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 "Come on baby, light my fire".

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Come and Dance with me.
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Messages : 43

MessageSujet: "Come on baby, light my fire".   Mer 23 Juin - 17:29

Saint-Clair, Elena

feat DITA VON TEESE




• RACE Humaine.

• AGE 31 ans

• DATE & LIEU DE NAISSANCE : Le premier juillet mille neuf cent soixante dix-neuf, à Paris, en France.

• NATIONALITÉ / ORIGINES : Un délicieux mélange de champagne et de vodka.

• STATUT Danceuse au Bloody Mary.

• LIEU DE RÉSIDENCE : A définir.


©️LilDay





« People are Strange... »

« Ah, vous êtes deux ?! Ca tombe bien, nous aussi ! »


• PSEUDO : Hannah.

• AGE : 20 ans.

• CODE DU REGLEMENT : Validé par Léa

• COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT RUSSIAN SILENCE ? De divagations incertaines sur le web à d'autres.

• DISPONIBILITÉ : Souvent.

• UNE DERNIÈRE CHOSE A DIRE ? Rien que vous ne savez déjà je pense Smile



« Who are you ?! »

« Who ?! Who ?! Who ?! Who ?!! »


• « WHO DO YOU THINK YOU ARE ? »




"Prologue."

Saint-Clair. Ca en impose comme nom de famille hein? Oui je sais. Je suis tellement habituée à ce genre de réactions lorsque l’on entend mon nom. Ce qui est rigolo avec les roturiers que vous êtes, c’est que vous avez toujours cru devoir aux aristocrates une certaine forme de respect, alors qu’il y’a bien longtemps que tous ces carcans qui ont un jour façonnés et donnés une structure à notre sociétés, ont été abolis. Mais ça reste tout à fait risible je trouve.
Enfin là n’est pas la question. J’imagine à présent très bien ce que vous pensez. Comment une femme issue de l’aristocratie française à bien pu se retrouver simple danseuse dans un bar à St Petersbourg ? Il vrai que pour une femme de ma condition ce genre d’emplois est peu recommandé. Mais ne vous inquiétez pas, je vais tout vous raconter de moi et ainsi vous connaitrez le chemin qui a conduit mes pas au Bloody Mary.




Dernière édition par Elena Saint-Clair le Jeu 24 Juin - 18:28, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: "Come on baby, light my fire".   Jeu 24 Juin - 14:30


"Pirouettes magiques et mystérieuse Russie."

Je suis bien née. Très bien même. Mon père vient d’une riche famille d’aristocrates français ayant fait fortune grâce au commerce de la plume. Car la plume mes amis, est un élément très apprécié de la haute couture française et on la retrouve très souvent sur des chapeaux, des robes ou que sais-je encore. Mon père fournit aujourd’hui encore les plus grandes maisons qui servent l’image du luxe à la française. Ma mère est elle aussi issue de la noblesse mais russe cette fois-ci. Elle est née à Moscou, y a rencontré mon père et ce fut le grand amour, enfin ce genre de choses.
Je suis bien née et je me trouve être la cadette d’une fratrie de cinq enfants. Oui les grandes familles c’est monnaie courante chez les aristocrates vous savez, ça permet de diminuer les impôts. Enfin quand on en paye bien sur. Je suis la seule fille d’une famille de cinq garçons. Autant dire que je ne suis franchement pas bien utile puisque je n’aurais même pas l’honneur de porter le titre de noblesse familial à travers les âges. C’est à l’ainé qu’incombe cette lourde tâche et il faut que ce soit un garçon. Donc vous voyez bien, j’étais un caprice superflu de la nature, rien d’autre. Ca n’a pas empêché mes parents de m’aimer, attention ! J’ai beau plaisanter sur ma condition, j’ai toujours été aimée par ma famille et particulièrement protégée par mes frères. Qui pouvaient se révéler être de vrais casse-pieds parfois mais je pense qu’il s’agit là de l’obligation qui arrive avec ce titre de « grand frère ».
Je suis née un soir d’été où la fraicheur et la douceur de l’été ont gentiment accueillis ma candeur d’enfant. J’étais blanche, si blanche que l’on aurait pu croire que j’étais faite de neige. J’avais déjà ces grands yeux chocolat qui voulaient découvrir le monde et qui dénotaient une certaine vivacité d’esprit. Vous connaissez Blanche-Neige n’est-ce pas ? Et bien j’en étais l’incarnation vivante. Bref, physiquement, j’avais surtout pris le meilleur des origines glacées de ma mère. En revanche, j’ai vite développé les traits de caractères typiques du côté français de ma famille. Un juste mélange dirais-je.
Je suis née dans une grande famille qui vivait dans un très grand hôtel particulier du seizième arrondissement, non loin de la place de l’Etoile. Très joli quartier, avec ses maisons à l’architecture reflétant le goût délicat des parisiens, avec ses magasins aux enseignes prestigieuses… J’ai toujours aimé Paris et ce quartier. J’ai toujours aimé la France en général d’ailleurs. Point de chauvinisme dans mes propos mais je pense tout de même qu’il y existe une qualité de vie, un style de vie unique au monde et je dois bien avouer que parfois la ville de mon enfance me manque. J’ai passé toute ma scolarité à Notre-Dame des Oiseaux, cet établissement prestigieux où vous ne trouverez personne qui ne possède un titre de noblesse quelconque. Un petit microcosme ayant traversé les âges et ayant survécut à la révolution française pourrait-on dire. Un microcosme dont je n’étais pas consciente puisque de part mes origines sociales, tout cela était très normal pour moi. Il aura fallut attendre un long moment avant que je réalise que non, tout le monde n’a pas la chance de posséder un hôtel particulier de quatre étages dans le seizième arrondissement de Paris. Que non, tout le monde ne possède pas un manoir en Bourgogne et une maison de vacances sur l’Île de Ré. Non non, pas tout le monde…

Je me suis très vite passionnée pour deux choses principales. Deux choses autour desquelles je savais que je devais rythmer ma vie. La Russie et la danse.

J’étais particulièrement fière de mes origines slaves et d’autant plus fière de posséder le prénom de ma défunte grand-mère, Elena. J’ai toujours trouvé que ce prénom, comme la majorité des prénoms russe d’ailleurs, possédait une classe folle, un je-ne-sais-quoi qui vous fait devenir tout de suite plus digne d’intérêt. Elena Saint-Clair. Ca sonnait vraiment bien et je dois bien avouer que j’adorais les rentrées scolaires et ses présentations orales. J’adorais entendre mon nom complet sortir de ma bouche ou de celle de quelqu’un d’autre, c’était un son tout à fait plaisant.
J’ai toujours adoré lire et notamment la littérature russe. Je la trouve bien meilleure que la littérature française, plus vive, avec des personnages beaucoup plus colorés et intéressants. J’aime la littérature française bien sur mais mon cœur réserve cette petite place toute particulière à Gogol, Tolstoï, Dostoïevsky et autres Tourgueniev. Ce sont mes auteurs favoris, j’ai bien du lire au moins cinq fois Guerre et Paix et bien six fois Premier Amour. Je connais ces livres par cœur, ils m’ont formés, ils ont construits la personne, la femme que je suis à présent devenue. J’aimais aussi beaucoup lire tout ce que je pouvais trouver sur le riche folklore de cet immense et mystérieux pays, comme ces légendes sur la sorcière Baba Yaga et autres personnages qui peuplent les innombrables légendes et contes russes. Vraiment, ça me passionnait et aujourd’hui encore j’ai toujours un livre ayant un rapport avec la Russie dans mon sac, dans ma loge ou sur ma table de chevet. J’étais aussi hypnotisée par la beauté froide des mannequins slaves qui avaient commencées à envahir les magasines et les publicités, ces filles qui venaient parfois diner lors des grandes réceptions que ma mère, parfaite femme au foyer, adorait planifier.
Grâce à ma mère d’ailleurs, j’ai très tôt su parler le russe, cette langue si magnifique et noble. Je m’étais fais des amis d’origine russe à l’école et nous passions des heures à dialoguer dans cette langues aux sonorités mystérieuses et froide, parfait reflet de ces contrées glacées. Ce sont rapidement devenus mes meilleurs amis, copains d’enfance puis d’adolescence, ces personnes que je ne quittais presque jamais et qui m’ont accompagnés dans presque chaque étapes de ma vie. Des personnes qui m’ont formée, m’ont instruite à leur façon, dans personnes avec qui j’ai grandit.

Et puis il y’ avait la danse aussi. J’ai toujours dansé, pratiquant cette forme d’expression avant même de savoir marcher. Je pense vraiment avoir testé toutes les danses possibles et imaginables : le classique, le jazz, la salsa… Tout je vous dis ! Sauf peut être le hip-hop mais à mon époque, ce n’était pas une danse répandue pourrais-je dire. J’ai adoré la danse classique que j’ai toujours pratiquée en parallèle des autres. J’aime l’effort des corps, la satisfaction retirée d’un saut particulièrement difficile à réaliser et que vous finissez finalement par réussir, la beauté de ces mouvements forts mais gracieux. J’adorais lorsque ma mère m’emmenait voir les ballets russes à l’Opéra Garnier. Enfin plus généralement tous les ballets biens sur mais vous pouvez aisément comprendre que je puisse préférer quelque chose qui mêle mes deux passions. Si vous aviez pu voir mon visage de poupée de porcelaine s’illuminer à la vue de ces tickets ! Rien ne pouvait me faire plus plaisir à l’époque.
Et puis après avoir tout essayé, je me suis concentrée un moment sur les danses de salon, passant si facilement et gracieusement de la valse à la rumba, en passant par le Foxtrot ou le Paso Doble. J’en ai fait quelques années, consacrant une grande partie de mon temps à apprendre des chorégraphies et à danser avec ma nourrice ou avec mon père lorsque celui-ci avait le temps. Jamais avec ma mère qui ne possédait de toute façon aucun sens du rythme. Mais finalement ma vraie passion est devenue le cabaret. C’est marrant le cabaret car on chante et on danse en même temps et les costumes sont cent fois plus attirants que ceux des danses classiques. A mon humble avis bien sur. J’ai donc toujours pratiqué le chant, agaçant les oreilles de tous les membres de ma famille à force d’entonner des ritournelles plus différentes les unes que les autres. Je m’entrainais dans un cours de danse normal, ouvert à tous les niveaux de danse mais aussi à tous les niveaux de bourse. C’est d’ailleurs à cette période que j’ai finalement pris conscience que j’ai été particulièrement bien loti quand au choix de ma famille.

J’ai eu une enfance heureuse dans une famille aimante et richissime. Je n’ai jamais manqué de rien sans pour autant être pourrie-gâtée par mes parents qui ont toujours eu une vision juste de l’éducation à apporter à leurs enfants. Je me bagarrais quelques fois avec mes frères qui adoraient s’en prendre gentiment à moi, comme tous frères et sœurs. J’étais particulièrement proche de Roman. C’était celui avec lequel je m’entendais le mieux, celui qui partageait ma passion pour nos origines. Mon Roman…






Dernière édition par Elena Saint-Clair le Jeu 24 Juin - 18:24, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: "Come on baby, light my fire".   Jeu 24 Juin - 14:33


"On ne résiste pas à l'appel alléchant d'une jeunesse dorée dépravée."

    Je fais partie de ce qu’on appelle communément la jeunesse dorée parisienne. Cette jeunesse qui vous fait rêver par ses frasques et ses possibilités, cette jeunesse qui dépense peut dépenser en une soirée ce que vous passez un mois entier à gagner durement. Cette jeunesse dorée qui à devant toutes les portes ouvertes, cette jeunesse qui profite sans honte aucune de tous les avantages apportés par la fortune de leurs parents.
    Cette jeunesse qui vous adorez envier, que vous adorez détester.

    Je fais partie de la jeunesse dorée parisienne et en cela, je dois donc respecter des codes et des façons de faire bien précises. Je sais que vous qui n’y connaissez rien vous avez tendance à croire que tout cela n’est qu’une succession d’actions, de faits et de gestes que personne ne contrôle. Que nous sommes des gens en perdition, livrés à nous même. Sauf que nous somme des jeunes en perdition dans des escarpins Louboutin et dans des appartements luxueux. Chacun sa notion de perdition après tout, pour moi ce serait plutôt crête rose et habitation en carton mais bon. Après tout, les mots et les notions qui y sont cachées, tout cela est bien subjectif. Non, toutes ces fêtes, tous ces évènements répondent à hiérarchisation des étapes de la vie d’une héritière ou d’un héritier.

    On commence tout gentiment avec les rallyes. Pas les rallyes de voitures bien sur, c’est d’un beauf mon pauvre ami ! Non, les rallyes donc je vous parle possèdent un standing tout particulier, un standing que seuls des personnes issues de notre milieu peuvent se permettre de s’offrir. Une fois par mois nous nous retrouvons tous pour danser, rencontrer des personnes de notre milieu et qui sont, selon ce qu’aimeraient croire nos chers mais naïfs parents, des personnes tout à fait fréquentables. On y danse toute la soirée, dans des robes qui auront couté deux mois de votre salaire de roturier et qui ne seront portées qu’une fois. Parce que vous croyez que l’on remettait deux fois la même robe de soirée ? Vous êtes d’une naïveté si enfantine, c’en est presque cruel de briser toutes vos idées reçues. On profite du buffet hors de prix qui nous est proposé, des macarons aux saveurs rares et délicieuses. On boit aussi un peu mais tout cela reste bien gentillet avec la présence chaperonne des parents qui surveillent chaque faits et gestes de leur amours d’héritiers. Ce sont des soirées bonnes enfant finalement, une introduction à la vie nocturne parisienne, une excuse pour s’amuser dignement comme les enfants de bonnes familles que nous sommes.

    Mais tout change ensuite rapidement. On prend goût à ces sorties, à ces nuits agitées où l’on s’amuse plus que de raison. On prend sa première cuite au champagne à seulement douze ans et bientôt, ce liquide gazeux que vous qui n’avez pas l’habitude d’en boire considérez comme un breuvage noble, ne suffit plus. Personnellement, j’ai beau bien aimer ça, je trouve que c’est liquide vulgaire. Comprenez moi, en boire chaque jour, ça finit par être blasant. Si, je vous le jure. Alors dans ces cas là on passe directement à la vodka. D’abord citron ou orange et puis finalement on oubli de couper le breuvage transparent. On s’enivre plus, plus vite, plus facilement et on prend vite goût à ces sensations qui nous envahissent comme une drogue. On commence alors à en vouloir toujours plus, à les chercher avidement comme on ne pouvait plus concevoir nos soirées, nos vies sans elles. Et c’est là que tout dérape en général.
    On n’est pas beaucoup plus vieux, on a entre treize et quatorze ans seulement mais nos foies ont déjà subit plus que les vôtres. Nous n’avons que treize ans mais nous sommes déjà connus dans toutes les boites de la ville, en faisant notre deuxième maison, un endroit pour nous retrouver, nous défouler et le temps d’un instant, de nous aimer. Nous n’avons que treize petites années mais nous sortons déjà régulièrement dans la semaine et bien sur le weekend. A cet âge, nous dépensons déjà plus que votre salaire mensuel et c’est finalement pour ça que vous nous détestez. A quatorze ans, nous avons déjà connus les plaisirs de la chair et nous nous en donnons à cœur joie. Nous nous aimons le temps d’une chanson, le temps d’un aller-retour dans les toilettes de nos boites de nuit favorites. Nous crions de plaisir sans complexe, nous enchainons les partenaires et les positions pour finalement nous oublier un peu. A treize ans, nous maitrisons parfaitement les règles qui règlent notre société, nous sommes les rois de l’hypocrisie et nous adorons répandre les plus sales rumeurs.
    A treize ans, nous représentons tout ce que vous, moralisateurs de bas étages condamnez le plus.

    Je fais parti de la jeunesse dorée parisienne et mes pas, comme ceux de tous mes amis, ont pris ce chemin si délicieusement débauché.
    Des amis, j’en ai toujours eu plein. Je suis une personne naturellement extravertie et sociable, je me fais rapidement des amis Je me suis donc rapidement constitué un cercle d’amis très fermés où notre fierté nous empêchait de laisser entrer qui que ce soit qui ne corresponde à nos critères. Nous refaisions souvent le monde, allongés sur l’herbe verte du Champ de Mars, nos Ray Ban sur le nez, la clope au bec. Nous faisions presque tout ensemble, même baiser parfois. Oui en soirée, après quelques verts et quelques cigarettes rigolotes, il est parfois bien difficile de faire la différence entre tel mec et un autre. Et puis de toute façon le résultat est le même. Nous sortons ensemble si souvent que c’est devenue plus une habitude de vie qu’autre chose, on sort parce qu’on doit et non plus parce qu’on en a envie. On fume toutes sortes de choses, on teste toutes sortes de drogues. Oui parce que dans le milieu dorée de la jeunesse bien née de Paris, la drogue est facile d’accès puisque ce n’est pas l’argent qui manque. Alors on se shoote, on se pique, on snife comme si c’était une habitude. Et ça finissait par en devenir une d’ailleurs. On boit comme des trous, on danse comme des fous aussi. On a toute la vie devant nous et on s’en tape des règles, des responsabilités et tout ce qui pourrait nous empêcher de nous amuser. On est jeunes, on est fous et inconscients, on se fout de tout, même de vous. J’ai eu un nombre d'amants impressionnant, j'en ai certainement eu plus que vous n'en aurez dans toute votre vie. Je ne saurais vous dire exactement combien et de toute façon cela ne vous regarde pas. Mais sachez toutefois que j’étais connue pour cela, à même pas encore seize ans. Sauf que je m’en fichais de ce qui se disait sur moi, je me fichais que l’on me traite de tous les noms. Je m’en fichais parce que je vivais, je faisais ce que je voulais et que c’était tout ce qui importait.

    La réputation revint très rapidement aux oreilles des mes frères qui en prirent vraiment ombrage. J’avais un nom de famille à honorer et ce, même si je devais le perdre lors de mon mariage. Ma mère était effondrée et mon père était scandalisé. Comme si tout ce que je faisais n’était que mon propre fait, comme si j’étais la seule à agir ainsi. Non, il était surtout énervé car ce secret de polichinelle avait finit par remonté à la surface.
    Depuis, mes relations avec ma famille sont particulièrement tendues. C’est qu’ils me renieraient presque, s’il n’y avait pas la douceur de ma mère pour leur faire changer d’avis. Elle est furieuse bien sur, blessée certainement, triste évidemment mais elle m’aime et elle ne l’a jamais oublié. Je pense qu’elle a toujours cru qu’il ne s’agissait que d’une passade, une crise d’adolescente qui a les moyens de se faire un coma éthylique au champagne. Alors lorsque je leur ai annoncé qu’un jour je deviendrais danseuse de cabaret en Russie, je crois que ce jour là, tout fut finit de ses maigres espoirs.



Dernière édition par Elena Saint-Clair le Ven 25 Juin - 5:43, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: "Come on baby, light my fire".   Jeu 24 Juin - 14:33


"Baba Yaga, te voila!"

    Il y’avait déjà depuis quelque temps ces rumeurs étranges et stupides auxquelles je ne prêtais absolument aucune attention, tout simplement parce qu’en général, j’étais la cible de ces médisances qui faisaient mouiller d’excitation les petites culottes de ces hypocrites endimanchées. Sauf que là, ces rumeurs touchaient Julien.

    Julien, c’est juste l’homme que j’aime le plus au monde, celui que j’aime à appeler mon meilleur ami. Issue d’une très vieille famille de l’aristocratie française, nous avons toujours été en cours ensemble, dans les mêmes classes, trainants avec les mêmes amis, allant aux même soirées, médisants sur les mêmes personnes. Nous avions alors une relation fusionnelle, plus unis par l’amour d’un frère et d’une sœur que par l’amour d’amants. D’ailleurs, il n’y a jamais rien eu entre nous deux sur ce plan là, ça ne nous était jamais venu à l’esprit et c’est bien une chose qui n’arrivera probablement jamais. Bien sur je ne suis pas devin et je ne peux pas dire non pour sure mais… Nous avions les mêmes points d’intérêt ou presque. Tout comme moi, il cultivait une passion inaltérable pour la Russie et parlait d’ailleurs russe aussi bien que ma mère et moi. C’est comme ça que l’on s’est rencontré d’ailleurs. Nous avions ce projet un peu fou alors, partir vivre tous les deux dans ce pays si mystérieux et attirant. Nous avions tout prévu, où nous habiterions, ce que nous ferions pour survivre, les clubs où nous sortirions… Tout avait été planifié, jusqu’au plus petit détail.
    Jusqu’au jour ou ce fut terminé.

    Du jour au lendemain, je n’ai plus eu de ses nouvelles. La première semaine je ne me suis pas inquiétée car c’est un homme qui aime parfois s’éloigner de tout pour préserver sa tranquillité. Il en a besoin, je le sais et dans ses moments là je ne manifeste pas mon impatience. Je n’aime pas ces moments lorsqu’il est loin de moi, je me sens orpheline et je m’ennuie. J’aime mes autres amis bien sur mais Julien m’est essentiel. Donc non je ne me suis pas vraiment inquiétée, me contentent d’attendre plus ou moins sagement dans mon coin qu’il revienne. Oui mais voila, il ne revenait pas.
    Deux semaines s’écoulèrent puis trois et je n’avais toujours pas de nouvelles. Ca commençait à faire long, très long, trop long à vrai dire. Il y’a avait quelque qui n’allait pas, jamais encore il n’était resté silencieux aussi longtemps. J’ai essayé de l’appeler sur tous les numéros que je possédais, je lui ai envoyé un nombre incroyable de message, quitte à me faire passer pour une cinglée qui le traque. Mais toujours aucunes réponses. J’ai donc finis par aller chez lui mais là encore ce ne fut qu’un cuisant échec. Je suis tombée sur sa mère qui avait tellement changée. Son visage d’ordinaire jovial et attirant était devenu terne et cerné. Elle n’a pas su me dire où était son fils bizarrement, c’était vraiment comme s’il s’était volatilisé de la surface de la terre, ne laissant aucune adresse, ne serait-ce qu’à ses proches. Je suis repartie mal en point, le moral en dessous de zéro. J’ai eu du mal à commencer à l’oublier mais j’y suis plus ou moins arrivée. Enfin ce n’était pas lui que je cherchais à fuir mais la douleur que m’avait apporté son départ….

    Et puis un jour de ma dix-septième année, tout à coup, sans que je m’y attende, mon téléphone sonna. C’était lui, il était à la Terrace de notre café préféré et il m’attendait. J’aurais pu lui dire d’aller se faire foutre, qu’il se foutait bien de ma gueule mais j’y suis allée. Ca fait franchement vieux couple quand on y pense, c’est ridicule. Mais à l’époque je n’y pensais pas, je voulais juste revoir mon Julien.
    Il s’est expliqué pendants des heures, me racontant des histoires complètement abracadabrantes. Des histoires qui changeront ma vie pour toujours.
    Des histoires peuplées de ces créatures que j’avais déjà croisées au cour de mes aventures littéraires. Des loups, des vampires, des sorciers et autres esprits. Bien sur j’ai refusé de croire à cette histoire. Franchement, il me pensait assez conne pour justifier trois ans d’absence par des sorciers et des vampires ? Pendant un long instant je n’ai pas cru un mot à tout ce charabia mais un je ne sais quoi dans son regard m’a fait changer d’avis. Et si, aussi fou que cela puisse paraitre, il me disait la vérité ? Toutes ces créatures qui nous font peur lorsque nous lisons ces contes fantastiques ne seraient-il pas complètement le fruit de l’imagination débridée d’un mec qui aurait fumé un peu trop de cigarettes qui font sourire ? C’était fou, impossible à croire, inimaginable et complètement flippant. Pour finir de me convaincre, il me proposa de le suivre le soir même dans les bois à la périphérie de Paris, il saurait me prouver sa bonne foi. Il saurait me faire ouvrir les yeux sur ces choses qui existent sans que je n’y prête la moindre attention. J’étais hésitante mais toujours troublée par ce regard innocent, ce regard plein de bonne foi qu’il me lançait. Alors, j’ai accepté le rendez-vous…

    Cette nuit là aura eu le mérite de changer complètement ma vie mais aussi ma vision des choses. Cette nuit aura eu le mérite de me faire douter tout ce que j’ai pris pour acquis. Parce que voir votre meilleur ami se transformer en loup, ce n’est pas quelque chose que vous verrez tous les jours. Enfin peut être que vous si, mais personnellement c’était la première fois. Et alors, je l’ai laissé me raconter une nouvelle fois ces trois années d’absence, avec dans les yeux un regard nouveau.
    Il avait été mordu dans ces mêmes bois par un homme qu’il avait rencontré un peu avant. Un dealer de drogue, une ordure de bas étages qui l’avait mordu par accident. Julien s’est alors terré dans ces bois un long moment, attendant de pouvoir supporter la présence d’humains dans son entourage. Et il est parti en Russie. Pourquoi la Russie ? Parce que quitte à fuir, autant aller dans un endroit qui nous fait rêver depuis longtemps. Il est resté deux ans à St Petersbourg, à se faire des contacts qui pouvaient lui en apprendre plus sur ce qu’il était devenu. Il me parla de l’Amnistia, des loups, des vampires et à présent tout devenait plausible. C’en était effrayant de réalité. Mais c’était si excitant… Mon cœur battant à un rythme que je ne lui avais encore jamais connu alors que je prenais conscience que tout cela était vrai. C’était magique, c’était merveilleux, c’était… effrayant !
    Julien ne regrettait en rien sa transformation, même si bien sur il en avait voulu au dealer dans un premier temps. Il me parla des possibilités de sa nouvelle vie, de ses nouveaux amis, là bas en Russie et je fus gagnée par sa folie.
    J’avais envie de découvrir tout cela moi aussi, j’avais envie d’en savoir plus sur ces personnes, ces créatures que l’on disait imaginaires. C’est mythes devenus réalité.
    Et très vite ma décision fut prise. Dans deux semaines, après le bac, je partirais avec Julien à Moscou










Dernière édition par Elena Saint-Clair le Sam 26 Juin - 12:46, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: "Come on baby, light my fire".   Jeu 24 Juin - 14:33


"I know I can light your fire, babe!"

    Quand je vous raconte cette histoire, je réalise à quel point les gens avaient raison de penser que Julien et moi étions en couple. On faisait toujours tout ensemble et en plus on s’est enfuit tous les deux en Russie ensemble. Pourtant je le répète, rien de tel nous unissait, juste un amour pur et innocent mais ça, ce n’est pas visible à l’œil nu…

    Je suis partie sans un regard en arrière, sans presque dire au revoir à ma famille, avec qui je n’entretenais déjà plus que des relations cordiales. Mon adolescence ne nous avaient qu’éloignés, incapables que nous étions de nous comprendre mutuellement. Ils ne faisaient pas l’effort de comprendre que je ne faisais pas tout cela uniquement pour leur faire du mal mais parce que j’en avais besoin, c’était ce que j’étais et c’est tout. Mais de mon côté, je ne faisais pas non plus l’effort de comprendre leur profonde déception.
    J’ai tout laissé, Paris, ma famille, les possessions de ma famille, mes amis, ma vie, mon pays. J’ai tout laissé sans jamais regardé en arrière et je n’ai jamais regretté.

    C’est avec émerveillement que je suis finalement arrivé à Moscou. Nous avions d’abord prévu de passer un peu de temps dans la capitale mais notre objectif final était clair : St Petersbourg. Julien y avait bien plus de contacts qu’à Moscou mais je tenais à passer dans cette ville avant de faire quoi que ce soit d’autres. C’était la ville de tous mes rêves après tout. Nous sommes arrivés au début de l’été, lorsque la place rouge resplendissait sous le soleil pâle et froid. Oh je me souviendrais toujours de cette sensation de bonheur et de liberté qui m’a envahit lorsque j’ai posé le pied pour la première fois sur le tarmac de l’aéroport moscovite. J’étais si heureuse de me savoir en Russie que je ne pouvais m’empêcher de sourire, souriant à tout et à tout le monde. Julien se foutait de moi mais je m’en fichais, j’étais si heureuse !
    J’ai suis finalement restée dix ans à Moscou. Bien plus longtemps que ce qui avait été prévu mais que voulez-vous, quand on s’amuse et qu’on se plait quelque part, le temps passe bien trop vite. Dix ans pendant lesquels j’ai enchainé les petits boulots : de serveuse à danseuse, en passant par strip-teaseuse et bibliothécaire. Il fallait bien payer le petit appartement que je partageais avec Julien après tout. Il est resté tout ce temps avec moi, amusé de mon éternel émerveillement qui ne semblait pas finir. J’ai aussi collectionné les amants durant cette période. C’était peut être une nouvelle vie pour moi mais certaines choses restaient immuables, j’avais besoin de ces hommes. Enfin, le mot homme n’est peut être pas le plus approprié car mes cibles avaient évoluées. J’avais rencontré beaucoup de créatures grâce à Julien et j’avais été stupéfaite à quel point certaines d’entre elles pouvaient être humaines. J’ai couché avec nombre d’entre eux, ressentant des sensations, des vibrations bien plus intense que nulle part ailleurs. J’en ai vite prit goût.
    Et puis un jour, il a bien fallut déménager à St Petersbourg.

    Julien y avait la plus grande partie de ses contacts et je savais qu’il était temps pour lui de retourner auprès des siens. Il m’avait expliqué son histoire de meute, cette nouvelle famille qu’il avait.
    On a déménagé un soir d »hivers, dans un grand appartement que nous partageons encore aujourd’hui. J’ai continué mes activités diverses sans me préoccuper de rien. J’étais heureuse et mon bonheur n’allait que continuer puisque Julien me présenta Maria, une vampire qui possédait un club très prisé de la vie nocturne St Pétersbourgeoise.


Dernière édition par Elena Saint-Clair le Sam 26 Juin - 16:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Come on baby, light my fire".   Jeu 24 Juin - 18:30


"Epilogue."

    Cela fait maintenant un moment que je vis à St Pétersbourg. Je travaille toujours pour Maria, ma patronne et amie qui m'a offert le plus beau des cadeaux: exercer la danse, ma passion, dans son établissement. J'en suis d'ailleurs la star, nombre de clients y viennent pour me voir. Si je me donne facilement, je ne nourris pas tous les vampires demandeurs et j'ai quatre privilégiés qui eux, peuvent presque tout me faire.
    Quand je regarde le chemin parcouru je n'ai aucun regret. Je vis une vie qui me plait, je suis heureuse et épanouie et j'ai finalement réussis à articuler ma vie autour de mes deux passions.

    Non rien de rien, non, je ne regrette rien!




Dernière édition par Elena Saint-Clair le Sam 26 Juin - 17:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Come on baby, light my fire".   Sam 26 Juin - 16:45

    Fiche (enfin) terminée! J'attends vos commentaires et indications =)
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Psychedelicious witch
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MessageSujet: Re: "Come on baby, light my fire".   Sam 26 Juin - 17:47

Bienvenue !


« La vie oscille comme un pendule, de la souffrance à l'ennui ».
Arthur Schopenhauer





« Bonjour,

Jouet du temps, fragile représentant de la race humaine, il semblerait que vous ayez été choisi pour détenir le Secret. Vous, élu, si vous ne l'êtes pas encore, serez très bientôt élevé au rang de privilégié ! Il y a dans ce monde de nombreuses choses à découvrir !
Prenez donc ce briquet et ces quelques billes d'argent, des herbes aromatiques et autres amulettes, vous pourriez en avoir besoin dans votre exploration... »





(c) Ice cream
Bienvenue à vous au sein de notre communauté. N'ayez pas peur mon ami, vous êtes officiellement des nôtres et c'est avec joie que je vous invite à explorer les lieux. Pensez à remplir quelques formalités d'usage: fiches de liens, de RP, demandes d'habitat, de rang... Une fois cela fait, n'hésitez pas à vous amusez un peu et à écrire tant que vous le pourrez. Vous êtes ici pour cela après tout. Je me ferais une joie d'être votre guide parmi nous, si vous avez des questions ou des doutes. Soyez sans craintes, je ne vous ferais aucun mal, ce n'est pas dans mes habitudes.
Je suis au regret de vous quitter, j'ai une réunion sous peu et un rituel à terminer.

Soyez heureux !

Oh, je ne vous ai pas dit ! C'est tout simplement excellent très chère, une fiche complète et agréable à lire. Maria vous fait savoir qu'elle est ravie de votre présence parmi nous et je partage bien entendu cette opinion. Amusez-vous bien charmante danseuse ♥

Leandra E. Wilson


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Come and Dance with me.
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MessageSujet: Re: "Come on baby, light my fire".   Sam 26 Juin - 17:49

    Ca valait le coup si tu trouves ça excellent Smile
    Merci en tout cas
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WHO AM I ?
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MessageSujet: Re: "Come on baby, light my fire".   Dim 27 Juin - 9:59

Bienvenue jolie jeune femme. Wink

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MessageSujet: Re: "Come on baby, light my fire".   Dim 27 Juin - 17:16

Bienvenue
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MessageSujet: Re: "Come on baby, light my fire".   

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"Come on baby, light my fire".

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