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 Moi Ullian...Beta...frère de...

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MessageSujet: Moi Ullian...Beta...frère de...   Jeu 1 Juil - 11:35

Dimitriov, Ullian Damian

feat CAM GIGANDET




• RACE (vampire, sorcier, humain, esprit, ou loup ?) : Loup garou...

• AGE(réel et en apparence pour les loups, vampires, sorciers et esprits) : écrire là aussi...j'ai 74 ans, mais je n'en parait pas plus de 25!

• DATE & LIEU DE NAISSANCE : 14 août 1936

• NATIONALITÉ / ORIGINES : Russe

• STATUT (place au sein de la société ? Appartenance à l'Amnistia, ou l'Assemblée, la meute, etc.) : Beta de la meute de Saint Petersbourg

• LIEU DE RÉSIDENCE : Aux alentours de la ville, dans une maison ancienne.


©Eidolon


« Who are you ?! »

« Who ?! Who ?! Who ?! Who ?!! »


• « WHO DO YOU THINK YOU ARE ? » Et si tu me parlais un peu de toi, mon chou ? Voyons, installe-toi sur le divan et raconte moi ton histoire ! Tu es libre de me dire ce que tu veux, m'enfin, n'oublie pas que c'est mieux si j'en sais un maximum sur toi... Ton enfance, ta façon de voir les choses, tes relations, tes goûts, les étapes importantes de ta vie, ton caractère, tes envies, tes particularités, ta transformation peut-être ainsi que ta place ici... sache que tout cela m'intéresse, mon ami !

Je m'appelle Ullian Damian Dimitriov, je suis Russe, né le 14 août 1936 dans une petite bourgade près de Moscou. Mon nom vous dit peut-être quelque chose? Il me semble que mon frère Alekseï a dû vous parler ne serait-ce qu'un peu de moi il y a peu; car j'ai en effet un frère aîné avec qui je voyage depuis bien des années maintenant. Je suis né humain, au contraire de mon frère qui lui est le fruit de l'union de ma mère avec ce qui devait certainement être un loup alors (simple supposition de ma part car je ne l'ai jamais connu). Mon père à moi fut le deuxième homme à s'occuper de ma mère, il la courtisait depuis quelques temps déjà, et alors que l'autre avait pris la poudre d'escampette bien avant ma naissance, lui nous éleva moi et Alek. Voilà pour quoi ce dernier pris son nom alors que moi je le reçu en héritage. C'était un homme juste et bon, travailleur acharné et bon mari, que je fit pourtant tourner en bourrique tout autant que cette mère qui m'aimait tant. 

Je n'étais pas un mauvais fils, non rassurez vous, simplement très turbulent déjà dès mon plus jeune âge. Tout petit je ne tenais pas en place, je ne mis d'ailleurs pas longtemps à gambader partout dans la maison, et inutile de vous dire que j'adorais toucher à tout ce que je pouvais atteindre. Heureusement nous ne possédions rien de valeur que j'aurais pu briser à cette époque; ce ne fut jamais le cas à aucune époque d'ailleurs. Le monde dans lequel nous vivions était très pauvre en ce temps là, et nous nous l'étions peut-être bien plus encore. Mes parents étaient de simples fermiers, travaillant la terre de leurs mains avec les outils les plus rudimentaires qu'on puisse trouver en ce temps là. Je n'eus donc pas une jeunesse dorée, mais ce n'est pas vraiment cela qui forgea l'homme que je suis aujourd'hui. 

Alek, est cinq ans plus vieux que moi. Il n'a ni plus, ni moins souffert de cette vie rude et peu prometteuse, pourtant un jour, alors que j'étais dans ma dixième année, il disparut sans laisser de trace. D'aucun dirons qu'il avait fugué pour échapper à cette vie, il avait quinze ans et resterait vraisemblablement toute sa vie à la ferme. Mais moi je pressentais qu'il y avait autre chose derrière tout cela, jusqu'alors, lui et moi n'étions pas forcément les frangins les plus unis du monde, mais je ne concevais pas qu'il puisse être parti sans même prendre la peine de me dire au revoir. J'étais jeune et plein d'illusion sur ce que devais être les rapports entre personnes d'une même famille. Après quelques jours, il finit par réapparaître, il parla avec nos parents, puis je m'approchais d'eux pour essayer d'entendre ce qu'ils pouvaient bien se dire. Il ne m'adressa pas la parole, mais me lança un regard qui me glaça le sang. Ce n'était pas un regard agressif, mais je lut tout de suite dans ses yeux qu'il allait partir pour ne plus revenir. D'un bond, il se leva, et la scène restera à jamais gravée dans ma mémoire, comme au ralenti, je le vis s'éloigner sans comprendre, sans comprendre pourquoi ils nous, non, pourquoi il m'abandonnait. Je n'ai même pas le souvenir des pleurs de ma mère ou de mes propres cris, juste le sentiment qu'à ce moment là, tout mon cerveau s'était engourdi et qu'un bruit sourd avait empli mes oreilles; puis las de hurler, je m'évanouissais pour ne me réveiller que le lendemain. 

Les jours passant, et ce bien malgré moi je dois l'admettre, je sentais la colère gronder en moi, le ressentiment m'envahissait, j'étais certain que jamais il ne reviendrait; et le pire de tout cela, c'est que je me sentais bêtement et naïvement responsable de son départ. Je n'étais déjà pas ce qu'on pourrait qualifier d'enfant sage à l'époque, mais dès lors, je devins de pire en pire. Persuadé d'être responsable de tous les malheurs de ma famille et voyant ma mère de moins en moins heureuse au fil des jours, j'en déduisais que je n'avais toujours été pour elle finalement qu'un fils de substitution, je n'avais qu'une envie, hurler mon mal-être à la face du monde. Puis que je souffrais, pourquoi aurais-je dû être le seul après tout? Désormais, consciemment ou non, je ne faisais que conneries sur conneries. N'étant pas instruit, je restais aux champs avec mon père pour l'assister, et je dois reconnaître que dans le travail je restais sérieux; notre survie dépendait bien trop de nos récoltes pour que je me laisse aller à le mettre en péril. Mais dès que mes obligations étaient remplies, je m'évertuais à faire tout mon possible pour pourrir la vie de mon entourage, et quand j'atteins enfin ma majorité, mes parents ne me voyaient que pour le travail et pas toujours pour les repas. 

En grandissant je découvris l'alcool et ses bienfaits comme ses méfaits. Je passais plus de temps à boire qu'à m'alimenter d'ailleurs, et je fus souvent ramasser saoul et couverts d'échymoses, j'avais une prédisposition naturelle pour attirer les ennuis ou les provoquer. Il ne se passait pas une semaine sans que je me batte, qu'elle qu'en soit la raison et je dois dire que la violence me procurait un sentiment d'oubli presque aussi intense que l'alcool; je fuyais mes démons en un sens, mais je ne faisais que me mordre la queue et tourner en rond. Je m'enfonçais petit à petit dans une spirale autodestructrice. Mais ce qui me perdait le plus je dois bien le dire, c'était les femmes. Ne faisons pas montre de fausses modesties, je suis d'un physique plutôt agréable et qui fait assez bonne impression à la gente féminine; de ce fait, je n'ai jamais eu aucun mal à trouver de compagne, même si je ne restais jamais longtemps avec la même fille. Je m'abandonnais dans leurs bras, me laissant griser par leurs parfums, et aujourd'hui je me dis que de mon temps humain, j'eus vraiment de la chance de ne pas contracter de maladie quelconque; mais on ne pensait pas à tout cela à l'époque, et depuis, ma condition de loup me protège de se genre de chose dont je ne suis toujours pas calmé. 

Car oui je suis moi aussi un loup et cela depuis fort longtemps. Comment cela est arrivé? J'y viens rassurez vous.

Début des années soixante, la Russie se relève à peine encore difficilement de la deuxième guerre mondiale, tout en étant engluée jusqu'au coup dans la guerre froide. Il ne fait pas bon être un citoyen lambda dans ce pays, et l'oppression du régime en place envers les paysans est toujours aussi forte. Entre les pillages ou les réquisitions de l'état, les agriculteurs n'ont plus grand chose pour se nourrir, et c'est bien péniblement que les Dimitriov arrivent à survivre. C'est dans ce contexte, que environ dix ans après son départ, Alekseï choisit de revenir parmi les siens. Un soir que je rentrais tranquillement des champs avec notre père, nous le trouvâmes attablé avec mère, comme si de rien n'était, comme si il en avait toujours été ainsi. Sur le moment, je fus si estomaqué que je prononçait pas un mot, mais le regard que je lui lançais était sans équivoque. Comment osait-il revenir le plus naturellement du monde après tout ce qu'il avait fait subir à mes parents, après tout ce que j'avais subit. Pour moi il était mort depuis longtemps déjà, je ne l'espérais certes pas mais en était convaincu. 

Pendant des mois, peut-être même un peu plus d'un an en fait, il allait et venait, ne faisant le plus souvent que passer, en tout cas, lui et moi ne nous adressions toujours pas la parole. J'étais bien trop rempli de colère envers lui pour faire un pas vers la réconciliation, pas qu'il ne franchissait pas lui même d'ailleurs, par peur de ma réaction, ou simplement par désintérêt de ma personne...je ne savais qu'en penser en fin de compte. Notre père mourut entre temps, épuisé par une vie de labeur acharnée qui le laissa sur le carreau pour toute récompense. Je le vécut très mal et fut indigné par le manque de réaction d'Alek. Lui et moi nous terrions dans le mutisme l'un envers l'autre. Pourtant, le temps finit par faire son oeuvre et progressivement lui et moi nous nous remirent à nous adresser la parole. Pas de manière conviviale certes, mais nous ne pouvions pas passer notre temps à nous ignorer, d'autant plus qu'il venait de plus en plus fréquemment depuis le décès de notre père. Je ne changeais pas fondamentalement d'attitude pour autant, et continuait mes soirées de beuveries et de violences que mon frère ne cessaient de me reprocher par ailleurs. Aurais-je dû l'écouter? Sur le moment je pensais que oui, mais avec le recul, je ne puis regretter ce que je fis ce soir là...le soir où je devins ce que je suis aujourd'hui. 

C'était une nuit curieusement sombre. Aucune lumière ne filtrait ni ne venait se refléter sur la neige qui recouvrait le sol. Comme à mon habitude, j'était sortit en charmante compagnie et avait passé ma soirée à boire et à me saouler plus que de raison. En sortant d'un bar miteux très tôt le matin et complètement ivre, j'eu le malheur de tomber sur une bande de cinq types à l'air patibulaire qui bousculèrent une de mes "amies". N'écoutant que mon courage (ou ma crétinerie au choix), je me fis un devoir de venger la demoiselle, malheureusement pour moi j'étais trop saoul pour me défendre correctement, et je fus bien vite mis sur le carreau, dans un état très grave; en vérité il y avait peu de chance que je survive à cette rixe qui devait surement être celle de trop. Ma mère était au désespoir, même à l'article de la mort, je l'entendais pleurer à mon chevet alors que j'étais totalement incapable de lui répondre, n'étant qu'à demi conscient. Je ne sais pas combien de temps je restais dans cet état, mais je me rappel parfaitement de ce qui se produisit ce fameux soir. 

Je ne distinguais plus grand chose à ce stade, presque tous mes sens étaient en sommeil désormais, je ne parlais plus, n'entendait plus rien, ne ressentait plus rien; pourtant je ressentit bel et bien la morsure que je sus m'avoir été infligée par mon frère par la suite. Au moment où ses crocs pénétrèrent ma chair, une vague de chaleur déferla en moi comme un feu trop nourri consumant tout sur son passage. Je dus rester dans un état délirant et suffocant pendant au moins deux jours je pense, bien que je n'avais pas les facultés mentales pour m'en assurer. Puis, peu à peu, la brûlure s'estompa petit à petit, et je fini par me réveiller un beau matin, surpris mais heureux d'être toujours en vie. Ma mère me serra dans ses bras, m'étouffant de tout l'amour qu'elle avait pour moi et que je ne soupçonnais même pas. Croisant ensuite mon frère, je le trouvais dans un état que je trouvais plus tendu et je compris bientôt pourquoi. Alek m'expliqua le plus délicatement possible qu'il venait de faire de moi un loup. 

Un loup? J'avoue que sur le moment cette idée me fit tout drôle, je me moquais même ouvertement de lui, croyant qu'il avait perdu la raison. Pourtant au bout de quelques jours déjà, je commençait à sentir que quelque chose avait changé en moi. Je me sentais plus fort, tous mes sens étaient en éveil, exacerbés comme jamais ils ne l'avaient été auparavant. Je courais plus vite, frappait plus fort, ne ressentant pratiquement pas la fatigue, j'entendais le moindre bruit aussi imperceptible était-il; mais surtout, j'avais une agressivité accrue et une terrible envie de sang. Je crois que c'est ce qui à décidé Alek à m'éloigner de ma mère. Il avait peur que je devienne incontrôlable et finisse par lui faire du mal, et j'admets que je le redoutais moi aussi. Nous la quittâmes donc un peu avant ma première transformation, et force est de constater que mon frère avait eu raison de m'écarter des humains avant qu'elle ne se produise. 

Je n'ai jamais été quelqu'un de très fréquentable mais depuis ma transformation, tout au moins au début, j'étais encore pire. Mon frère avait toutes les peines du monde à contenir mes pulsions meurtrières et je lui donnait beaucoup de fil à retordre. Il y eu bien quelques dérapages, mais il ne s'en sortit pas trop mal au final, et je devenais un peu plus influençable en sa présence. Je vous vois venir, bien sûr que je suis toujours aussi "chien fou" dirons nous, mais il m'appris à l'époque à détourner ma rage et ma bestialité contre d'autres choses que les hommes. Je pus alors par la suite me mélanger aux humains comme je le faisais quand je l'étais moi même. Néanmoins, au fur et à mesure que je vivais avec mon frère, je me mis soudain à comprendre quelle avait dû être la vie d'Alek pendant toute ces années, et même si je ne le plaignais pas (ma condition de loup m'enchantait), je réussi enfin à me mettre à sa place et à lui pardonner toutes ses années d'absences. Cela ne m'empêchait pas de le faire hurler et de le faire perdre la tête par mes âneries ( on ne se refait pas après tout), mais même s'il nous arrivait souvent d'en venir aux mains, je veillais toujours à ne pas dépasser la limite. Je perdais à chaque fois de toute façon, j'avais pour moi la vitesse et l'agilité et le fait d'être parfaitement à l'aise dans ma nouvelle peau; mais Alek avait pour lui la force et des années d'expérience. Et puis sans jamais l'avouer, je l'admirait et en venait à le respecter, mais pas question de le lui montrer. Au fil du temps il finit par avoir confiance en moi, sachant que si le besoin s'en faisait sentir je serais là pour l'épauler. M'estimant finalement prêt à le suivre, nous nous mirent en route.

Nos pérégrinations nous emmenèrent un peu partout en Russie, nous ne restions jamais très longtemps au même endroit. Alekseï essayait au maximum de faire en sorte que nous ne nous fassions pas repérer ni par les humains, ni par nos semblables, mais il faut avouer que je ne lui facilitait pas la tâche. Je crois qu'hier comme aujourd'hui, malgré tout mes efforts, je ne pourrais jamais corriger ce que je suis au plus profond de moi. Quand enfin ce vagabondage à travers les longues pleines désertiques du pays nous épuisa par sa répétitivité, Alek m'entraina vers Moscou; ville beaucoup plus vaste et mouvementée que tout ce que j'avais connu jusqu'alors, et inutile de vous dire que je me sentis comme un poisson dans l'eau dans un tel environnement de bars et de quartiers malfamés. Oh au début, mon frère me fit me cantonner au abords de la grande cité, mais très vite je devins tellement insupportable de frustration qu'il me laissa faire ce que je voulais et que je m'échappai chaque nuit pour assouvir mes désirs charnels, ceux ci encore plus dévorants depuis que j'étais loup. Chaque nuit je passais de fille en fille, de bar en bar, sans jamais ramener qui que ce soit avec moi à notre refuge, sauf cette nuit là. 

En fait de nuit, il s'agissait plutôt du petit matin. j'avais encore une fois déserté pendant longtemps, et je vis tout de suite au visage de mon ainé qu'il s'était inquiété pour moi. Mais sa surprise fut toute autre quand il vit qui j'avais à mon bras cette fois. Je n'avais jamais ramené de conquête jusque là donc, mais cette fille, magnifique blonde répondant au prénom de Vikita n'était pas du tout comme les autres. C'était une louve vivant parmi les hommes que j'avais rencontré dans un bar où elle servait quelques temps auparavant. Ce fut d'ailleurs la seule fille de la ville avec qui je passais plus d'une seule nuit, tant elle était belle et tant elle m'intriguait. Elle avait une force de caractère et une intelligence très prononcée. Bref elle me faisait de l'effet c'est le moins qu'on puisse dire, et encore aujourd'hui même si nos rapports ont évolué, je garde une tendresse spéciale pour elle. Je suis certes le second de la meute, mais je ne tiens cette position que grâce à ma plus grande force physique. Il n'est que justice d'admettre que Viki est bien plus raisonnée et raisonnable que moi et même si je ne fais jamais usage de ma force au sein de mon clan (à part en ce qui concerne mon frère), elle n'occupe que la troisième place. Mais elle est la seule qui puisse me faire entendre raison quand je fais des miennes, par ce mélange d'autorité et de douceur dont elle sait faire preuve à mon égard. 

Vous l'aurez deviné vous même, elle finit par rejoindre la meute un jour, mais pas ce fameux matin, pas encore, je dois vous expliquer comment tout ceci est arrivé. Au début, je passais beaucoup de temps avec elle, j'appréciais réellement beaucoup sa compagnie, mais que voulez vous, je suis un loup, et l'un de ceux dont la libido est certainement la plus forte d'entre nous. Il est donc tout naturel que je me mis à faire de nouvelle rencontre, et à mon grand étonnement, Viki elle même me présenta à sa cousine Rehan. Une humaine qui apparemment connaissait le secret de sa cousine et n'avait pas l'air de me craindre alors même qu'elle apprit que j'étais moi aussi un loup. Cette situation m'amusait au plus haut point, et je me délectais alors des charmes de cette charmante jeune femme, mais quelque chose que je n'aurais jamais soupçonné se produisit quelques temps plus tard. 

Un soir mon frère m'accompagna dans le bar où travaillait Vikita, et j'en profitais alors pour lui présenter sa cousine qui était à mon bras. Sur le moment, il ne dit rien, mais je perçu alors une sorte de tension provenant de lui. Je mis cela sur le coup de la désapprobation de ce que je faisais, j'étais dans l'erreur. En réalité, et je l'appris un peu plus tard, mon frère était tombé fou amoureux de Rehan au premier regard. A tel point, que pendant une de nos transformations, il se passa un évènement qui faillit être tragique pour nous tous. Nous avions prévu une partie de chasse entre loups ce soir là, Vikita nous avait rejoint comme elle le faisait assez souvent depuis quelques temps et tout se passait bien, nous traquions le gibier avec plaisir et la chasse était d'ailleurs assez bonne. Mais tout à coup, Alek s'arrêta net puis soudain changea de direction. Je ne la sentis que peu après lui, mais apparemment, Rehan s'était égarée en forêt. Je me lançais à la poursuite de mon frère et arrivait à l'endroit où se tenait la jeune femme, nous regardant avec un mélange d'effroi et d'admiration. Vikita s'approcha d'elle pour la rassurer, et instinctivement je fis de même. C'est là que tout bascula. Sans que je puisse réagir ni même le prévoir, mon frère sous sa forme lupine se jeta sur moi. Il m'aurait certainement gravement blessé si contre toute attente la jeune femme ne s'était pas interposée et n'avait reçu la morsure à ma place. Mon frère repris alors ses esprits et moi et Vikita en profitèrent pour le faire reculer, menaçants tous les deux. Il aurait pu se lancer dans l'affrontement, il aurait pu nous battre même si nous nous étions défendu comme des lions, mais il recula finalement, se soumettant à nous réalisant ce qu'il venait de faire. 

Il tenta d'aller voir dans quel état se trouvait la jeune femme, mais sa cousine ne le laissa pas faire, et il se mit alors à courir, me laissant là avec les deux autres. Je restais un peu avec elles, mais je finit par le rejoindre. Après tout c'était mon frère et je ne lui en voulait déjà plus, je n'ai jamais pu lui en vouloir très longtemps depuis qu'il m'a sauvé au final. Un mois s'écoula presque, et il fut décidé que lui et moi partirions de Moscou dès notre transformation. J'étais décidé à le suivre, bien que l'idée de me séparer des deux jeunes femmes m'attristait je l'avoue. Elles me manqueraient, en fait leurs présences m'apaisait et je m'étais fait à l'idée qu'enfin quelqu'un puisse avoir un peu d'influence sur moi, mais j'acceptais la décision d'Alek. Une fois transformés, nous gagnâmes les hauteurs de la ville pour l'apercevoir encore une ultime fois avant de partir pour ne plus revenir. C'est alors que des cris de loup et une odeur qui ne trompait pas attirèrent notre attention. Vikita et sa cousine devenue loup nous cherchaient. Nous parvinrent à les rejoindre et sans un mot, Rehan sous sa forme animale vint se mettre au côté de mon Alpha de frère. Vikita me rejoint à l'arrière, nous les laissions tous les deux, mais je sentais bien qu'elle restait en colère contre lui et qu'elle le surveillait de près. De ce jour, je ne m'immisçais plus entre Alek et la jeune louve, j'avais compris ce qu'il ressentait réellement pour elle. Je passais le plus clair de mon temps avec Vikita après cela, nous formons depuis un couple atypique, il n'y a jamais rien eu d'officiel entre nous, pourtant je la considère un peu comme ma femme, même si nous sommes libre de faire ce qui nous plait! Elle est le rocher auquel je m'agrippe désespérément pour ne pas couler. Après toute ces années passées ensemble au sein du clan, c'est encore et toujours la seule à m'apaiser quand le besoin s'en fait sentir. 

Finalement, nous ne sommes pas parti de Moscou. Il n'y avait plus de raison de partir et j'étais heureux de pouvoir rester dans cette ville que j'aimais tant. Vu que nous étions quatre désormais, nous formions en quelque sorte une meute, et c'est tout naturellement que mon ainé en devint l'alpha. J'étais habitué à ce qu'il décide de tout ou presque pour moi, mais les deux nouvelles se plièrent à sa force et son expérience sans rechigner, même si durant un long moment, Vikita resta toujours un peu sur ses gardes, ne parvenant pas à oublier ce qui s'était passé. Mais ça ne dura qu'un temps, voyant que mon frère s'occupait parfaitement de sa cousine et la rendait heureuse, elle finit par se calmer. Dès lors, elle devint complètement indispensable à notre clan grâce à son intelligence et ses multiples talents. 

Tous se passait bien pour nous.

Peut-être trop bien d'ailleurs, à nous quatre, nous formions enfin ce que je recherchais depuis maintenant quelques mois, voir même quelques années: une famille. J'aime mon frère, à ma façon, je ne suis pas le cadet qu'il aurait pu souhaiter que je sois, mais peu importe, il me connait et sait ce dont je serais capable pour lui; cependant, le fait de vivre ensemble, rien que nous deux, me pesait de plus en plus au fil du temps...j'étais désireux d'avoir un peu d'air pour respirer, désireux qu'il reporte l'attention qu'il me témoignait sur d'autres pour qu'enfin je puisse me sentir plus libre, plus moi même. Vikita et Rehan en nous rejoignant me permirent d'avoir ce répit donc j'avais besoin, j'étais plus libre de mes mouvements, et donc étonnamment plus coopératif. Alek déléguait beaucoup à Viki quand il s'agissait de me reprendre ou de me faire entendre raison et force est de constater que je me plie plus facilement à ses désirs plutôt qu'à ceux de mon frère. Elle est plus jeune que moi mais bien plus sage et elle sait simplement me parler de la façon qu'il faut. Bref tout se passait bien dans le meilleur des monde, nous vivions heureux pour ainsi dire et mes rapports avec mon aîné n'avaient jamais été meilleurs. Pourtant, toute les bonnes choses on une fin et cela ne manqua pas d'arriver.

Cela faisait presque vingt ans que nous étions un peu comme la meute dominante de Moscou, mais une meute composée de quatre membres n'est pas en mesure de protéger son territoire durablement. Jusqu'àlors, Alek et moi avions par maintes fois repoussé les attaques ou les tentatives de loups solitaires pensant pouvoir nous déloger de chez nous...à chaque fois nous sortions vainqueur; nous étions bien organisé entre nous et notre cohésions était sans faille; l'avantage d'être peu nombreux était que nous nous connaissions chacun par coeur et savions réagir au moindre signe. Nous nous comprenions sans même rien dire et ce genre de détail peu souvent faire la différence croyez moi. Il nous arriva aussi de rencontrer d'autres créatures surnaturelles dont nous ne soupçonnions pas même l'existence, mais aucune d'entre elle ne nous chercha jamais querelle.

Malheureusement, ce furent des loups qui se dressèrent un jour contre nous, toute une meute, bien plus dense et agressive que la notre. Nous n'étions pas de taille et si affrontement il y avait du y avoir, nous n'aurions probablement pas survécus. Nous laissèrent donc la place et partirent plus vers l'est, sous l'impulsion de notre Alpha. Cet évènement ne changea en rien les rapports que nous entretenions les uns envers les autres. Partir était la meilleure décision et nous ne revinrent jamais sur le sujet, gardant notre confiance en notre guide...encore aujourd'hui!

Continuant notre chemin coûte que coûte, nous avons alors fini par arriver à Saint Petersbourg, ville magnifique et ennivrante, mais en proie à bien des conflits et des tensions lors de notre venue en son sein. C'était l'époque de ce que tous appelle désormais "la crise" et aussi le moment où nous avons enfin pris conscience de ce que ce monde pouvait abriter de créatures surnaturelles...toutes plus puissantes les unes que les autres. Loup certes, mais aussi vampire, sorciers et même eprits. Cette ville abritait tous ces "monstres" alors même que la grande majorité de sa population l'ignorait. Une organisation connue sous le nom de "l'Amnistia" était chargée de maintenir le secret et de réguler les abus du monde surnaturel. Organisation qui se trouva au coeur du conflit qui gangrénait la cité, et qui nous apporta aide et protection pendant un temps.

Les batailles incessantes opposant les différentes créatures du coin n'étaient toujours pas terminées quand un heureux évènements se produisit, mon frère et Rehan, sa lupa, donnèrent naissance au premier de mes neveux, Belian. Enfant déjà très éveillé dès le plus jeune âge, mais qu'il convenait de protéger de la meilleure façon possible, c'est ce qui poussa mon frère à réclamer à la meute dominant les environs de nous accueillir, au moins pour un temps. Les temps troublés n'aidaient pas à faire confiance, même au sein de la même espèce, pourtant il nous fut permis de rester parmi eux. Nous nous sommes alors fait un devoir de nous intégrer du mieux possible et même moi je me tenais sage pendant quelques temps, comme pour leur montrer que nous ne cherchions pas d'ennui. Par ailleurs je ne voulais pas qu'Alek se retrouve en mauvaise position vis à vis du clan par ma faute, avec un enfant sur les bras de surcroît.

Le hasard fait parfois bien les choses. Voyez vous, il se trouve, comme je l'ai déjà dit plus haut, que mon frère n'a jamais connu son père biologique, cet homme que lui et moi sommes convaincu d'être un loup. Et bien alors que nous venions d'intégrer la meute, qu'elle ne fut pas notre surprise de savoir que l'Alpha de la meute était en fait le père d'Alek, et qu'il avait une demi-soeur de sang dans le clan par dessus le marché. Mon frère appris beaucoup au contact de son père, et notre entente entre lui et moi était cordiale; je n'étais pas jaloux le moins du monde, heureux qu'enfin mon aîné en sache plus sur ses origines, et Roksana et moi partagions beaucoup d'affinités qui me laissait penser le plus grand bien de cet homme...il avait certes abandonné ma mère après l'avoir mise enceinte, mais j'étais loup depuis bien trop longtemps pour ne pas le comprendre.

Hélas, celui ci perdit la vie au cours d'une des nombreuses batailles que nous livrâmes à ses côtés, et à sa mort, le reste des mâles du clan faisant pâles figures, c'est à Alek que revint l'honneur de devenir Alpha. Ce qui me hissa à la deuxième place d'une meute bien plus importante que la précédente et qui fit de Viki la troisième. Notre règne ne s'imposa pas de lui même du jour au lendemain, il fallut bien plusieurs années pour que chacun accepte finalement l'autorité de mon frère, mais viki et moi étions là indéfectiblement pour l'épauler, et il bénéficiait également du soutien et de l'amour de Rehan. Rehan qui lui donna deux autres enfants entretemps, Seden...un loup lui aussi tout comme belian, mais les deux jeunes hommes n'ont pas du tout le même caractère; et Mila, leur seule fille, n'ayant pas reçu le gène lupin, mais sorcière de talent pour compenser ce que je sais être un manque pour elle.

Et moi me direz vous! Ma foi je n'ai jamais et n'aurai jamais l'intention d'être père un jour...quelle drôle d'idée. Non , je suis un frère fidèle, un oncle aimant et un amant amoureux mais inconstant! Je suis un électron libre, fou furieux et attachant! Si vous vous en prenez aux miens, vous n'en sortirez pas vivant!




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• COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT RUSSIAN SILENCE ? C'est mon frère qui m'a forcé ;o

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MessageSujet: Re: Moi Ullian...Beta...frère de...   Jeu 1 Juil - 19:59

Bienvenue !


« Montrez-moi patte blanche, ou je n'ouvrirai point ».
Jean de la Fontaine - Le Loup, la Chèvre et le Chevreau





« Bien le bonsoir,

Fourrure épaisse et crocs acérés, il semble que vous soyez prêt à rejoindre les rangs de notre communauté. Vos compagnons lycanthropes vous attendent pour hurler à la lune, élément de la meute ou loup-garou solitaire, marquez votre appartenance à une seule et même espèce !
Vêtements de rechange seront à votre disposition en fin de soirée. »






(c) Woody Pepper
Au nom de toute ton espèce je me déclare à présent responsable de ta présence parmi nous ! J'espère que tu ne me feras pas regretter ma décision ! N'oublie pas de faire tes fiches de liens et de Rps, maintenant que tu es officiellement validé ! Ca aide à trouver des partenaires avec lesquels jouer ! Si tu as la moindre question, n'oublie pas que tu peux venir me la poser ! Je ne mords pas, contrairement à certains... Je te vois venir... je ne te transformerai pas non plus en crapaud, enfin ! Cela ne plairait guère à mes supérieurs, soyons malins...
Oh mais l'heure tourne, je dois te laisser ! J'ai une tarte à la citrouille au four et une potion à réchauffer !

Bon jeu, et n'oublie pas de t'amuser !

Oh, j'oubliais ! Ravie de vous accueillir enfin parmi nous, monsieur le coureur de jupons ! J'espére que nous aurons très bientôt l'occasion de faire connaissance Cool

Alys E. Juhel

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MessageSujet: Re: Moi Ullian...Beta...frère de...   Jeu 1 Juil - 20:14

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Moi Ullian...Beta...frère de...

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