AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 I'm the best damn thing [Membre supprimé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invité
Invité



MessageSujet: I'm the best damn thing [Membre supprimé]   Mer 23 Juin - 18:52

Kovalevski, Selena Vitalia

feat MISHA BARTON




• RACE : Louve

• AGE: 24 ans physiquement, 35 ans réellement

• DATE & LIEU DE NAISSANCE : 21 juin 1976, NYC

• NATIONALITÉ / ORIGINES : Américaine / Russes

• STATUT: Novice de l’Amnistia

• LIEU DE RÉSIDENCE :  Loft luxueux dans un quartier branché
 


©️ Misery Angel
 

« People are Strange... »

« Ah, vous êtes deux ?! Ca tombe bien, nous aussi ! »


• PSEUDO : Candice

• AGE : 19 ans

• CODE DU REGLEMENT : Validé par Léa

• COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT RUSSIAN SILENCE ? Top-sites

• DISPONIBILITÉ : Le plus souvent possible

• UNE DERNIÈRE CHOSE A DIRE ? Yihaaa !





Dernière édition par Selena V. Kovalevski le Dim 4 Juil - 19:23, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: I'm the best damn thing [Membre supprimé]   Mer 23 Juin - 18:53

« Who are you ?! »

« Who ?! Who ?! Who ?! Who ?!! »


• « WHO DO YOU THINK YOU ARE ? » Et si tu me parlais un peu de toi, mon chou ? Voyons, installe-toi sur le divan et raconte moi ton histoire ! Tu es libre de me dire ce que tu veux, m'enfin, n'oublie pas que c'est mieux si j'en sais un maximum sur toi... Ton enfance, ta façon de voir les choses, tes relations, tes goûts, les étapes importantes de ta vie, ton caractère, tes envies, tes particularités, ta transformation peut-être ainsi que ta place ici... sache que tout cela m'intéresse, mon ami !

Chapter one: We are all so fucked up



- Serena, Serena !

Je me retourne brusquement vers ce type, qui visiblement écorche bel et bien mon prénom avec un enthousiasme débordant. Je le regarde d’un air méprisant, car après tout il a beau être joli garçon ça ne lui donne pas le droit d’écorcher mon prénom, et lui lance:
- Je m’appelle Selena, Selena Vitalia Kovalevski ! Je sais que c’est un peu difficile pour ta cervelle épaisse d’américain moyen tout droit sorti du Kansas, mais si tu m’appelles encore une fois autrement que par mon prénom, je me ferai un plaisir de t’apprendre les bonnes manières, espèce d’abruti !

- Dé… désolé, j’ai cru, enfin j’avais… On m’a dit que… Enfin, je…

- Tu vas y arriver ou j’appelle 911?

- Je… non, enfin… Je vais y aller. Bonne journée Selena.

Ce type est un véritable idiot… Pas fichu d’aligner deux mots et il croit qu’il peut se pâmer d’amour pour moi comme un gamin de douze ans. Quelle charmant plaisanterie, j’espère tout de même pour lui qu’il ne pense tout de même pas avoir ses chances avec moi. Ce serait la meilleure tout de même ! Comme si j’allai ne serait-ce que fréquenter ce rebus égaré du Queens. Les boursiers, quelle vaste fumisterie. Comment voulez-vous qu’ils s’intègrent parmi nous? Je dis ça pour eux, ils doivent se sentir un peu isolés tout de même. Pas que ça me concerne ou que j’en ai quelque chose à faire cela dit…

Bon, maintenant qu’il m’a bien fait perdre mon temps, je vais être en retard chez mon psy… Là encore, une idée bien ridicule. Enfin, ma mère n’étant pas capable de m’élever et mon père n’ayant pas la moindre idée de mon nom complet, je suppose qu’il n’y avait pas trente-six solutions. Un psy, franchement… Il va me dire quoi? Que j’ai une personnalité hautement narcissique et égoïste dû à un manque d’amour maternel, que j’ai raté mon Electre faute de présence paternel et que je développe une antipathie et une asociabilité normal au vu de mes problèmes psychanalytiques? Ou d’autres inepties de psychologue à soixante-dix dollars de l’heure…

Enfin, si je n’y vais pas ça va être encore pire et mes parents vont me harceler jusqu’à ce que j’y aille…Vivement que je puisse récupérer mon héritage et quitter la maison, je commence à ne plus les supporter. Ma mère, peut-être parce que son bébé devient grand, s’est senti venir une poussée d’amour qu’elle n’avait pas éprouvé depuis le bal des débutantes. Faites que ça se calme, j’ai vraiment pas envie de l’avoir sur le dos encore et encore… Si ça se trouve dans son ennui de mère au foyer à la carrière ratée, elle va vouloir se mettre à me demander où je vais, surveiller mes allées et venues. Et c’est quelque chose à quoi je ne tiens pas. Mais alors pas du tout. Je ne crois pas que ma maman, catholique bien pensante, bourgeoise endimanchée et femme du monde propre sur elle apprécie les activités nocturnes de sa « charmante fille »… Heureusement, elle n’est pas obligée de savoir.

Le cabinet du psychologue donc. En plein Manhattan, on peut dire qu’il y en a au moins un qui se satisfait de la détresse des pauvres citadins… Je monte les interminables étages de ce grand building qui pourrait tout aussi bien héberger une banque suisse et m’arrête finalement dans une salle d’attente spacieuse, plus grande que l’appartement de certains de nos « chers concitoyens des quartiers défavorisés ». Les politiques, ils vous vendraient la Statue de la Liberté, de vrais marchands de tapis ! La standardiste, qui a franchement la tête de l’emploi avec son blond décoloré et son décolleté de poupée Barbie me fait entrer dans le cabinet du docteur Adams et me fait la grâce de m’apporter un café. La brave fille…

Je sirote ma boisson, faisant discrètement claquer le talon de mes Louboutin sur le parquet, pas franchement d’humeur à attendre qu’il me serve son charabia de pseudo médecin. Il se tait et je ne saurais lui en être plus reconnaissante, ces cinq minutes seront sûrement les seuls durant lesquelles on me laissera en paix aujourd’hui. Mais il faut bien se prêter au jeu…

- Mademoiselle Kovaleki…

- Kovalevski.

- Oui, pardon… Dites-moi c’est un nom russe non?

- Non, du tout, c’est Cambodgien.

- Vous vous moquez mademoiselle, ce n’est pas gentil, je veux simplement faire la conversation… Parlez-moi donc de ça, vous êtes russe?

- Non, je suis américaine.

- Vos parents alors…

- En effet, mon père est un milliardaire russe légèrement mafieux sur les bords et ma mère est l’héritière d’une famille de rentiers. Content?

- Ravi… Et si vous m’en disiez un peu plus, sur vous, votre enfance…

- Vous vous fichez de moi?

- Pas du tout mademoiselle.

- Bon. J’ai bientôt dix-huit ans, j’ai grandi en plein Upper East Side, à cinq minutes de Fifth Avenue. Je suis un pur produit de la haute société mercantile et matérialiste, je m’habille chez Prada et Marc Jacobs, je mange tous les midis dans des restaurants français hors de prix et je ne vois pas où est le problème. J’ai été pourrie-gâtée par mes parents, je n’ai fréquenté que des gens de la bonne société, ou du moins le pensent-ils. Je suis élitiste, égoïste, hautaine, capricieuse, vénale, sarcastique, moqueuse et malheureusement pour vous, plus intelligente que beaucoup de gens. Je suis une insupportable petite garce qui pense que tout lui est dû, je fréquente les fêtes underground de N.Y comme les bals débauchés des autres gosses de riches. Je n’ai pas la moindre envie de déblatérer un peu plus ma bien banale existence à un quinquagénaire, qui gagne beaucoup trop de fric et pense pouvoir se permettre de mal faire son boulot, et qui en plus a une bonne quinzaine de kilos à perdre. Et d’après ce que je vois sur cette photo que vous conservez précieusement sur votre commode, il va falloir s’y mettre si vous voulez que votre femme revienne. Sur ce, j’ai personnellement des choses à faire autrement plus intéressantes et je vous serais bien aise de dire à mes parents que tout s’est très bien passé et que ce n’est pas la peine que je revienne.

Je pose une liasse de deux-cent dollars sur la table, fait un clin d’œil malicieux à ce vieux célibataire à problèmes, récupère mon sac et quitte le bâtiment avec le même air désinvolte que j’avais en entrant. Je n’ai plus jamais entendu parler de ce cher docteur Adams et je m’en porte sûrement tout aussi bien. Mes parents se sont persuadés que tout allait pour le mieux et j’ai quant à moi pu reprendre mes activités ordinaires.

New York I love, but you’re bringing me down…
New York you're perfect, oh please don't change a thing...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: I'm the best damn thing [Membre supprimé]   Mer 23 Juin - 20:29

Chapter Two: Gotta live right now



Le jour béni de ma libération. 1 juillet 1997. 18 ans et 10 jours. Le temps de récupérer le fric légué par mes deux grands-mères, un papy, une arrière grande tante et un cousin éloigné. Avantage d’appartenir non pas à une grande lignée, mais deux. J’ai dégoté un appart avec blacon sur l’avenue C de East Village et j’ai claqué la porte de chez moi pour ne jamais revoir mes parents. Changement de numéro de téléphone, d’adresse, de banque, d’assurance, de notaire, d’avocat. La totale, on repart à zéro.

Ma vie là bas n’a pas tellement changé à dire vrai, je n’ai simplement plus de compte à rendre à personne et à puis East Village est encore un peu un quartier bohème, bien qu’il devienne chic et cher. Je me suis inscrite à Columbia et je compte mener une vie d’étudiantes, comme il se doit. Je profite au maximum de ma liberté et de ma nouvelle vie et je dois dire que ça me fait plaisir. Quelque part, les choses sont restées les mêmes, après tout j’allai bien à des fêtes trash quand je vivais chez mes parents. Mais mon quotidien commence à perdre de son petit côté fille à papa rangée à mesure que le temps passe. Je suis sortie avec un punk durant ma première année d’université et j’ai de sacrés bringues. Je ne me rappelle pas de toutes d’ailleurs, bien que quelques vidéos compromettantes de ma personne soient en mesure de raviver ma mémoire défaillante. Je n’en ai jamais su la teneur véritable, mais on m’a dit que l’une d’elle était un peu salace. Je n’ai pas la moindre idée de quel débile a pu la filmer mais si je l’attrape je peux vous promettre qu’il va passer un sale quart d’heure !

Oh bien sûr, je suis toujours la même personne fondamentalement. Mon mauvais caractère, mes habitudes de peste ne se sont pas envolées comme par magie parce que mes parents n’étaient pas là. Tant pis pour le docteur Adams, mais ça n’a visiblement rien à voir avec un trouble psychologique. Je suis simplement insupportable et mesquine, c’est à prendre ou à laisser. Il est inutile de vouloir chercher des excuses au méchants de l’histoire. Ils sont juste plus intelligents et moins naïfs que les gentils mais ils meurent à la fin du film parce que Hollywood ne cautionnera jamais les mauvais chrétiens et les mœurs relâchées. Amen.

Ce soir je vais à une sorte de rave-orgie-fête illégale dans un souterrain, du côté de Brooklyn. La vie grouille partout à New-York, cette ville ne dort jamais et ces boyaux les plus sombres non plus. Et nous non plus. On va jusqu’au bout, de tout. De la nuit, des limites. Les barrières ont toutes cédé et il n’y a plus de tabous, d’illégalité, de privations. Sexe. Là, tout de suite, contre ce mur, sur le canapé. Deux, trois. Alcool. Tequila paf et bouteille de vodka, on ne regarde plus ce qu’on boit. Drogues. Quelques spliff pour attaquer, puis des pilules plus rigolotes, des pastilles colorées, des seringues aussi qui passent. Tout cela est bien grossier, bien vulgaire, bien loin de tout ce que j’ai pu faire et ce à quoi j’aspire. Mais j’ai besoin de nouveautés et d’expérience. Je ne suis peut-être un animal sociable, mais j’ai mes instincts moi aussi. Et je suis diablement curieuse…

Mes « frasques » comme diraient ma mère, continuent sans relâche même si j’intègre brillamment the School of International and Public Affairs de Columbia et que je songe à me lancer dans l’interprétariat anglo-russe. C’est un projet ambitieux, mais à ma mesure. Il sonne business woman indépendante et j’aime assez l’idée d’importance et réussite qui émane de fonctions aussi peu communes et faciles d’accès que celle-ci. Vous voyez, je n’ai pas changé, toujours cette gosse hautaine, qui cherche à s’élever au dessus de la masse. Ce n’est pas ma faute si je suis plus intelligente que les autres et que je réussi mieux dans les études. Je suis meilleure, c’est tout. Et il y a des gens qui ne veulent tout simplement pas comprendre. Et il ne comprennent pas non plus que l’excellence donne droit à la misanthropie. Que j’ai le droit de ne pas vouloir aimé.

- Pourquoi tu ne parles jamais de toi? Moi je t’ai raconté d’où je venais, ce que j’avais fait, appris. J’ai l’impression que je ne sais pas qui tu es.

- Tu n’as pas besoin de savoir.

- Selena, on sort ensemble depuis presque deux mois, j’ai le droit d’être un peu curieux quand même !

- T’as le droit et j’ai le droit de pas répondre. Et je te signale qu’on « sort pas ensemble ». Et puis deux mois, c'est de la rigolade. Tu crois quoi, que tu vas me présenter à tes parents et me sortir à dîner? M’offrir des fleurs et m’emmener au cinéma d’arts et d’essais le samedi soir? On baise Mitch, on baise. Mets-toi ça dans le crâne.

- Tu peux pas dire ça ! Tu peux pas, tu.. Je t’aime bordel !

- Dommage… Je t’avais prévenu. Je t’avais dit que je faisais pas dans le couple, je t’avais dit de ne jamais m’aimer, je t’avais prévenu.

- Espèce de sale garce, salope !

- Doucement mon grand, tu vas nous faire une crise d’apoplexie.

Je ne peut penser une seule seconde que ce crétin de Mitch va changer ma vie. Ce n’est qu’un homme, un étudiant en école de commerce, beau gosse, futur publicitaire. Un mec à costard-cravates en devenir. Mais sa colère n’est semblable à nulle autre, je n’ai jamais vu un regard aussi… féroce.

I wanna play the game, I want the friction
You will be the death of me, you will be the death of me
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: I'm the best damn thing [Membre supprimé]   Mer 23 Juin - 20:30

Chapter Three: The coming out of the Beast


Qui serait à même de penser que ce débile de Mitch est une créature surnaturelle? Ce type tout ce qu’il y a de plus banal, de plus normal, de plus triste même. Rien de sauvage, d’animal en lui. A peine une libido d’homme en rut. Mais d’un coup, d’un seul, tout ce qu’il gardait pour lui explose. Brutalement. Je suis allongée sur le lit, je lui parle de façon froide mais directe et sa colère éclate comme un geyser. Boum. Il se jette sur moi et lorsqu’il atterrit sur moi il n’y plus rien du beau gosse de bureau que je fréquente. Ce n’est plus Mitch. C’est un loup. Un gros loup, au pelage gris, sombre, hirsute. Un bon rendez-vous chez le toiletteur s’impose. Mais je n’ai pas le temps de formuler plus de pensées saugrenue, ses crocs aiguisés s’enfoncent dans mon épaule, je crie. L’animal bondit alors au loin, fuyant peut-être l’irrésistible envie de me dévorer. Quelle idiote je fais, ce n’est pas le loup du Petit Chaperon Rouge.

Toujours est-il qu’il s’est envolé par la fenêtre ouverte et que j’ai mal. Très mal. La douleur est lancinante. J’ai mal partout, je crois que je ne vais plus jamais ouvrir les yeux. Ca fait trop mal. Et la lumière… Elle me transperce. J’ai chaud aussi, terriblement chaud. La douleur et la chaleur vont finir par me faire délirer, je crois que je n’ai jamais été aussi malade de toute ma vie. Alors que mon corps est en proie aux pires supplices, mon esprit enfiévré continue néanmoins à tourner, vite, sans fin. Sans but peut-être. Je m’interroge durant de longues heures, qui me donne une idée de l’agonie. Et puis je finis par me rendre à l’évidence, bien que cela paraisse improbable et complètement dingue. J’ai été changée en loup-garou. Bordel de merde.

Je m’endors sur cette pensée floue et lointaine et n’ouvre les yeux que bien après. Mitch est revenu. Quelques forces me sont revenues et je me redresse avec peine, refusant son aide avec brusquerie. Adossée contre le panneau de mon lit, je le regarde avec haine. Il n’avait pas le droit de me faire ça. Je refuse d’être une sorte d’animal grotesque et vulgaire. Un loup-garou, cela doit être une créature sale, primitive. Je suis au dessus de ça. Je ne suis pas un animal de foire. Mais pourtant, c’est bien une bête qui gronde en moi. J’ai l’impression qu’il y a quelque chose à l’intérieur de moi. C’est une sensation affreuse. Je ne veux pas.

- Comment ça se soigne?

- Reposes-toi Selena, tu es fatiguée. Et puis qu’est-ce que tu racontes d’abord?

- Ce que tu m’as refilé, cette… maladie. Comment elle se soigne?

- Enfin voyons, ça ne se soigne pas ! Ce n’est pas une maladie, la lycanthropie n’est pas une maladie !

- Fais-la partir.

- Quoi?

- La Créature.

- Je ne peux pas.

- Enfoiré.

Je me lève d’un bond, titube un instant et fini par marcher fièrement jusqu’à la salle de bains. Le con. Je me douche, essayant de faire partir la souillure de mon organisme sous l’eau chaude. Ca ne s’en va pas, ça ne s’en va jamais. Je le comprendrais plus tard. Mitch s’évertue à m’expliquer comment tout cela fonctionne, me dicte les lois et les règles, non seulement des loups mais de tout ce qui s’en suit. Vampires. Sorciers. Un putain de merdier. J’y aurais jamais cru. Une part de moi est horrifiée, refuse. Surtout la part lupine en fait. Car ce monde nouveau m’attire aussi, me fascine. A quoi ça ressemble un vampire, un vrai? Mitch a bientôt deux cent ans, il connaît pas mal de choses sur les autres espèces aussi. Je lui en veut toujours. Mais je dois savoir. Et quand ce sera fait…

Je passe beaucoup de temps enfermée chez moi, en attente de la prochaine pleine lune. J’appréhende en vérité. Finalement, il m’emmène dans un bois, quelque part au nord de l’Etat. La transformation est douloureuse et j’éprouve de curieuses sensations. Mitch a dit que ma bête serait sûrement avide de nourriture et de chasse. Je me trouve assez paisible, tranquille en vérité. Calme. J’observe, j’analyse. Et soudain, je bondis dans un buisson et attrape un petit animal, un lièvre par la nuque. Doucement, je le dépose devant moi et le mange avec soin. On peut dire que je suis propre, je ne tâche pas démesurément ma jolie fourrure d’un beige bien soyeux et lisse et je ne fais pas mes besoins dans l’armoire. Encore heureux. L’expérience est déroutante, presque dérangeante. Mais on s’y fait.

Mitch continue à me parler du monde magique. Il parle de l’Amnistia. Moi et mes études pompeuses de sciences politiques sommes très intéressées. Je lui fais dire tout ce qu’il sait sur l’organisation, absolument tout. Je le déteste en vérité Mitch, je ne reste près de lui que parce qu’il m’est utile. Il m’apprend comment doit vivre un loup-garou. Je ne suis pas censée deviner, alors j’écoute, j’enregistre. Et arrive le jour où je n’ai plus besoin de lui. Ce sont six mois de trop que j’ai passé avec lui et j’ai beau me montrer patiente quand il s’agit de mon intérêt, trop c’est trop.

Je pars. C’est décidé depuis longtemps et j’ai réglé des formalités de voyage interminables. Partir en Russie est un véritable parcours du combattant. Vouloir y vivre est un cauchemar administratif. J’ai fini par prendre un aller-simple New-York/St-Pétersbourg et adieu Mitch Jones. Va te faire foutre d’ailleurs. Une fois là-bas, je me charge encore d’un tas de paperasses et de machins officiels. Finalement, je m’installe et frappe à la porte de l’Amnistia, sûre de moi. Ce fut une nouvelle bataille pour réussir à les convaincre de ma bonne foi mais je finis par être engagée. Un noviciat à l’Amnistia. Je travaille sur tout ce qui est lié à la diplomatie, les affaires étrangères, en collaboration donc avec certains membres de l‘Assemblée. Ca correspond un peu au travail d’une ambassade et d’Interpol. Et c’est essentiellement de la bureaucratie, des réunions, des dîners. Je suis une mondaine après tout.

Cela va faire dix ans maintenant. C’est presque la fin de mon noviciat et l’on me traite presque comme un véritable agent. J’ai fait mes preuves après tout. J’ai montré de quoi j’étais capable et j’ai participé à la gestion de plusieurs affaires délicates. Je suis efficace dans mon métier, je sais avoir du tact, être diplomate et réactive. Et je présente bien aussi, mon milieu m’aura au moins appris les règles de savoir-vivre dans le grand monde. Et j’ai le mérite de maîtrise parfaitement l’anglais, le russe et d’avoir des bases de japonais. Des langues très utiles dans le domaine de la politique international. Je fais le boulot que je voulais en vérité, prétentieux, important, sérieux, qui en jette.

Ma vie est plus ou moins comme je le voulais. Je n’avais simplement pas prévu de vivre en Russie. Je n’avais pas prévu que je serais une sorte de créature surnaturelle et détestable. Je n’aime pas les loup-garous en vérité, je crois que j’aurais préféré être changée en vampire. Ca a quand même plus d’allure. Mais dans la vie on a toujours ce qu’on veut et c’est toujours quelque chose d’unique. D’incroyable.

Et en parlant de loups… La meute. Et bien, techniquement parlant je fais partie de cette bande de sac à puces, mais je ne mets jamais les pieds parmi eux. J’ai de temps à autres rendez-vous avec Vikita ou Alekseï, pour parler d’affaires politiques de différentes natures, mais je ne fréquente pas vraiment le reste de la meute. Je les rejoins à la pleine lune, mais les quitte généralement très vite et ne chasse pas avec eux. Je suis solitaire parmi la meute et j’ai bien l’intention que les choses restent ainsi. De toute manière je suis l’un de leurs plus sûrs contacts à l’Amnistia et une des seules louves qui traitent d’aussi près les affaires diplomatiques. Et cela les arrange, pour traiter avec les autres meutes par exemple. Alors ils ont tout intérêt à me garder sous le coude, ils le savent aussi bien que moi. Nous travaillons ensemble et ils me laissent tranquille. Tout le monde est content.

There's a she wolf in your closet
Open up and set her free...


Dernière édition par Selena V. Kovalevski le Dim 4 Juil - 19:25, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: I'm the best damn thing [Membre supprimé]   Jeu 24 Juin - 23:58

Fiche terminée normalement Smile
Revenir en haut Aller en bas
Admin

avatar

Messages : 297
Age : 34
Localisation : Jamais loin !

WHO AM I ?
Rang: Sorcière Novice de l'Amnistia
Pouvoir(s): Médium, télépathe, télékinésiste.
Amis, amants, tourments :

MessageSujet: Re: I'm the best damn thing [Membre supprimé]   Ven 25 Juin - 9:51

Bienvenue !


« Pour que demeure le secret, nous tairons jusqu'au silence ».
Max-Pol Fouchet - Demeure le secret





« Bonjour,

Les représentants de l'Amnistia et ses éléments sont heureux de vous compter désormais parmi eux. Vous avez fait vos preuves et nous sommes ravis de vous accorder une chance. Novice ou agent respecté, votre place est à présent à la Maison Mère de St Petersbourg.
Voici vos autorisations spéciales et la clef de la salle des archives ! »





(c) Woody Pepper
Au nom de toute ton espèce je me déclare à présent responsable de ta présence parmi nous ! J'espère que tu ne me feras pas regretter ma décision ! N'oublie pas de faire tes fiches de liens et de Rps, maintenant que tu es officiellement validé ! Ca aide à trouver des partenaires avec lesquels jouer ! Si tu as la moindre question, n'oublie pas que tu peux venir me la poser ! Je ne mords pas, contrairement à certains... Je te vois venir... je ne te transformerai pas non plus en crapaud, enfin ! Cela ne plairait guère à mes supérieurs, soyons malins...
Oh mais l'heure tourne, je dois te laisser ! J'ai une tarte à la citrouille au four et une potion à réchauffer !

Bon jeu, et n'oublie pas de t'amuser !

Oh, j'oubliais ! Jolie fiche petite peste Wink

Alys E. Juhel



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://russian-silence.vampire-legend.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: I'm the best damn thing [Membre supprimé]   

Revenir en haut Aller en bas
 

I'm the best damn thing [Membre supprimé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Russian Silence :: 
" You're the One that I want ! "
 :: 
Fiches Validées
 :: 
" Haut les mains ! "
-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit