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 You make the best out of me | Léandra.

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MessageSujet: You make the best out of me | Léandra.   Lun 21 Juin - 15:51

    Il y’ avait ce battement sourd dans mes tempes qui ne voulait cesser. Il y avait ce mal de crâne incroyable qui empêchait toute réflexion. Il y’a avait cette douleur atroce au fond de mon estomac.
    C’était un réveil comme un autre.

    Un réveil comme un autre, après une soirée comme une autre passée en compagnie d’Ullian.
    Je me relève doucement, prends appuie sur mes avants bras et je regarde autour de moi. Je suis dans ma chambre, dans la demeure Dimitriov, ce qui est une bonne chose lorsque l’on sait que je ne finis pas toujours dans mon lit. Je termine souvent la soirée dans des lieux incongrus, parfois un peu flippants et qui me sont inconnus. Je suis rarement seul et ce matin ne fait pas exception. Alors que j’inspecte du regard l’état de ma chambre, mes yeux se posent un visage envahit de cheveux auburn. Un visage paisiblement endormis, recouvert d’un léger drap. Un mince sourire se dessine sur mon visage alors que se rappellent à ma mémoire la partie de la soirée que j’ai passé avec cette fille. Je ne me souviens plus de son prénom et je dois bien avouer que je ne sais même pas si je l’ai su plus de cinq minutes. Mais est-ce vraiment utile lorsque l’on sait que de toute façon on oubliera cette fille sitôt la gueule de bois partie ?

    Je me suis alors levé, faisant un long détour par la salle de bain. Dieu que ça fait du bien ! J’adore Ullian, il est cool comme oncle mais les lendemains de soirée avec lui peuvent parfois être particulièrement difficiles ! Mais bon au moins on s’amuse avec lui et même si je sais que mon père n’approuve pas cette relation privilégiée, je n’ai pas l’intention de tout stopper. On s’amuse quoi merde, on est jeunes on doit profiter ! Dans ma tête, il est évident que j’ai tout le temps de me calmer plus tard. Après tout, je ne vais pas reprendre la meute demain à ce que je sache…
    Tandis que l’eau coule le long de mon corps nu, j’essaye de retrouver le déroulement de la soirée. Je me souviens passer les portes du Bloody Mary, avoir prit quelques verres tout en admirant la beauté étrange d’Elena, l’effeuilleuse star de l’établissement. Par contre je ne me souviens pas en être sorti, mais j’imagine parfaitement Maria, la tenancière de cet endroit plutôt chic, nous mettre à la porte à grand renfort de coups de pied aux fesses. Je vous jure que ce n’est pas une métaphore, je l’ai déjà expérimenté plusieurs fois et croyez bien que la femme à suffisamment de forces pour ne pas se laisser emmerder par les fauteurs de trouble que nous pouvons être Ullian et moi. Mais j’ai beau me retourner l’esprit, je ne me souviens absolument pas du reste de la soirée et encore moi où j’ai été pécher cette fille. J’espère juste que ce n’est pas une que j’avais déjà eu, ça ferait mauvais effet…
    Je suis sorti de la douche et j’ai attrapé le jean qui la veille au soir avait été rapidement abandonné au pied du lit. J’ai choisi une chemise propre dans mon placard et j’ai à nouveau regardé la femme étendue nue dans mon lit. Elle n’avait pas bougé d’un pouce et son dos se soulevaient légèrement au rythme de sa calme respiration. J’ai ramassé sa légère petite robe et je lui ai jeté à la figure. La sensation du tissus à finit par la réveiller car elle a ouvert les yeux et s’est mise à sourire en me voyant.

    -Bon c’est le matin donc je te propose de te rhabiller et de t’en aller. Merci c’était sympa, blabla et voila. A la revoyure !
    -Connard !

    J’ai souri un peu plus à cette déclaration. Ouai je suis un connard. Et en plus, ça m’amuse follement de voir mes conquêtes partir complètement furieuses et humiliées. C’est… plaisant dirais-je ! Cette demoiselle n’a pas fait exception, emportant sa colère et sa honte loin de mon environnement familial.

    Je suis descendu quelques instants après, m’arrêtant par la cuisine, histoire de reprendre quelques forces après une nuit mouvementé. La fatigue d’une longue nuit se lisait sur mon visage te je n’ai donc pas pu cacher mes agissements de la veille à mon père qui était assit là à boire un café. A la tête qu’il faisait, j’en ai déduit qu’il avait vu la fille et que cela ne faisait qu’augmenter l’exaspération que le pauvre patriarche éprouvait à mon égard. Peu importe. J’ai ouvert la porte du frigo, j’ai pris une pomme et j’ai regardé mon père. Son regard désapprobateur a coulé sur moi comme l’eau de ma douche, sans que ça m’atteigne particulièrement. C’était d’un banal comme regard lorsqu’il s’agissait de moi…

    Je suis sorti sans un mot de la cuisine, puis de la maison et j’ai inspiré un grand coup. Ah le bon air frais ! C’est seulement à ce moment là que j’ai pensé à regardé mon portable.
    J’ai reçu un texto, assez tôt ce matin là mais mon portable était resté dans mon jean et j’étais de toute façon bien trop occupé pour m’en préoccuper. C’était un texto de Léandra, la petite sorcière qui n’habitait pas très loin. Alors avec un petit sourire en coin, je me suis dirigé vers le manoir.
    Cela faisait un moment que je n’avais pas la fille des Wilson. Il faut dire que la demoiselle à un planning particulièrement chargée avec ses projets avec l’assemblée et la boutique de ses parents. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, elle m’avait manqué. Léandra ce n’était pas n’importe qui, c’était certainement la seule vraie amie fille que je devais avoir. Et je tenais à elle.
    Je suis arrivé bien vite au Manoir puisque que les deux demeures n’étaient pas très éloignées l’une de l’autre. J’ai rapidement grimpé les escaliers jusqu’à la chambre de ma sorcière bien aimée et j’ai ouvert la porte sans frapper. Bien sur.

    -On a demandé un homme, un vrai ? Le voila !
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MessageSujet: Re: You make the best out of me | Léandra.   Mar 22 Juin - 17:01

    Cette douce matinée sonne pour moi comme un repos agréable. Je ne suis pas spécialement une acharnée du travail et bien que le mien puisse être prenant, je ne néglige jamais un peu de temps libre à consacré aux autres ou à moi. Et ces dernières semaines ont été assez chargées je dois dire, avec des réunions purement administratives et ennuyeuses à l'Assemblée, un rapport gros comme la Bible de l'Amnistia à éplucher et un regain de clientèle surprenant à la boutique de mes parents. Je crois que j'ai passé les quatre derniers jours à lire de la paperasse, prendre des notes et faire des potions pour renflouer les stocks de Peace Train. Je ne vais pas m'en plaindre, cette activité bouillonnante me ravit, j'aime à être occupée et me sentir un tant soit peut utile. Toutefois en ce dimanche délicieux, je m'octroie du temps pour moi, pour faire des choses que je n'ai pas faites depuis longtemps, discuter peut-être. J'ai d'abord songé à téléphoner à Alys ou à Nancy, mais j'ai beau me plaindre de ne jamais être avec elles, nous nous voyons assez régulièrement.

    L'idée m'a alors traversé l'esprit de revoir Belian. Le jeune homme se montre certes grossier et ne fait pas honneur à la patience de son père et la tendresse de sa mère, courant les filles et les bars comme le vulgaire et prétentieux personnage qu'il s'est construit. Je lui envoie donc un texto, bien qu'il soit encore tôt et qu'il est fort possible qu'il ne soit pas encore remis de ses folies de la veille. Peu importe, il viendra. Je le sais, pas besoin de magie pour ça. Il a beau se montrer de la pire engeance, il reste le petit garçon turbulent qui a grandit à quelques kilomètres de chez moi. Alors je sais d'avance qu'il viendra, que ses propos ou son allure m'agaceront peut-être un peu. Mais je ne dirais rien, du moins j'essaierai. Il est inutile de vouloir sermonner ou ne serait-ce que conseiller Belian. Pire qu'Alys, il n'écoute jamais personne, ou du moins ne le montrera jamais. Tête de mule.

    Je reste un moment dans la cuisine avec ma mère, où nous préparons de simples cookies pour je ne sais quelle association où va se rendre Elvira dans l'après-midi. Nous rions beaucoup, nous ne parlons pas de magie ou de politique. Nous passons un moment de complicité entre mère et fille, comme autre fois, comme quand j'étais petite et que tous les problèmes semblaient être bien lointains. Mais il faut grandir après tout, c'est là le propre de l'existence... Je laisse ma maman à ses fourneaux, passe faire une bise à mon père qui lit studieusement les Essais de Montaigne, puis regagne mes propres quartiers. Un peu de lecture ne me fera pas de mal à moi non plus et j'examine mes divers rayonnages et boîtes, cherchant ce que je pourrais lire. Ma main déniche alors une édition cornée de Guerre et Paix et un sourire se dessine sur mon visage. J'ai lu cela il y a bien longtemps maintenant, je m'en souviens parfaitement, c'était juste après mon Initiation. 10 ans...

    Je m'allonge sur mon lit et me plonge dans l'imposant ouvrage de Léon Tolstoï avec délices, me laissant encore une fois portée par les éclats de rire de la jeune Natacha, les déboires de ce cher Pierre et les péripéties du sérieux prince André... Cet ouvrage est un véritable monument, un chef-d'oeuvre sans nul doute. J'entends vaguement des voix dans la cuisine, mais il y a tellement de gens qui passent, mangent ou dorment dans cette grand bâtisse que je n'y prête guère attention. Je ne daigne lever le nez que lorsque ma porte s'ouvre sans même que l'on frappe et que la silhouette de l'aîné des Dimitriov ne se dessine dans l'encadrement de la porte. Je lève les yeux au ciel, mais ne peut m'empêcher de sourire. Mon regard glisse enfin vers Belian et je lui fais signe de s'assoir près de moi, tandis que je me blottis un peu plus contre ma pile d'oreillers. Je lui réponds avec douceur:
    - Hum non, aussi loin que je m'en souvienne, j'ai simplement écrit à mon petit Belian Dimitriov... Je n'en demandais pas tant...

    Il s'approche de moi et se laisse tomber sans grande légèreté sur les couvertures. Je l'observe de nouveau, il a une tenue quelque peu négligée, bien qu'il ai fait l'effort d'enfiler une chemise propre. Son visage a l'air un peu tiré et je me dis que j'avais deviné juste, il ne s'est pas tout à fait remis de la fièvre du samedi soir. Je m'abstiens de tout commentaire, glisse un marque page dans le livre que je pose sur ma table de nuit puis demande à mon ami:
    - Tu veux une tasse de thé? Papa a dû en faire, il doit en rester...

    De toute façon, il y a toujours du thé fait ou sur le point d'être fait dans ma demeure. C'est cela que l'on obtient en mélangeant les gênes anglais et russe après tout. Je n'ajoute rien, attendant simplement la réponse de mon invité et espérant qu'il mettra de côté son masque social pour être mon Belian...
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MessageSujet: Re: You make the best out of me | Léandra.   Mer 23 Juin - 4:33

    Je suis insupportable, complètement irresponsable. Mais Léandra continue pourtant de vouloir me voir, alors que je peux parfois me montrer comme la dernière des ordures avec elle aussi. Elle est étrange cette Léa mais je l’adore.
    Je l’adore parce que c’est la personne que je connais le mieux et qui me connais le mieux aussi. Pensez donc, on est amis depuis que nous portons des couches-culottes et bien que maintenant nous n’en portons plus, nous avons su préserver cette amitié qui me tient vraiment à cœur. Malgré mon comportement de minable. Elle est la seule à connaitre le gentil Bélian, la seule qui sait faire ressortir le côté louveteau qui se cache encore en moi. Je ne sais pas comment elle s’y prend mais elle à ce pouvoir sur moi, celui de me faire devenir un véritable amour… Si, je vous promets que c’est possible.

    Je souris alors que la demoiselle lève les yeux au ciel et je réponds à son invitation en me dirigeant vers son lit. Je m’y laisse tomber sur le dos sans autre forme de procès, dérangeant le parfait aménagement de coussins divers et variés. Je ferme les yeux quelques instants, me laissant bercer par cette atmosphère apaisante et je sens le regard de mon amie sur moi. Je ne bouge pas, je suis bien et parfois j’aimerais pouvoir arrêter le temps pour que cet instant dure plus longtemps.
    Puis la douce voix de ma sorcière favorite résonne dans la pièce et je me remets à sourire. Sa voix est si douce que je ne peux même pas répliquer à une telle remarque. Enfoncé dans les coussins douillets à côté de ma chère amie, je me sens envahi d’un délicieux sentiment de sécurité. C’est peut être ça son pouvoir à Léa, sa douceur qui rend les choses plus facile, son calme qui vous donne l’impression que tout va bien.

    Je me tourne vers elle, appuyant ma tête dans le creux de ma main et je fixe son doux visage. Puis je me hisse un peu, je dépose un léger bisou sur la joue de porcelaine de mon amie et je daigne enfin lui répondre.

    - Une tasse de thé ce serait parfait.

    Et pendant que la demoiselle part me chercher la petite tasse de breuvage fumant, je m’enfonce un peu plus dans les oreillers, j’enlève mes chaussures et je me recroqueville sur le lit. J’en tombe presque endormit…

    C’est le tintement de la tasse fumante contre le bois de la table de chevet qui me réveille. Léandra est là, assise sur le rebord de son lit et me regarde. Je me redresse, un sourire d’excuse sur le visage. Je m’empare de la tasse, boit avidement une grande gorgée de thé avant de la reposer à côté de l’imposant bouquin qu’était en train de lire la jolie blonde.

    - Merci. Je suis désolé, je n’ai pas beaucoup dormi hier soir…

    Je ne finis pas ma phrase, c’est inutile. Elle me connait parfaitement bien, elle sait que je ne suis pas resté sagement chez moi un samedi soir. Je ne sais pas si elle va me faire la morale ou quoi que se soit mais qu’importe. Léandra n’est pas comme les autres, j’ai beau ne pas le montrer mais son avis compte pour moi. Du moins un peu plus que les autres.
    Je passe un bras autour de ses épaules et je lui souris.

    - Alors, que me vaut l’extrême plaisir de cet appel ? J’ai été agréablement surpris de voir que tu avais un trou dans ton emplois du temps de business woman à consacrer à ton imbécile d’ami !
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MessageSujet: Re: You make the best out of me | Léandra.   Dim 27 Juin - 16:26

    Belian paresse tranquillement dans ma montagne de draps, duvets et autres oreillers, qui donne à ma chambre l'air d'un hôtel pour grand-mères, du moins d'après mon cher papa. A son aise, comme toujours, il sait qu'il est ici chez lui. Ma demeure accueille bien des gens, que nous ne connaissons pas tous véritablement. C'est un refuge douillet, il y fait bon vivre car après tout il y a toujours du monde avec qui discuter ou quelque chose à se mettre sous la dent. Ma maison paraît un peu bancale, branlante par endroits. Mais on y est en sécurité, c'est un lieu tranquille et apaisant, où chacun trouve sa place. C'est sûrement pour cela que je n'ai jamais eu ni la volonté, ni la force de partir. Je suis trop attachée à ces murs.

    Mon ami répond enfin, me tirant de ma petite rêverie et je souris doucement. Je me lève et descend à la cuisine, où je salue une jeune sorcière en perdition que ma mère a accueillie il y a quelques jours. Elle s'appelle Julia je crois, elle est écossaise. Je la salue d'un signe de la tête amical, sert deux tasses de thé et remonte dans ma chambre. Belian s'est blotti contre les coussins et on dirait qu'il somnole un peu. Il est si attendrissant ainsi... Si doux, fragile. Quelque part c'est ce qu'il est, un petit garçon fatigué de ses bêtises de la journée. Un petit garçon maladroit, qui a besoin qu'on l'aime, qu'on l'aide. Je m'approche doucement, pose les tasses sur la table de chevet, tirant le loup de sa minuscule sieste.

    Il me remercie, m'adresse un semblant d'excuse pour s'être endormi et se rabat sur la tasse de thé pour ne pas avoir à en dire plus. Ce n'est pas la peine, nous savons tous les deux comment cela s'est passé. Ca se passe toujours comme ça. De l'alcool, une jolie fille un peu éméchée, un taxi, son lit, quelques mots indignes d'un gentleman et une demoiselle qui quitte la vaste demeure des Dimitriov en trombe. Le regard courroucé d'un père, attristé d'une mère, l'air moqueur d'un frère peut-être. Et le voilà chez moi, épuisé mais souriant. Fidèle à lui même. Mais non, je ne dis rien. Je ne veux pas. Alors je hoche doucement la tête et lui adresse un pâle sourire, peu convaincu. Après tout, je ne cautionne pas ses agissements. Mais ça aussi nous le savons pertinemment. Alors non, non, je ne dis rien.

    Il repose sa tasse et s'assoit près de moi, un bras autour de mes frêles épaules. Je pose ma tête contre la sienne et le laisse parler. Il plaisante, raille. Il ne change pas après tout et communique comme il le peut. J'ai parfois du mal à comprendre d'où lui vient ce handicap sentimental qui l'empêche d'aimer simplement les gens. Après tout, il a une famille qui l'a toujours soutenu, aimé, qui s'est occupé de lui de façon exemplaire. Peut-être trop bien. Un peu pourri-gâté, il a pris peur des débordements sentimentaux des siens. Peut-être... Mais l'heure n'est pas aux suppositions incertaines sur la psychologie de l'aîné des Dimitriov. Pour toute réponse, je le serre dans mes bras avec tendresse et lui chuchote:
    - Tu m'as manqué Belian... J'avais besoin de te revoir, te parler.

    Nous restons ainsi un instant et, ne voulant pas le gêner je relâche mon étreinte, le regarde dans les yeux, souris et demande:
    - Alors, comment vas-tu, que deviens-tu?

    Je ne sais pas si je dois appréhender ou non la réponse, mais il est inutile de tourner autour du pot plus longtemps. Ca fait peut-être des mois que nous ne nous sommes pas parler et il vient inévitablement un moment où il faut raconter un peu, dire ce qu'il est advenu dans notre vie durant ce laps de temps. C'est ce qu'on appelle rattraper le temps perdu. Et nous en avons déjà trop perdu...
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MessageSujet: Re: You make the best out of me | Léandra.   Ven 16 Juil - 17:59

    Les fins bras de Léandra entourent subitement mon torse et mon amie pose sa tête contre la mienne. J’ai beau l’adorer, cette proximité soudaine ne me semble pas naturelle et me dérange. Je ne pourrais vous expliquer pourquoi mais il ne me semble pas normal, pas logique qu’elle soit là avec moi, dans une position qui me semble trop intime. Les seules femmes que j’autorise à m’approcher ainsi sont celles que je souhaite posséder le temps d’une nuit, pour oublier instantanément leurs prénoms. Et Léandra, elle ne fait pas partie de cette catégorie de filles là et elle n’en fera jamais partie. Elles sont peu nombreuses dans ce cas là, il y’a ma mère, ma sœur et Léandra principalement. Les trois femmes que je respecte bien plus que je ne le montre. Les trois femmes dont l’avis compte plus que je ne veux bien l’avouer.

    Je me tends un peu à ce contact peu naturel à mes yeux. La poupée blonde est plus qu’une amie, c’est une sœur, ce n’est pas naturel !
    Mais elle me connait assez bien pour effectivement deviner que ce contact me gêne plus qu’autre chose et je sens ses bras desserrer leur étreinte. Je me détends alors un peu retrouvant peu à peu ma confiance naturelle.

    Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas vus. Trop longtemps d’ailleurs, je m’en étais fait la réflexion. Nous avons beau avoir grandit ensemble, nous avons beau nous adorer, la vie fait que nous ne pouvons nous voir aussi souvent qu’avant. Elle et ses responsabilités au sein de l’assemblée et moi… Et bien moi je ne faisais rien de bien notable dans ma vie, me contentant d’apprendre à maitriser ma bête et m’adonner à mon activité favorite : faire enrager mon paternel, de toutes les façons qui se trouvaient à ma disposition. Je dois bien avouer qu’il m’arrivait parfois de me sentir un peu honteux. Après tout, regardez ce que ma chère sorcière avait déjà accomplit ! Et moi, où en étais-je ? Nulle part.
    Mais je m’en fichais franchement, qu’importe où j’en étais, j’étais bien décidé à profiter et ce, jusqu’à ce que je n’en puisse plus.

    « - Oh moi tu sais… Je suis toujours moi. »

    Je retire alors mon bras de ses fines épaules et d’un geste évasif de la main, laisse entendre que rien de bien notable ne se passe de mon côté. Ce qui n’est pas forcément vrai mais je n’ai pas envie de l’entendre me reprocher mon mode de vie. Pas aujourd’hui, pas après tout ce temps.

    Je me penche en avant, m’étire et baille un peu, la fatigue de la veille est toujours là. Puis je me retourne et regarde ma plus vieille amie.

    « - Racontes moi comment ça se passe pour toi ! Ton job à l’assemblée, dans la boutique de tes parents, et tout le reste, je veux tout savoir ! »

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MessageSujet: Re: You make the best out of me | Léandra.   Jeu 22 Juil - 23:33

    Je suis toujours moi... Oui, cela résume bien mon cher petit loup. Il ne change pas, se refuse à changer je dirais même. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours pensé que son comportement ouvertement exubérant, ses multiples conquêtes d'une nuit, son goût prononcé pour faire enrager son père et son handicap sentimental n'était que le résultat de la peur. Il est le futur Alpha se St-Pétersbourg, promis à un avenir aussi important que contraignant et difficile. Certes, c'est une place de choix dans la vie de ce pays et du reste du monde, cela fera de lui le plus important chef de meute de la planète ou presque. Et c'est une responsabilité très lourde pour ce gamin d'à peine vingt-quatre. D'autant qu'il a le temps devant lui, son père est encore jeune, pour un loup-garou s'entend et le poste d'Alpha ne lui reviendra pas avant un sacré bout de temps. Il profite de sa jeunesse, car elle sera longue et délectable. Le temps ne lui fait pas subir une pression aussi importante que sur les humains ou mêmes nous autres sorciers. Après tout, nous sommes les créatures surnaturelles les plus fragiles, dont la vie est la plus fugace. Nous avons bien moins de temps à disperser...

    Belian est sans doute loin de telles préoccupations et, sous mes airs parfois moralisateurs, je ne me fais en vérité pas de souci véritable pour lui. A part une claque égarée, il ne peut pas lui arriver grand chose... Et puis, sa condition lupine et à plus forte raison son nom et son statut le protège de bien des choses. De plus, sa famille le soutiendra toujours, Alek et Rehan sont parmi les meilleurs parents qu'il m'ai été donné de voir. Ils sont prévenants, attentifs, justes et forment un duo parfaitement équilibré. Le rêve de bien des enfants, une chance que Belian voit très bien. Il finira pas arriver à aller vers son père, mais ce sont deux gros ours. Il faut leur laisse du temps et les laisser faire aussi. Tout vient à point à qui sait attendre...

    Naturellement, mon ami me retourne la question. Après tout, cela fait bien longtemps que nous ne nous sommes pas parlé. Cependant, je n'ai pas grand chose de plus intéressant à dire. Il sait à quoi se résume ma vie, dans le fond, il doit me trouver passablement ennuyeuse. Je n'y peux rien, j'ai passé l'âge de courir les rues tard le soir et de boire jusqu'à plus soif. Je n'ai plus dix-sept ans, je vais sur mes trente ans à dire vrai, tout doucement. Il est normal que je devienne plus responsable. Je sirote un peu de mon thé et finalement, réponds à la question de mon petit loup:
    - Oh tu sais, je suis toujours moi aussi... J'aime toujours autant mon travail et puis, plus le temps passe, plus ils me prennent au sérieux et j'ai l'impression de véritablement participer, de faire avancer les choses. Ca m'intéresse vraiment, je travaille beaucoup, mais j'ai toujours du temps libre, c'est important je pense. Alors j'aide mes parents, même s'ils n'en ont pas vraiment besoin, cela rassure ma mère... Les choses ne changent jamais vraiment par ici on dirait.

    Nous échangeons un regard complice, amusé, comme autrefois... Je finis mon thé et finalement je mets un sujet qui me brûle les lèvres sur le tapis:
    - Dis-moi Belian, se passerait-il quelque chose entre ton frère et Alys? Je n'ai pas eu l'occasion de discuter avec elle depuis un moment, je m'inquiète un peu d'ailleurs, elle travaille trop... Mais j'ai cru comprendre que quelque chose se tramait, je me trompe?

    La question est assez légère, anecdotique, mais elle me permet de parler de ma soeur, d'entendre un autre point de vue... Et puis cela me permettra peut-être de faire doucement dévier la conversation sur Belian, par étapes. Il y a tant de choses qu'il doit me cacher...
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MessageSujet: Re: You make the best out of me | Léandra.   

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You make the best out of me | Léandra.

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