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 Quand le sang peut tout changer...[pv Isma]

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Secrétaire général de l'Amnistia
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MessageSujet: Quand le sang peut tout changer...[pv Isma]   Jeu 1 Juil - 17:26

    Pas une goutte de sueur, pas d'accélération du rythme cardiaque, pas d'essoufflement, la condition de vampire peut parfois sembler pesante à bons nombres de mes congénères, mais force est de constater que c'est fort utile quand, comme moi en ce moment, vous courrez depuis des heures dans les bois à la recherche d'un criminel en fuite.

    Je suis quelqu'un de froid en toute circonstance vous dira-t-on, pourtant quand j'ai l'occasion d'être sur le terrain, même si je contrôle mes pulsions instinctives de vampire, je ne suis plus qu'un prédateur implacable et sans sentiment. Si je me désigne un ennemi, que ma tâche est de l'éliminer, alors je vais jusqu'au bout, sans montrer la moindre pitié.

    Voilà des heures que je me suis lancé dans une course poursuite avec un loup renégat, si d'ordinaire ma façon de faire est plutôt d'arrêter et de tenter de raisonner, cette fois il en est tout autrement, cette fois l'un de mes hommes est mort, assassiné froidement alors qu'il rentrait chez lui; pris par surprise par un monstre voulant agir par provocation pour provoquer la colère de l'Amnistia...il a réussi.

    Dès l'annonce du décès de mon agent, je me suis rendu à son chevet, ai descellé deux odeurs bien distinctes sur lui: la sienne et celle de son agresseur. Je suis alors partit en chasse, le tueur a de l'avance sur moi, mais j'ai confiance en ma vitesse pour le rattraper.

    Je le sens, à quelques enjambée devant moi maintenant. Il a sentit ma présence, tente d'accélérer; mais c'est peine perdue. D'où je suis je peux voir, je peux sentir...c'est un jeune loup, pas plus de 5 ans d'existence...fougueux, mal appris, il n'a pas été éduqué convenablement et s'attaque à tout ce qui passe à sa portée pour se nourrir. Il a malheureusement croisé la route d'un de mes hommes, d'un humain. Et mon coeur mort se met à saigner.

    Mon âme damnée pleure sur le sort qui attend ce jeune loup, plus apeuré qu'autre chose, mais je n'ai pas le choix, la loi est claire, il doit mourir. Je le dépasse, me poste devant lui pour lui barrer la route, quand soudain, alors que je pose mon pied au sol, une présence sur ma gauche attire mon attention.

    J'étais tant absorbé par le loup que je n'ai pas vu l'humain qui passait simplement dans le coin. Celui ci m'aperçoit, se demandant comment j'ai pu me matérialiser pratiquement devant lui, et je me dirige dans sa direction mais trop tard...l'odeur du sang frais à déjà attirée le lycan qui à une vitesse hallucinante saute sur l'homme et le mort sauvagement à la jugulaire.

    J'arrive peu après et alors que la bête relâche son étreinte, je lui assène un terrible coup de poing qui le fait voler plusieurs mètres plus loin. Mais je ne le laisse pas s'enfuir, ce crime qu'il vient de commettre devant moi est celui de trop. En une fraction de seconde, je suis derrière lui.

    Ton temps ici bas est terminé jeune loup, tu ne tueras plus!

    Sa tête tombe sur le sol dans un bruit mat, alors qu'un feu intense dévore sa chair. Je le laisse là et retourne vers sa dernière victime. L'homme est saigné, l'artère ouverte son sang s'écoule à flot sur la mousse. Je n'ai pas le temps de l'emmener se faire soigner ailleurs, je dois agir vite et il n'y a qu'une seule solution si je veux le sauver.

    Il ouvre les yeux, et ne cherchant pas à piocher dans son esprit si la panique l'a déjà gagnée ou non, s'il réalise ce qui lui arrive, je déchire les ligaments de mon avant bras gauche avec mes crocs, et laisse le liquide purificateur se répandre sur ses plaies.

    Ne t'en fais pas! Tu vas vivre!

    Bien assez de cadavre ce sont entassé aujourd'hui, cet enfant doit vivre coûte que coûte. Il le faut!
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MessageSujet: Re: Quand le sang peut tout changer...[pv Isma]   Sam 3 Juil - 23:26





Le soleil vient de se coucher par delà les plaines de St Petersbourg. Par habitude, j’ai délaissé ma planque urbaine pour passer la nuit à l’extérieur. Les températures sont remontées avec l’arrivée de l’été, d’après ce que disent les gens d’ici, l’un des plus chauds qu’ils n’aient jamais connu.

La brise nocturne fouette délicatement mon visage tandis que je quitte les bords de la Neva. A travers les herbes relativement hautes, je me fraye un chemin jusqu’à mon campement préparé de la veille. Dans le ciel, la lune est ronde et pleine, d’une présence imposante, elle surplombe la terre en maîtresse des cieux, imperturbable et sereine. Tout autour les étoiles s’attèlent en nuages respectueux, que je contemple à l’occasion. Rassurant mon bâtard de compagnon d’une tape amicale sur le sommet du crâne, je reconnais, tête penché en arrière quelques constellations, sans m’y attarder cependant. L’animal est impatient et n’aime pas me voir traîner à l’arrière. Par habitude alors, je cède, et avance d’un pas franc. Ses jappements réguliers me parviennent à quelques mètres chaque fois. Il est d’humeur joueuse et profite de la fraîche soirée pour se dépenser. A plusieurs reprises, je lui lance un bâton qu’il me rapporte, puis le lance de nouveau à bonne distance. Impossible pour moi de voir où il tombe tant l’herbe est dense par ici. Mais Charly saura le récupérer rapidement, aucun doute là dessus.

En face de nous se dresse une épaisse et sombre forêt. Je me souviens de devoir la contourner pour retourner jusqu’au campement. Par réflexe, je me munie d’un long bout de bois ornant le sol lorsque j’entends au loin des hurlements lupins. J’ai déjà croisé ces bêtes sur ma route et je sais qu’ils sont peureux. C’est d’ailleurs une chance pour eux. Quelquefois il m’est même arrivé de partager mon repas avec eux. Quand ils sont en bande ils peuvent être dangereux. Je ne me suis pourtant jamais fait attaquer.

-Charly ?

Au bout de plusieurs minutes de divagation, je constate que mon compagnon à quatre pattes a déserté. Je l’appelle plusieurs fois, le siffle et me demande s’il m’entend réellement. Je perçois enfin ce qui ressemble à l’un de ses habituels jappements, dans le lointain. Les bois, si je ne m’abuse. Instinctivement alors, je pars à l’encontre de mon animal de compagnie, qui n’en est pas tant un qu’un ami fidèle qui me suit depuis près d’un an à présent.

Un sentiment étrange me prend lorsque je commence à m’enfoncer dans l’épaisseur des fourrés. J’ai toujours mon bâton avec moi, aux aguets, j’écoute attentivement les manifestations alentour et tente de discerner l’habituel de l’anormal. J’appelle encore cet idiot de chien que je sais attiré par quelque chose. Un autre animal, probablement. Ce n’est pas normal, il écoute, d’ordinaire. Quand il veut. Hum…

Mon pas s’accélère de même que ma respiration. Malgré moi je commence à m’inquiéter. Je ne sais que trop qu’il n’est guère raisonnable de m’enfoncer dans ces bois trop bien préservés. Rien à voir avec une petite forêt française bien taillée, dans laquelle on peut trouver au mieux quelques chevreuils inoffensifs et peut-être un ou deux sangliers. Ceux que les chasseurs n’ont pas réussi à coincer.

Sans m’en rendre compte, je commence à courir. Alors que je croyais mon chien en danger, je me sens moi-même pris au piège, coursé. Les arbres défilent à toute vitesse devant moi. J’entends se rapprocher l’eau courante d’un petit ruisseau. Le clapotis de l’eau contre les pierres et le fond. Je suis inévitablement poursuivi. Par quoi, ou qui, là demeure l’essentielle question.

A laquelle je n’ai pas vraiment le temps de chercher à répondre. J’ignore comment me sortir de ce guêpier, bien que sachant pertinemment que l’orée de cette forêt de me sauvera d’aucune manière, puisque bien trop éloignée. Je cours vite, mais probablement pas assez pour la « chose » qui m’a pris en chasse. Et si tout cela n’était que le fruit de mon imagination parfois bien trop fertile ? Si je m’arrêtais, et découvrais que tout cela n’est pas réel ?

Pris dans mon élan, je trébuche, rien d’étonnant. Et mes espoirs un peu fous s’envolent. Une force extérieure, insupportable, me comprime la poitrine, m’empêchant de bouger. J’ai beau tendre le bras pour saisir un semblant d’arme dans la panique, je ne peux effectuer le moindre mouvement. Je mords la terre et les feuilles jonchant le sol, et sent des griffes labourer mon dos, ma gorge, une gueule béante s’ouvrir aussitôt puis… se refermer, brusquement. En un sursaut, je parviens à étouffer un dernier sanglot. Mon corps se libère d’un poids énorme. La bête, l’animal, la chose, que sais-je, je n’ai pas eu le temps de l’examiner avec attention, se voit projetée quelques mètres plus loin. La douleur irradie mon corps à mesure que je sens le liquide brûlant se répandre sur ma gorge. Je suffoque, ses pattes ont probablement déchiré mon cou. Soudain ma respiration est coupée totalement et je n’y vois plus. Mes yeux se sont fermés, peut-être même… à jamais.
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Quand le sang peut tout changer...[pv Isma]

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