qu’elle a l’habitude de recevoir. Et elle n’attend que cela.

Dos à moi, elle joue avec les ombres, frôlant son propre corps de ses mains expertes, retirant peu à peu, et avec toujours plus de langueur, ces couches inutiles qui recouvrent son buste à présent brûlant de désir.

C’est parfait, mon enfant. Montre moi donc encore une fois, ce dont tu es capable…
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MessageSujet: Re: You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]   Lun 24 Mai - 18:57

    Depuis un moment déjà, toutes mes pensées se sont envolées très loin et aucun de mes inintéressants tracas ne vient gâcher mon plaisir. Envolée la pensée menaçante de Diana qui plane sur ma vie, je suis toute entière dévouée à mon plaisir nocturne, mon vice de la nuit, mon vampire... Oh, il est prétentieux de croire qu'il pourrait être mien, du moins plus de quelques heures. Je suis une charmante poupée, un beau jouet. Mais un jouet bien dorloté, rangé sagement de façon à ce que personne ne l'abîme. De toute façon, personne n'a le pouvoir de me faire du mal. Enfin, personne d'autre devrais-je dire.

    Alors que je commence à m'abandonner à lui, oubliant que la patience est certaine sa seule vertu, Azraël me rappelle à l'ordre d'un air amusé. Ses lèvres glissent dans mon cou et son souffle me fait frissonner. La récompense viendra plus tard, mais je dois d'abord faire quelques efforts, montrer un peu l'étendue de ma faible imagination... Cette façon de faire n'est pas si originale que cela, nous ne sommes ni les premiers, ni les derniers à vouloir pimenter nos ébats avec une petite mise en scène, un petit jeu. La perversion a différents degrés et tous autant que nous sommes, nous finissions par en grimper quelques échelons. Je suis montée assez haut déjà, j'ai fait des choses qui répugneraient à d'autres mais qu'importe après tout. Il ne s'agit pas des autres ce soir. Il s'agit de moi et de lui, simplement.

    Avec la sensualité un rien féline que mon métier m'a inculqué, je me redresse et reste un instant face à mon amant. Je lui lance un regard langoureux, passe ma main dans ma chevelure blonde et finit par me retourner. Je connais cette maison par coeur, l'espace m'est connu et je sais déjà comment l'utiliser. Il me faut maintenant un support, une musique... Pas trop facile, pas trop catchy. Quelque chose de doux, qui puisse titiller ses sens lentement, lentement... Ah voilà, ce sera parfait ! J'essaie de ne pas penser à ma trouvaille, bien qu'elle apparaisse forcément dans mon esprit et que, de toute manière, Az bloquera son esprit à toute intrusion du mien s'il le désire. Je glisse le CD dans la chaîne(hifi, prend la petite télécommande dans une main et me place au centre du salon. La lumière tamisée donne une ambiance parfaite à mon petit show privé. J'attends encore un instant, puis lance la musique avant de jeter négligemment la télécommande sur un petit fauteuil qui se trouve là.

    La musique démarre tout doucement et mes mouvements sont très lents, mes bras se lèvent alors que la voix suave de la chanteuse s'élève dans le salon. Mes mains glissent doucement sur mon corps et ma fine silhouette, moulée dans un short en jean juste assez décent et d'un charmant top. J'attends le bon moment pour me mettre face à lui, laisse un refrain passer, jouant avec mes cheveux. Et alors que la musique se fait un peu plus rythmée et que la phrase idéale retentit, je me montre à mon unique spectateur, mes lèvres mimant silencieusement les paroles. Don't you know that you're toxic...

    Mon T-shirt a rejoint le sol et je continue mon déhanché délicatement, sans me presser. Il faut savoir prendre son temps en pareil occasion, laissant mon désir monter, comme le sien. On peut dire que j'y met du mien, je ne fais attention à rien d'autre que la musique, je me laisse transporter. La danse a toujours été mon truc, mon seul truc. Alors je l'exploite à fond, jouant avec les ficelles techniques, comme avec la sensualité de la profession d'effeuilleuse. Lentement, mon corps fragile se dénude, mon short tombe lui aussi sur l'épaisse moquette à mesure que je m'approche de mon prédateur. Il ne me reste plus grand chose à enlever et la musique se poursuit, arrivant doucement mais sûrement à son terme. Je suis désormais juste devant Azraël mes mains fines survolant légèrement son torse, en une tendre caresse. Mes mains habiles dénoue le dernier tissu qui couvre mon buste et je l'envoie valser derrière le fauteuil, un sourire taquin aux lèvres. Je glisse en un geste bien maîtrisé vers le sol, offrant mes formes à la vue de mon maître...

    La chanson s'arrête enfin, la douce voix n'accompagnant plus mes mouvements et les dernières notes s'envolent alors que je me redresse. Le silence envahit alors les lieux, ne laissant entendre que mon souffle court, tant par la danse que mes émotions affolées. Je pose mes yeux brûlants d'ardeur sur Az, me penche doucement vers lui, lui permettant une vue agréable s'il en est et lui susurre:
    - Alors monsieur, ça vous a plu?

    Je l'espère en tout cas, je ne voudrais pas qu'il ai été déçu du spectacle...
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MessageSujet: Re: You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]   Mar 1 Juin - 16:22

Dans mon excessivement longue existence, j’en ai vu, et revu, des danseuses. Et si Cassandra n’a rien des expertes que j’ai parfois fréquenté, sa maladresse est un délice à savourer avec lenteur, et sa volonté de bien faire pour me plaire est tout bonnement délectable. Les humains sont si… stupides. Qui danserait ainsi pour le diable en personne ?
Elle pourtant sait qui je suis et ce dont je suis capable... Vraiment ? Non, il doit lui manquer quelques détails déterminants pour revoir correctement son jugement. Je dirais qu’elle possède toutefois de beaux jours devant elle. L’imagination et la fantaisie de cette humaine joueront en sa faveur encore un moment pour cette vie mortelle… Mais qu’elle ne s’y méprenne pas ! La lassitude a toujours plus ou moins raison de moi…

Nue entre mes bras, la frêle enfant ne jure que par son désir et la fièvre qui l’anime. Elle tremble, non pas de froid mais de plaisir, son excitation est à son comble. Elle se frotte à moi telle une chatte en chaleur, désespérée d’attendre… La patience est de mise. Elle a faim de sexe, j’ai faim de sang. Mais j’ai bel et bien l’intention d’accéder premièrement à sa requête… je ne suis pas si cruel… Enfin…

Sa question ne m’inspire nulle réponse. Elle se tord, s’agite, gentiment je la repousse à chaque tentative. Du bout des doigts, je caresse son corps tout entier tendu vers moi, excitant davantage les zones érogènes de sa féminité.

Pas si vite… Non, je ne suis pas un monstre. Pas pour ça, je t‘assure, ma douce…

A califourchon sur mes genoux, la belle enfant entreprend de m’ôter mes propres vêtements. Ce n’est pour moi plus un souci en ce qui concerne les siens. De jolis amas de tissus jonchent mon parquet brillant de mille étoiles. D’un clignement de l’œil et d’un brin de concentration, j’attise derrière nous le feu en réponse au froid mordant de l’extérieur. A aucun moment je ne voudrais que mon bijou ressente la fraîcheur de l’hiver. Car je sais déjà qu’elle pourrait bien en faire les frais dans un avenir proche…

Ma langue dardant entre mes lèvres, je dessine sur son ventre et bien plus haut des motifs invisibles, trace sur sa poitrine des lignes imaginaires et retiens de mes mains ses bras aventureux. Elle est ma prisonnière, le jouet de ma volonté. Maintenant, et tout le reste du temps. Elle m’appartient, comme des dizaines avant elle. Elle est disciple du diable, sert le mal en personne. Pauvre petite fille perdue…

Je la libère un instant pour la laisser terminer le travail. Avec violence et maladresse, elle déchire ma chemise et me défait de cet enserrant morceau de cuir. Nous sommes sur ce point à égalité désormais. Adam et Eve dans le jardin d’Eden… Croque la pomme, ma belle…

Son cœur bat à tout rompre, son corps tremble, le chaton se fait suppliant. De nouveau je maintiens ses poignets derrière son dos et poursuis mon manège entêtant, provoquant tour à tour ses soupirs fiévreux et ses gémissements désespérés. C’est au bout de dix bonnes minutes seulement que la demoiselle enragée et plus que jamais décidée parvient à s’empaler sur mon corps secoué d’un rire satisfait. Je vois à son regard que cette attitude ne lui plaît guère, mais je n’ai qu’un remède à ce plissement de paupières : la poursuite de mes caresses, de plus en plus perverses…
Son souffle haletant, je la libère enfin. Un cri de plaisir s’échappe de ses lèvres comme un remerciement. Avec langueur et violence, la voilà qui s’accroche à moi, effectuant de sombres va-et-vient entre moi et ce qui tendra probablement à l’emmener vers ce que les humains appellent négligemment… le 7ème ciel ? Un rire tonitruant s’échappe de mes lèvres à cette pensée. Un rire mauvais, à faire trembler toute la pièce, un de ceux dont seules les créatures de l’ombre ont le secret, un de ceux que Cassandra Newton connaît par cœur.

Son étreinte se resserre, je saisis ses hanches avec plus d’ardeur, un seul coup de reins suffirait à briser ce corps de poupée. La fièvre l’emporte tandis que ma langue avertie caresse doucement ses mamelons durcis. Un râle s’étouffe au fond de sa gorge, voilà le moment qu’elle attend depuis maintenant trop longtemps…

Avec force, je saisis sa taille et la pénètre sans plus attendre, projetant nos deux corps à terre dans un ultime fracas sourd accompagné d’un mouvement débonnaire. Mes mains sous son dos ont prévenu le choc et ont empêché sa colonne de se briser. Elle n’attend qu’un soubresaut supplémentaire, me sentir en elle est son ultime désir… C’est alors j’accède à sa terrible volonté : mes crocs acérés plantés dans son sein lui arrachent un gémissement discret. Je n’entends plus rien que sa respiration saccadée, les battements de son cœur affolé, et le bruit de succion effectué par mes lèvres sur sa peau sucrée. Sa vie quitte précipitation ses veines pour s’installer dans les miennes à chaque gorgée. Inerte, tête penchée en arrière, Cassandra est au bord de l’évanouissement…
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MessageSujet: Re: You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]   Mer 2 Juin - 19:28

    J'attends avec une ardeur redoublée la suite de nos ébats, j'attends toute pleine de désir et d'un appétit sexuel insatiable, j'attends le bon vouloir du maître de mes sens, de ma vie... Dans tous les sens possibles d'ailleurs. Il contrôle mon existence, qui est réglée en fonction de sa personne et de ses envies et il a le pouvoir de vie et de mort sur moi. N'importe quand, si un jour il se lasse ou que je le mets de méchante humeur, il peut me tuer d'une pitchinette. Un geste de lui et tout est fini. Ou tout commence... Ma dépendance à son égard vous fait peur peut-être? N'ayez nulle crainte pour moi, je préfère mourir brisée dans ses bras que impotente et édentée dans une maison de vieux. Vous ne comprenez pas? Tant pis, moi je sais, je sens. C'est une vie que j'ai choisi, presque. Une vie que je veux garder désormais, que je ne pourrais pas quitter même si j'en avais envie. Je suis accro. J'ai besoin de ça, de cette luxure décadente, des vampires et leur soif immorale, ma propre soif immorale mais d'un tout autre plaisir. Un plaisir bassement charnel et humain, mais dont je serais bien incapable de me passer. Je recherche le bonheur et l'ultime plaisir, la jouissance suprême, l'orgasme quoi. Je n'ai rien dans ma vie après tout, rien, personne. Je n'ai pour moi que mon corps de poupée et mes vices. Alors allez vous faire foutre, vous les braves gens et laissez-moi me souiller et crever.

    Mon âme ternie par mes expériences passées et toutefois à mille lieux de ces réflexions sur ma vie et ce que je suis. J'ai toujours su ce que j'étais, j'ai toujours accepté qu'on me traite comme une moins que rien, j'ai même fini par y prendre goût dans certaines circonstances. Alors oui, j'aime la façon dont Azraël me traite, j'aime sa manière de me faire frissonner par ses caresses aventureuses, sa langue courant en lentes et sensuelles circonvolutions sur mon corps dénudés, ses mains puissantes enserrant mon corps et me privant de toute liberté. Je suis toute à lui, toute entière soumise à son bon plaisir et donc au mien. Je ne suis plus que désir, tout mon corps est tendu, titillé, il réclame, quémande, se frotte, se tortille. Il échappe à mon contrôle, ma faible raison se meurt sous les assauts diablement exquis du vampire et me laisse subir ces intenses soubresauts de fièvre et d'envie. Je ne me contrôle plus, quelques gémissements s'échappent de mes lèvres, ma tête est renversée en arrière, mes yeux se ferment tandis que je savoure ce que mon maître sait me procurer. Il connaît mes points sensibles, il sait comment s'y prendre. Ils savent tous, essayez donc de faire l'amour avec un banal être humain après avoir goûté à ce que les vampires savent faire. On peut se contenter d'un loup, faute de mieux, mais les hommes, les simples hommes ne pourront plus jamais vous attirez.

    Je m'agite, je ne réponds plus de moi, j'ai tellement envie de lui que j'en deviens dingue. Mes mains, bien que retenues par ses bras puissants, ne peuvent s'empêcher de se débattre. J'ai tellement envie, besoin de sentir son corps contre le mien, l'union de nos êtres, ses crocs dans mes veines... Je le veux, je dois l'avoir, le sentir, le sentir vraiment, puissamment. Enfin, il relâche son étreinte et je m'empresse de lui ôter sa chemise et les dernières barrières de tissus entre nous. Ses vêtements disparaissent comme les miens et je m'empare de ses lèvres avec force, passe mes bras autour de lui, m'accroche à lui avec une énergie proche de celle du désespoir. Après tout, je suis désespérée. Perdue et abandonnée dans le noir. Mais, contrairement aux gens ordinaires, je ne cherche pas la lumière. Au contraire, je tire les rideaux et attend la nuit, flirtant de beaucoup trop près avec les monstres qui arpentent et terrorisent notre imaginaire fertile.

    Une nouvelle fois, je suis sa prisonnière, son objet. Esclave de sexe et de sang, réduite à la plus basse condition humaine, je gémis, soupire, supplie, crie presque, chuchote, je suis à bout. Mon souffle n'est plus qu'un râle, je suis tellement au bord de l'implosion, mon corps et mon esprit sont dans un tel état d'excitation et d'effarement halluciné que je suis incapable de rassembler mes capacités minimales pour parler. Je suis une femme tactile, qui utilise et comprend le langage du corps. Et c'est encore plus vrai dans pareil cas. Mes prunelles enflammées, ma peau frissonnante, mes membres durcis et agités, tout parle pour moi. Je suis à la fois au supplice et aux anges. Je prends mon pied en subissant des tourments mentaux qui me font frémir de toutes parts et gémir comme un animal en chaleur, sans défense. Je brûle et j'enrage, avant de finalement approcher de l'instrument de jouissance que j'attends depuis déjà longtemps déjà. Mon premier véritable hurlement survient, un hurlement bestial, viscéral, un cri qui mêle la complaisance de la luxure et la souffrance de la torture. Un cri qui serait affreux pour certaines oreilles chastes, délectables pour d'autres plus expérimentés...

    Le moment ultime approche, il rit comme le diable en personne - ce qu'il est - mais je n'en ai cure, je m'abandonne totalement, sans aucune retenue. Je ne fais pas dans la demi-mesure et même si je le voulais j'en serais ici et maintenant bien incapable. Il saisit mes hanches fines avec entrain et entre en moi, enfin, propulsant nos corps sur le sol sous la violence du désir. Je heurte le parquet lustré sans trop de dégâts, même si la douleur irradie tout mon être au moment de l'impact, les mains d'Azraël ont épargné ma vie. Le bois dur a cogné contre le bas de mon dos et mes jambes, m'arrachant un cri de douleur pure cette fois, perdu au milieu de mes râles satisfaits et vulgaires. Il ne faut pas s'offusquer des joies de la chaire contre la chaire, des ébats nocturnes. C'est le plus vieux vice du monde et il n'épargne pas grand monde, quoiqu'en dise les prudes. Ne me faites pas croire que vous êtes étrangers au désir, aux pulsions de vie qui émanent de chacun d'entre nous. J'ai choisi d'y répondre et de les assouvir à ma manière, sans crainte de ce que dicte la bonne conduite.

    Je me sens fébrile, comme atteinte d'une fièvre exotique, d'un mal incurable et violent, déchaînant sur moi tous les affres de la passion. Mon corps git sur le sol, mes bras sont étirés vers le haut, j'attends une dernière chose. Mon corps tout entier est tendu vers mon maître, je n'ai besoin que d'un dernier geste pour parfaire cet instant. J'ai déjà eu beaucoup pour la faible créature que je suis, d'autres filles moins expérimentées n'endureraient pas cette expérience et aurait déjà jeté l'éponge. Mais pas moi. Je suis endurante et surtout je sais ce qui vient ensuite et pour rien au monde je ne voudrai y couper. Le vampire répond à mon appel, inconsciente que je suis et je sens sa bouche se poser avec douceur sur ma poitrine, avant que les crocs acérés ne déchirent ma peau et en aspire le nectar de la vie. Je suffoque, un dernier cri étranglé retentit dans la pièce où les reflets des flammes ardentes dansent dans l'obscurité. Je vois son visage penché sur mon corps fin et un tant soit peu désirable, mes cheveux épars couvrent le plancher impeccable et la sueur perlent sur mon front. Je me sens à la fois sale, souillée et vivifiée, épurée. Comme si le sang qu'il me prenait me libérer, me faisait accéder à une autre dimension.

    Finalement, ma nuque ne peut soutenir ma tête chancelante, qui se renverse vers l'arrière, mon souffle ralentit. Un peu de ma vie m'a quitté pour nourrir l'être noir et désirable qui hante mes jours et allume mes nuits. J'ai poussé l'attirance naturelle de la race humaine vers le mal assez loin. Trop peut-être. J'entrouve mes paupières, mais mes dernières forces me quittent, je ne peux ouvrir les yeux plus longtemps. Je suis au bord de l'effondrement, je suis comme entourée d'un vague coton blanc, mon cerveau embrumé vogue dans des limbes inconnues... Je pourrais mourir ainsi, ce serait lent, doux et bon. Si bon...

    Je me réveille enfin, lovée dans des drapes de soie sur le grand lit à baldaquin de la chambre d'Azraël. Je me suis peut-être évanouie, ou tout simplement endormie, je ne sais pas, plus. En revanche je n'ai pas oublié ce que j'ai ressenti, ce que j'ai adoré. Je me remets assez vite des morsures, même un peu plus conséquentes que ne le voudrais l'usage, comme la dernière que mon maître m'a donnée. Je me réveille, nue sous les draperies soyeuses et cherche mon beau vampire des yeux. Il n'est pas dans la pièce, pourtant il a forcément senti que je m'étais réveillée... J'enroule le drap autour de corps et me dirige vers la porte, me demandant ce qu'il a bien pu me préparer. Il fait encore largement nuit et il ne peut être parti dormir. D'autant qu'un vampire comme lui maîtrise extrêmement bien ses besoins de sommeil... et de sang. Alors que je vais pour quitter la pièce, je sens une présence derrière moi qui m'entoure de ses bras et referme la porte entre ouverte. Je souris et me retourne, me glissant doucement entre ses bras puissants comme un petit animal fragile et bien docile.

    D'une douce impulsion, il me pousse contre le battant de bois et me regarde de cet air si séduisant auquel je suis incapable de résister. Ses mains glisse le long de mes courbes et frôle enfin le bord du drap qui masque ma nudité. Je mordille mes lèvres et lui lance un regard taquin, sans lâcher le tissu soyeux. Il titille les plis de la soie, attendant quelque chose peut-être. Je n'esquisse pas un geste, resserrant même ma prise. Az me regarde alors, l'air à la fois amusé et menaçant puis arrache le drap avec violence, le déchirant sur toute sa longueur. Cette démonstration de force m'émoustille un peu, mais j'ai appris, si ce n'est à me tenir, à me contenir. Soudain, mon maître me prend dans ses bras et me jette sur le lit, où je m'étale sans pudeur en éclatant de rire. Je me redresse finalement et me mets à quatre pattes, comme une sale petite chienne et pose mon regard joueur et provoquant sur lui. On est là pour jouer, non?
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MessageSujet: Re: You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]   Dim 6 Juin - 18:44

Le sang, Son sang, bat dans mes tempes à chaque succion. Elle est au bord de l’évanouissement, je suis aux prises d’un moment intense, le goût de l’hémoglobine a presque raison de moi. Après tout ces siècles, il est encore étonnant de voir que je pourrais, à ne pas m’arrêter assez tôt, laisser la mort m’emporter par gourmandise. Comme cela arrive bien trop souvent aux vampires nouveau-nés. Mais cela n’a rien d’étonnant. La nature opère d’elle-même ses sélections, même lorsqu’il s’agit de choisir ses morts…
La vie de Cassandra quitte progressivement son corps pour nourrir le mien. Une partie de sa vie défile en moi, elle m’offre ses souvenirs comme à chaque fois. Il n’y a rien de mieux pour un vampire que de prendre le nectar vital à sa source. Rien de mieux pour connaître sa victime dans les moindres détails. Son passé, ses émotions, sa personnalité. Boire des poches de sang tout droit venues des hôpitaux n’a guère le même effet. Cela provoque tout au plus quelques flashs somme toute assez désagréables. Rien de mieux que la vieille méthode, comme disent les anciens…

Sa petite tête blonde claque contre le plancher. Je sors enfin de ma torpeur et me décide à arrêter. Les battements de son cœur sont plus espacés que jamais. Je ne me rappelle pas l’avoir à ce point amochée. Quand la faim gronde, on ne pardonne pas. Pas moi, en tous les cas.

Mon sourire de tueur désespérément accroché à mes lèvres rougies, je me redresse sans effort et ferme les yeux, profitant de la chaleur qui vient progressivement d’envahir mon enveloppe charnelle d’ordinaire glacée. La pauvre enfant ne pourra pas même se régaler de ce réchauffement soudain. Elle l’aurait pourtant tant aimé, je crains…

D’un geste vif, je me dégage de son étreinte et me précipite à l’autre bout de la pièce. J’essuie du revers de la main le maigre filet de sang qui dégouline le long de mon cou. Dans ma précipitation, je n’ai conservé aucune manière. Une bonne douche me fera le plus grand bien. Un peu plus tard… à son réveil… Pour l’heure, je me contente d’essuyer le liquide vermeil avec un chiffon propre, puis sonde la pièce à la recherche de mes vêtements. Je les enfile consciencieusement, sans prendre la peine de refermer les boutons de ma chemise sur mon torse d’albâtre.

Je contemple longuement le corps affaibli de l’humaine reposant sur le sol grinçant, puis m’assois dans un fauteuil confortable. Je soupire, et attends. Quoi exactement ? Mais, rien de particulier. Un évènement inattendu, une idée. Ou bien tout simplement que le temps passe. Je m’ennuie à vrai dire terriblement. Et cette sotte n’est plus en état pour me divertir. Une idée m’effleure alors. Cette maison a besoin de voir davantage de fidèles. Moi, Azraël, prince de la mort, se voit de trop près déjà meneur d’un harem. Ahah ! Voilà qui ne manquerait pas de plaire à ma très chère Maria… N’a-t-elle pas le sien propre, après tout ? Mauvaise langue que voilà, je l’entends d’ici. Mais les humains… On ne peut guère leur faire confiance. Aussi vais-je commencer par m’occuper de celle que voilà.

Aussi légère qu’une plume, elle se laisse porter par mes soins sur mon lit à baldaquin. Ma propre couche, oui, celle dont je ne me sers pas, du moins pas pour y dormir. Mes volets sont de qualité mais malgré tout, j’ai su conserver le cercueil à la cave, par précaution. Ah, la cave… un endroit que personne à part le maître des lieux ne connait. Pas même cette petite blonde écervelée.

Dans la plus grande délicatesse, je l’enveloppe d’un drap de soie et m’étend à ses côtés. Poussant ma perversité à son comble, je profite et caresse son corps inerte tout en la regardant dormir. Elle ne se souviendra de rien, et je doute que savoir la vérité lui déplaise, de toute façon.

Elle est debout. Depuis la cuisine, je l’entends se lever. Chacun de ses gestes, de ses soupirs me parvient à plusieurs mètres de décalage. Je la rejoins sans bruit et m’approche lentement. Elle me semble alerte, a l’air remise. Les festivités vont pouvoir reprendre.

Ce drap me gêne. Je l’en débarrasse sans me soucier même du prix qu’il a coûté. Puis avec force, et sans plus aucune douceur, je la jette sur mon matelas, où je la rejoins aussi sec. A quatre pattes devant moi, je me glisse tel un serpent sous son corps nu et commence de la langue et du bout des doigts l’exploration de sa peau blanche. Elle frissonne à chaque contact avec mon corps glacial, mais ne s’en offusque pas. Elle tremble et de nouveau suffoque. Sans doute ne s’attendait-elle pas à ce que je reprenne si vite nos jeux où nous les avions laissés.

Avec langueur je trace du bout de la langue les courbes de son corps défaillant, lorsqu’une odeur divine vient titiller mes narines. Le sang. Pas celui qui s’échappe de son sein, la plaie est depuis longtemps refermée. Sans plus de tenue qu’un chien attiré par l’odeur de la viande, j’hume ce parfum enivrant jusqu’à me rapprocher de la source de tous les plaisirs. Tout d’abord hésitant, je jette un bref regard en direction de ma compagne qui semble enfin comprendre. A-t-elle honte ? Sans attendre plus, je saisis son bras pour l’empêcher de tout gâcher, et plonge au cœur même de sa féminité, me repaissant avec délectation du sang déchu qui en découle lentement, arrachant bientôt de nouveaux gémissements à ma compagne.

« On est là pour jouer, non ? » Bien évidemment mon ange, et la partie n’est pas finie…
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MessageSujet: Re: You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]   Lun 14 Juin - 23:10

    Postée à quatre pattes sur le grand lit à baldaquin, je le regarde d'un air délicieusement taquin. J'attends. Je ne sais pas exactement quoi, mais plus je fréquente Azraël et plus j'en veux. Il y a quelques temps, une nuit comme celle-là m'aurait contentée pour des semaines. Aujourd'hui, j'en redemande, je réclame plus et je sais que je reviendrai demain toujours aussi avide. Vulgaire petite chienne de bas étage, catin vendue au diable. Ma posture et mon esprit complètement focalisé sur le jeu ne joue pas en ma faveur. Je lèche mes lèvres avec sensualité et regarde mon maître se glisser doucement vers moi, puis sous moi. Il reprend les choses en main rapidement, très rapidement. je ne m'attendais à ce que l'on retourne dans le vif du sujet de si tôt, mais je ne m'en plains pas. Bien au contraire.

    Mon corps reposé est de nouveau prêt à s'adonner à ce qu'il fait de mieux, il se tend encore et encore et mes lèvres soupirent d'une extase nouvelle. Les caresses entreprenantes et audacieuses de mon maître parviennent encore et toujours à enchanter mes faibles sens et à m'égarer totalement. Je ferme les yeux et savoure ce contact léger, vicieux et froid. Pourtant, si le corps de mon vampire est glacé, moi je brûle. Je me consume une nouvelle fois et de nouveau je ne retiens rien, je suis incapable de la moindre réserve. La faible créature que je suis ne peut pas modérer son bon plaisir et attendre doucement, contrôle son propre corps. Non, je donne toute ma personne sans compte et je recueille chaque miette de plaisir avec une avidité désespérée, comme un besoin démentiel. C'en était un d'ailleurs, une faim bestiale et grossière contre laquelle je ne pouvais pas lutter. Je ne voulais pas lutter.

    Je frissonne sous l'appel de ses mains baladeuses et rusées, sous l'assaut de sa langue aventureuse et séductrice. Mes bras tremblent, je peux encore me soutenir mais mes gémissements et mon plaisir m'entrave. Toutefois je ne peux céder, sinon je risque de m'effondrer sur le lit et sur Azraël, et bien que cela ne lui fasse rien, ce serait terriblement humiliant. Surtout que je risque d'avoir ma dose de honte pour la soirée... En effet, je ressens une sensation bien connue de nous autres femmes et un liquide mal venu commence à s'échapper de mon corps fin et nu. Cela ne devrait pas arriver, ce n'est pas prévu, ça n'aurait pas du se produire, encore moins en ce moment. Je réfléchis à toute vitesse, jonglant mentalement avec de savants calculs de dates tout en guettant avec anxiété la réaction de mon maître. Il s'arrête un instant, se fige et je crains le pire. Mais il semble déterminé à poursuivre son exploration et le temps que je comprennes ce qu'il a en tête, il a déjà bloqué mes bras de sa poigne puissante.

    Un instant de surprise passée, j'oublie la complète immoralité de cet instant, sa décadence et sa luxure dégoulinante et détestable. Je n'écoute plus que mon désir et mon plaisir. Cette tentative osée est nouvelle pour moi, ce qui n'a rien d'étonnant certes. Je la savoure donc comme il se doit, laissant échapper de petits cris, un rien plaintifs à cause de la légère douleur causée mais surtout satisfaits. Ce n'est pour moi qu'un plaisir en plus, du bonus. Et pour lui une petite gourmandise, un dessert original. Pendant une seconde, je me demande s'il a tenté quelque chose de semblable auparavant, puis j'oublie aussi tôt, j'oublie toute réflexion. Je préfère de toute manière ne pas savoir. Je préfère me bercer de l'illusion que je compte un peu pour lui, que je suis un peu différente, que je suis un peu mieux que les autres humaines, que les autres poupées. Je me dis qu'avec le temps il devient plus exigeant, plus sélectif. Je connais au fond de moi la vérité, je sais que dans dix ans il aura oublié jusqu'à mon nom et mon apparence. Je sais qu'une fois la fleur de ma jeunesse un peu flétrie, je ne serais plus bonne à rien. Jouet jetable, à consommer sur place et en vitesse.

    Bientôt, la source de ce nectar si particulier se tarit, elle n'a pas tant que ça à offrir. Mon maître poursuit son jeu, remonte alors vers moi, quitte les secrets de mon corps pour me prendre dans ses bras et me retourner délicatement. Etendue sur cette riche couche, je le regarde avec un sourire doux. Il caresse tendrement mes cheveux, mon visage, me dépose de petits baisers dans le cou tandis que je l'enlace à mon tour. Il se serre un peu plus contre moi et nous entreprenons une étreinte plus délicate que les précédentes, comme une récréation, une petite pause sucrée et mièvre entre des ébats plus sérieux, plus délectables. Je n'en suis pas moins heureuse et mes bras s'enroulent autour de lui, mes jambes s'accrochent aux siennes et nos deux corps s'unissent une fois encore, dans un élan encore méconnu de tendresse. Je ne suis plus habituée à cela, c'est agréablement surprenant. Az connaît les faiblesses et les envies que je m'ignorai et est capable de me satisfaire avant que je ne découvre ce que je désire...

    Nous sommes étendus face à face, la tête au pied du lit et je me love doucement contre son corps froid. Le contact de sa peau m'électrise comme à chaque fois, je m'y suis faite. Il sait quand entretenir la flamme et quand la réduire, mais elle ne meurt jamais. Soudain, un bruit vient interrompre la quiétude irréelle de cet instant et il me faut un léger temps avant de comprendre. Mon téléphone portable sonne. Je comprends que mon maître a du déposer mes affaires dans la chambre quand je dormais. En un temps record mon sac est posé sur le lit et l'appareil mobile est dans ma main. La vitesse supersonique des vampires peut-être bien utile. Ou dans ce cas précis bien désagréable. Je regarde le numéro en grimaçant, réponds du bout des lèvres et raccroche au bout de tout juste deux minutes de conversation. Ma mine ne trompe personne et j'ai beau éteindre mon portable et me faire câline pour mon vampire, mon affreuse soeur vient d'entacher un peu ma nuit. Qu'importe, Il saura me faire oublier et c'est pourquoi je me plonge avec délice entre ses bras...
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MessageSujet: Re: You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]   Jeu 24 Juin - 11:31

Ce n’est pas tant son corps qui m’intéresse que le goût de son sang. La fragile petite humaine entre mes bras brûle de désir. Epuisée, elle n’en a jamais assez ! Avec malice tout d’abord, je feins de bien vouloir lui offrir ce qu’elle réclame grâce au langage du corps, caressant ses formes généreuses tout en me repaissant du liquide vermeil qui s’échappe de son bouton de rose. Trop peu à mon goût, et ce petit aperçu m’a bien mis en appétit pour que je m’arrête en si bon chemin. La vider de son sang, mon activité favorite…

Du bout des doigts, je pétris ses hanches tout en faisant courir ma langue sur sa peau blanche de bébé. Je remonte à son ventre, hume avec délectation le sang qui court dans ses veines, et m’arrête avec insistance sur l’artère fémorale. D’ici une fraction de secondes je pourrais être encore en train d’aspirer la vie en elle, menant une fois supplémentaire son plaisir à son paroxysme, quand une petite et désagréable mélodie à mon oreille retentit. Un téléphone sonne, celui de Cassandra. Je me lève et fouille dans son sac sans permission, puis lui rapporte son petit joujou technologique comme un gentil toutou. Mordillant mes doigts fins, affalés contre l’énorme pile d’oreillers, je fais mine de ne pas écouter par respect pour ma charmante danseuse tandis qu’elle se livre à un exercice des plus dur : recevoir l’appel de l’une de ses sœurs. En réalité, je ne perds pas une miette de la conversation et m’y intéresse même fortement. Des sœurs, voilà qui m’émoustille à un point inimaginable ! J’ai bien du tenter l’expérience une ou deux fois mais là mes amis, il y en a quatre ! Enfin, d’après ce que j’ai compris… Et les rencontrer serait pour moi le plus doux des délices… oui, c’est mon projet le plus évident pour les jours à venir. Ma petite Cassandra est décidément bien plus intéressante qu’elle n’y paraît…

-Tu es triste, mon ange. Cela me déchire le cœur, mens-je avec brio tout en la serrant dans mes bras, une fois sa petite conversation téléphonique terminée. Raconte donc à ton idiot de vampire ce qui te tourmente. J’écarterai les importuns de ta petite vie, ma chérie, tu le sais…

Elle me regarde avec insistance et je devine aussitôt ses pensées, sans même avoir besoin de les consulter. Elle ne désire pas en parler mais, si ça m’intéresse vraiment, elle est prête à me laisser m’introduire dans son esprit. Poliment toutefois, je refuse, mon éternel sourire en coin à l’appui, histoire de la faire fondre et surtout, céder. Il est vrai que je pourrais capter presque n’importe quelles pensées du haut de mes 1400 années, mais je trouve cela bien trop facile. Depuis longtemps j’ai cessé de m’introduire dans l’esprit des gens pour deviner de moi-même leurs pensées, et leurs actions futures. Je vous assure qu’il n’y a rien de plus amusant ni de plus glorifiant. Et ça a cela de délicieux lorsque l’on est proche d’une personne d’obtenir sa confiance en se refusant toujours la moindre intrusion. S’il m’est arrivé de lire dans les pensées de Cassandra, elle n’en a jamais rien su. Tout simplement parce que, comme en cet instant, j’ai toujours pris le temps de m’intéresser à elle et à ce qu’elle avait à dire, l’écoutant et cherchant à la réconforter avec ses seuls mots comme explication. Elle a pu me cacher certaines choses, me mentir. Je lui en ai laissé le pouvoir. Je sais en revanche qu’elle ne l’a jamais fait. Les humains sont fragiles, stupides, et lents. S’ils sentent qu’on leur fait confiance, alors ils se refusent à trahir. Ils prêchent la bonne conduite et se font rouler. Pauvres d’eux…

-Il n’y a rien que je ne puisse faire pour toi, ma douce. A qui parleras-tu si ce n’est point à moi ? Explique donc, je peux comprendre ! Je veux t’aider, crois-moi. Ton sang est meilleur lorsque tu n’es pas contrariée…

Cette dernière remarque je pense l’aidera à se confier. Elle me connaît, et sait que je ne suis pas un saint. Elle sait également que je ne suis pas du genre à laisser le monde pleurer sur mes épaules sans rien attendre en retour. Cette « sérieuse plaisanterie » concernant son hémoglobine fera son petit effet sur sa triste personne. Je me montre honnête, son humanité la forcera à faire de même avec moi… Ah, la manipulation des hommes, c’est d’une triste facilité…
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MessageSujet: Re: You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]   Dim 27 Juin - 22:10

    Je me blottis contre Azraël, dans le fol espoir qu'il oubliera cette interruption et me fera tout oublier, encore et encore. Peut-être que je ne cherche que cela dans mes multiples ébats... L'oubli. Après quoi je cours et qu'est-ce que je veux oublier, ça c'est une vaste question, que je ne veux justement pas aborder. Ce n'est ni intéressant ni très amusant. Mais mon maître me serre dans ses bras avec douceur et m'interroge, exigeant que je me confie à lui. Je n'ai pas du tout envie de me lancer sur le sujet de mes soeurs, cela m'attriste inutilement et fait ressortir la pathétique banalité de mon existence. S'il tient vraiment à savoir, il peut, mais je n'ai pas envie de devoir parler. Je relève la tête et plonge mon regard dans le sien, l'invitant dans mon esprit, espérant qu'il use de sa télépathie. Il ne le fait jamais d'ordinaire, il préfère se tenir à l'écart des pensées d'autrui. Je suppose que c'est plus drôle pour lui, s'il écoutait, il saurait déjà tout, il n'y aurait aucune surprise. Et à son âge, on fait tout pour ne pas s'ennuyer, aussi réclame-t-on des surprises. Mais je tente tout de même le coup. Si pour cette fois, juste cette fois, il veut bien entrer dans ma petite tête et y pioche ce qu'il veut savoir, ça m'arrangerait vraiment.

    Mais il ne faut pas trop y compter et je le sais. Azraël n'est pas un modèle d'honnêteté et de vertu, loin s'en faut mais il ne fait d'intrusions dans les pensées des gens. Je doute que ce soit véritablement par respect, mais c'est ainsi. Il poursuit donc son petit laïus de persuasion, soulevant un point important. Je n'ai personne d'autre... Oh je peux parler à Ava, bien entendu, après tout elle a toujours été ma confidente, ma soeur, mon amie. Mais je ne peux pas tout lui dire, il y a un pan de ma vie dont elle ne connaît presque rien et il vaut mieux que cela reste comme ça. Il y a des choses que personne chez les Newton ne doit savoir, même pas Ava. Ce n'est pas vraiment de la honte, après tout elle sait que je fréquente les vampires... de près. Même Diana le sait. Disons que je les protège. Et que je me protège. Ceci est mon univers, à moi seule je n'ai pas à leur rendre de comptes sur ce que je fais dans ce monde nocturne et effrayant. Alors je protège, quoi exactement je l'ignore. Moi. Et les miens.

    Mais il insiste, ajoutant même une pointe d'humour qui n'en est pas tout à fait une. Je sais qu'il me garde près de lui, qu'il me dorlote et qu'il nourrit mes enfantines illusions pour une raison principale. Mon sang. Il est un nectar précieux, bien qu'il n'en est pas tellement besoin, après tout un vampire tel que lui peut se passer de nourriture un moment. Mais il y a sa gourmandise et son plaisir, que mes maigres talents essayent de satisfaire. Et celui qu'il me procure lui, qui est non négligeable. Alors je lui dois bien une petite confession sur l'oreiller, ce qui est tout de même délicieusement cliché. De plus ou moins bonne grâce, je pose ma tête contre son torse et commence à parler:
    - J'aimerai bien que tu écartes les importuns, c'est sûr... Mais là, je pense que je ne pourrais pas te laisser faire, il s'agit de ma soeur. C'est une petite pétasse prétentieuse, parfaite petite fifille à papa et maman. Tout ce que je ne serais jamais, tout ce que mes parents adorent. Alors tu comprends, elle veut me ramener sur le chemin de la lumière.

    Je ris, d'un rire bien sarcastique et bien jaune qui ne dissimule que mal ma colère et les larmes que je refoule avec l'expérience acquise. Je continue ma minable anecdote, ne doutant pas qu'elle déçoive mon maître:
    - Alors elle m'appelle de plus en plus souvent, à des heures improbables, s'offusquant que je sois debout, me demande toujours où je suis, ce que je fais. Je lui mens, bien sûr. Mais je sais qu'un jour ou l'autre, un jour qui arrivera beaucoup trop vite à mon goût, elle va débarquer à St-Pétersbourg avec son air de première communiante et me pourrir la vie en bonne et due forme.

    La colère gronde encore un peu plus et, malgré moi, je m'emporte et elle éclate:
    - Ce que je peux la détester ! Elle et ma putain de mère, mon père. Ils n'ont jamais rien fait pour moi, pour m'aider, jamais ! Et maintenant ils m'envoient leur petit cul béni de Diana pour m'emmerder... Il m'arrive même d'en vouloir à Rebecca, cette sale petite profiteuse !

    Comme l'enfant perdue que je demeure, je fonds en larmes et me laisse fondre entre les bras de mon amant. Sa présence a beau être intéressée et froide, au sens le plus littéral du terme, c'est la seule affection, le seul semblant d'amour que je possède. Mes pleurs ridicules redoublent à la pensée que je ne serais jamais plus que la servile et docile nourriture d'un vampire joueur. Je l'aime pourtant, comme les adolescentes aiment les vilains garçons en blouson de cuir. Stupide enfant... Mais je n'y peux rien. Il est tout ce que j'ai en dehors de ce cercle familial qui me pèse. Cruelle ironie du sort de n'avoir personne d'autre à qui se confier qu'un vampire de plus de mille ans, qui ne s'occupe de vous que parce que vous le distrayez...

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Double compte de Léandra E. Wilson
Gif (c) Crazy Bunny
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MessageSujet: Re: You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]   Jeu 15 Juil - 19:41

Ah, les humains ! Ils sont si… insignifiants ! A tel point qu’ils en deviennent parfois intéressants. Vous vous demandez peut-être comment cela est possible. En vérité, il n’y a à cela rien d’étonnant. Imaginez vous avoir vécu durant plus de 13 siècles, une vie entachée de crimes, de sang, de violence, de tromperies, de courses-poursuites et autres joyeusetés de genre. La banalité d’une vie humaine à côté de tout cela ne deviendrait alors qu’à vos yeux une mine d’or à explorer, fascination à l’appui. J’ai tout oublié de ma vie humaine, ou presque. Pour être honnête, elle n’avait certainement rien d’intéressant. J’ai toujours paradoxalement considéré ma vie comme commençant à l’aube de ma non-vie. Il avait beau être fou et à éliminer -ce dont je me suis personnellement chargé- je ne regrette en rien l’action décisive de mon maître à l’époque. Ma transformation est ce qu’il m’est arrivé de mieux, je puis vous l’assurer. D’autant plus qu’à chaque siècle passé, j’ai encore la chance de trouver quelque humain misérable auxquels me raccrocher…

Ils sont si drôles avec leurs ennuis ! Ce qui n’a pas d’importance pour nous autres vampires, en a une capitale pour les petits êtres qu’ils sont. Entendez donc mon garde-manger attitré, et ses histoires de famille ! Je savais déjà qu’elle avait des problèmes de ce côté-là, et croyez le ou non, bien que je trouve cela ridicule quelque part, sa vie, son existence, les raisons de son départ m’intéressent ! Vous dire que cela me fait me sentir plus « humain », serait probablement mentir. Il y a bien longtemps que ma personne n’abrite plus la moindre parcelle d’humanité, à vrai dire. Mais cela m’extirpe de mon quotidien vampirique. Mes problèmes à moi, c’est de savoir om je vais cacher un corps pour ne pas exciter la curiosité des humains et effacer mes traces de manière à ne pas m’attirer les foudres de l’Amnistia. Oui car voyez-vous, j’ai passé ces derniers siècles à entrer en altercation avec ces gens honnêtes, et si cela m’amusait éperdument fut un temps, ce n’est plus le cas. On se lasse de tout, voyez-vous. Et leurs agents ne sont plus ce qu’ils étaient autrefois.

-Mon pauvre petit chat. Il faut que tu saches que je serai toujours là pour toi, ma douce. Je ne ferai rien contre ton gré mais je n’aime pas que tu sois triste, ou en colère. Je ferai tout pour toi, il suffit que tu me le demandes…

Ce mensonge éhonté me fait intérieurement mourir de rire. Au ton de ma voix, le rictus naissant au coin de mes lèvres, il est évident que je ne fais que me jouer d’elle, affirmant tout le contraire de ce que je ferai véritablement pour elle. Car sans doute l’abandonnerai-je d’ici quelques années et du reste, je n’aspire à l’instant qu’à connaître ses chères petites sœurs, ce qui fera parti de mes projets pour les jours à venir. La partie hilarante de cette proposition se trouve être précisément la façon dont elle va la percevoir. Tout en sachant pertinemment quoi je ne suis pas sincère, je la connais assez pour savoir qu’elle cherchera malgré tout à y déceler une part de vérité. Elle n’est pas stupide, mais bien trop naïve. Elle espérera alors intimement qu’un jour mes paroles soient sincères, et aura beau se dire qu’elle ferait mieux d’avoir peur, restera près de moi cette nuit, puis reviendra, comme à chaque fois. Je la connais trop bien, ce qui commence à devenir ennuyeux. Allons bon, je ne m’en débarrasserai pas tout de suite, cela va de soi. Pour être honnête, je me suis tellement habitué à cette petite humaine que j’ai moi aussi l’espoir de la voir changer. Peut-être comprendra-t-elle un jour qu’il lui faut me proposer autre chose. Quelque chose de nouveau. Peut-être me surprendra-t-elle. Peut-être s’en ira-t-elle de son propre chef… Allez savoir.

Pour l’heure en revanche, mon petit sucre d’orge en a trop entendu, et a besoin une fois de plus de s’extirper de sa triste réalité. A quoi puis-je bien lui servir, sinon à cela ? Un sourire aussi pervers que sadique accroché à mes lèvres, je la serre alors contre mon torse, puis, d’un mouvement habile, la renverse avec violence sur le matelas faiblement entaché de sang.

-Allons, je n’aime pas te voir triste, tu le sais. Je vais tâcher, mon petit ange, de te faire oublier tout cela.

Voilà bien un point sur lequel je suis sincère.

Alors, sans plus attendre, j’arrache le drap fin qui recouvre son corps et me jette sur elle. Empoignant ses cheveux, je pousse sa tête en arrière et saisi sa taille de mes mains. Docile, elle se cambre, et, gémissante, m’invite à entrer en elle, encore. Je la pénètre sans plus attendre avec violence, peu soucieux des larmes qui coulent sur son visage. Elle sait qu’à la douleur succèdera le plaisir, et que j’ai plus encore à lui offrir.

Après 3 bonnes et pleines minutes au moins d’allées et venues de ma part au dessus de son corps tremblant, la sueur dégoulinant de son front, je décèle le malaise poindre à nouveau. J’abandonne alors mon exercice et me retire avec brusquerie, offrant à sa poitrine d’autres somptueuses et délicieuses caresses. Puis, descendant jusqu’à ses cuisses, je fais glisser ma langue sur sa peau blanche.

Ma gourmandise me tuera. Le sang bat dans ses veines à la vitesse du mien, nos deux corps s’emballent à l’unisson. Profitant de cet instant, je dévoile une fois de plus mes crocs luisants, et cédant à la folie de ma bête excitée, plonge dans son artère fémorale avant d’exercer l’irascible succion qui me secoue tout entier de plaisir.
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You are for me, for me, for me, for me slave. [ Cassy ]

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